Chronic KrystO² – Blog sur l'innovation technolo











Peuplade étend ses réseaux sociaux de quartier à toute la France

Peuplade invite les internautes à découvrir leurs voisins. Créé sur
Paris, le site se développe en province. Mais dans ce monde de
"solidarité et de complicité", ses partenaires commerciaux sèment
parfois le trouble.

Avant d’aller plus loin, un nouveau paradigme s’impose : après le Web 2.0 permettant à l’internaute de partager et diffuser ses centres d’interets, la nouvelle donne est dorénavant d’accroitre la dimension citoyenne à travers des actions solidaires. En somme, le principe du vase communiquant se met en place du virtuel vers le réel, où chacun peut ainsi présenter ses services ou des échanges (plus ou moins désinteressés) sur le Web, et les mettre à disposition dans sa ville, son village…
Ou comment l’internaute, certes citoyen du monde,
prend acte du champs des possibles au sein de son quartier et de son voisinage.

Internet constitue assurément un outil fantastique pour mettre en
relation dans un univers réel ou imaginaire des individus vivant à des
milliers de kilomètres les uns des autres. Pourtant, ces mêmes
individus ignorent parfois jusqu’à l’existence de leur voisin de
palier. En 2001, Nathan Stern, sociologue parisien, tape le nom de sa
rue dans un moteur, qui lui remonte les CV que quelques voisins avaient
mis en ligne. Echange de mails, chat, rencontre…: « j’ai alors compris
que mélanger le web et le quartier était une équation magique », se
souvient Nathan Stern. L’idée germe : pourquoi ne pas développer un
site de proximité pour suivre l’actualité de son quartier, rencontrer
ses plus proches voisins, échanger conseils, biens et services,
participer à des discussions dans le bistrot au coin de la rue, bref,
réinventer une vie sociale déliquescente dans les grandes
agglomérations urbaines. Ce site, c’est Peuplade, qui naît au printemps 2003 dans un quartier du XVIIe arrondissement.

Depuis
septembre 2006, Peuplade.fr couvre désormais toute la capitale.
L’utilisation est particulièrement simple. Lors de l’inscription –
gratuite – et une fois choisi son pseudo, une carte son quartier
s’affiche. Des punaises symbolisent les voisins membres de Peuplade
dans un rayon de quelques centaines de mètres autour de son domicile.
Un clic sur l’une d’entre elles livre des autoportraits constitués à
partir de questions du type : Comment êtes-vous arrivé dans le quartier
? Que savez-vous faire dans le domaine de l’informatique ? Dans quel
genre de projets pourriez-vous souhaiter vous impliquer ? Ensuite,
Peuplade ouvre l’accès à différents espaces. Outre des outils
classiques (forums, petites annonces, messagerie), le site propose
trois grandes rubriques : Peuplades (groupes d’habitants qui se créent
pour l’intérêt d’un quartier), Idées (projets ou propositions à
l’étude) ou Rendez-vous (événements organisés par vos voisins de
proximité).

Aujourd’hui, Peuplade revendique 54.000 inscrits.
« Les apéritifs de quartiers sont innombrables, et on ne compte plus
les pique-niques, les soirées pétanque, les promenades à pied ou en
roller. Il y a ainsi quelque 600 rendez-vous par mois et plus de 500
Peuplades actives. Tout cela a permis à ces habitants d’exprimer leur
créativité sociale, sans attendre les politiques », se réjouit Nathan
Stern, qui table sur 200 000 membres pour la fin de cette année.
Peuplade vient de faire son entrée à Grenoble et se retrouve courtisé
par Bordeaux ainsi que d’autres grandes villes qui souhaiteraient voir
s’accélérer ce déploiement. Le site espère être ainsi présent dans les
principales villes françaises d’ici la fin de l’année.

Mais ce
succès d’audience ne fait pas tout. Edité par Les Ingénieurs Sociaux,
une SARL constituée en 2005 par les trois fondateurs, Nathan Stern,
actuel directeur du site, Jérémie Chouraqui et Stéphane Legouffe,
Peuplade a bâti son modèle économique sur des partenariats publics,
avec la Mairie du XVIIe et la Mairie de Paris par exemple, mais
également privés. La page d’accueil nous apprend que BNPParibas, SFR,
Veolia et la RATP figurent parmi ces soutiens. Simples partenaires ?
Pas seulement. « Pour moi, d’un point de vue juridique, BNP-Paribas est
un client », précise Jérémie Chouraqui, responsable juridique et
stratégique de l’entreprise. Du coup, l’implication de la banque dans
le quotidien du site sème une certaine confusion dans les « valeurs de
solidarité ou de complicité » prônées par l’équipe de Nathan Stern. «
Nous faisons partie des partenaires de Peuplade et nous incitons nos
collaborateurs à y aller. Cela fait partie du développement viral »,
lance Dominique Fiabane, Directrice des agences parisiennes de
BNP-Paribas.

Moyennant quoi, c’est une chose de découvrir un
partenaire sur une page d’accueil, c’en est une autre de s’apercevoir
que le « voisin » sur lequel on vient de cliquer n’est autre que le
gérant du groupe des quinze agences BNP-Paribas du XVe arrondissement
et que son domicile est en fait… son lieu de travail ! Le personnage,
baptisé HubertParis15, propose en outre un autoportrait qui a tout de
la plaquette commerciale vantant les qualités et les atouts du réseau
bancaire BNPParibas. « Notre intention n’a jamais été de vendre quelque
chose », clament, la main sur le cœur, les responsables du projet. Pas
sûr, néanmoins, que l’utilisateur lambda apprécie la subtilité de
l’opération de communication. Du côté de Peuplade, le message semble
avoir été reçu : « Il nous paraît en effet pertinent de faire
apparaître une distinction dans les autoportraits, entre les gens qui
ont simplement envie d’être là pour profiter des possibilités offertes
par le site et les professionnels qui ont payé et qui exercent une
profession dans le quartier », admet Jérémie Chouraqui.

Pour en savoir plus :

Fiche d’identité : Les Ingénieurs Sociaux

Domaine d’activité : Réseaux sociaux grand public – Site de quartier
Année de création : mai 2003
Effectifs : 9
Fondateurs : Nathan Stern, Jérémie Chouraqui, Stéphane Legouffe
Dirigeant : Nathan Stern
Capital : 7 500 €
Levée(s) de fonds : envisagé
Actionnaire(s) : Nathan Stern (40%), Jérémie Chouraqui (40%) et Stéphane Legouffe (20%)
Chiffre d’affaires 2006 :120 000 €
Concurrents: Kestendi, Convivial

Source : L’expansion

Votre dévouée reporter ART Accès en direct de la Révolution Technologique



David Sifry
Fondateur
Technorati

"Notre succès dépend de notre capacité à rester innovants "
Chaque jour pendant une semaine, le Journal du Net interroge un pionnier américain du Web 2.0. Aujourd’hui, le fondateur de Technorati nous parle de son moteur de recherche qui traque le "Web vivant".

 
JDN. Comment vous est venue l’idée de créer Technorati ?
 
David Sifry. Après avoir quitté la troisième entreprise que j’avais fondée, Sputnik, qui fournit des solutions Wi-Fi, je voulais garder un lien avec tous les gens avec lesquels j’avais échangés. Après avoir essayé une mailing list, j’ai décidé au début 2002 de créer un blog, alors que le phénomène du blogging était encore nouveau. Rapidement, j’ai voulu savoir ce que les gens pouvaient dire sur moi et mon blog. Pour cela, les moteurs de recherche traditionnels donnaient de très mauvais résultats.

Pourquoi ?
Ils répondent à la question "quoi ?", mais pas à "qui ?", ni "quand ?". Ils font comme si le Web n’était qu’une grande bibliothèque. Pour moi, c’est plutôt une énorme rivière. J’ai compris alors qu’il y avait une opportunité pour créer un nouveau moteur de recherche, pas uniquement sur les blogs, mais sur tout ce que j’appelle le "Web vivant".

Comment se sont passés les débuts de Technorati ?
Comme un projet de cours de science. Je n’avais aucune intention d’en faire une entreprise. J’ai plutôt eu l’autorisation de ma femme de m’occuper de ce projet le week-end, dans ma cave.

Quand avez-vous décidé d’en faire une entreprise ?
En juillet 2003, j’ai reçu un coup de fil. Il venait d’un grand ponte d’AOL. Il m’a dit : "Nous aimons beaucoup Technorati et aimerions vous parler. Peut-on organiser une réunion dans nos locaux avec votre équipe ?" Je regarde alors autour de moi, il n’y a que mon ordinateur et quatre serveurs dans ma cave ! Je réponds alors : "Mon équipe et moi-même sommes assez occupés en ce moment car nous préparons une nouvelle version !" Finalement je suis allé à cette réunion. Il y avait 12 personnes devant moi. AOL préparait sa plate-forme de blogs et voulait que Technorati fournisse le moteur de recherche. Ils m’ont dit qu’ils voulaient faire partie de la blogosphère. J’ai accepté. Ce jour-là j’ai compris que mon projet de cours de science pouvait être un business viable.


La transmutation d’un cours de science en business model viable !


Vous travaillez toujours avec AOL ?
Oui, mais l’équipe d’AOL a changé et nous ne faisons plus l’ensemble des fonctionnalités de recherche. Nous continuons simplement à indexer leurs blogs en temps réel.


Quel est votre modèle économique ?
Nous en avons deux. Nous faisons d’une part de la publicité, sous forme de liens sponsorisés et de bannières. Nous faisons également de la syndication. Par exemple, nous permettons à des organes de presse comme Associated Press et le Washington Post de savoir qui parle de leurs articles.

 
Combien de blogs indexez-vous ?
57 millions, ce qui signifie plus de 2 milliards de liens.
 
La croissance du nombre de blogs ne cessent d’augmenter…
 
… cela traduit la relation viscérale des bloggeurs avec l’actualité qui les entoure. Une conscience collective, plus ou moins éclairée, en perpétuelle mouvement ! Les blogs, une porte d’entrée sur les états d’âme du siècle.

Pourquoi avoir lancé une nouvelle version en juillet ?
Pour améliorer notre service. Désormais, il n’y a que 5 minutes entre le moment ou un article est mis en ligne sur un blog et où il est indexé par Technorati.

Comment réagissez-vous face au problème des faux blogs, assimilés à du spam, les "splogs" ?
Cela nous inquiète, bien sûr. Nous pensons que pour deux blogs traditionnels créés, dix splogs naissent. Nous essayons de nous en rendre compte par différents moyens et de les éliminer de notre index. Par exemple, si 10.000 blogs sont créés au même moment avec la même adresse "viagra.net", il y a de fortes chances qu’il s’agisse de splogs et nous ne les comptons pas. Cependant, Technorati n’est pas parfait et certains faux blogs passent malgré tout à travers les mailles du filet.

Des "moteurs de blogs" concurrents se sont créés. Pensez-vous qu’il y a de la place pour plus d’un acteur, étant donnée la croissance de la blogosphère ?
Bien sûr qu’il y a de la place, et nous regardons ce que fait la concurrence. Mais je pense cependant que notre succès dépend de notre capacité à rester innovants, pour améliorer notre service. Je suis confiant car ce que nous faisons n’est pas facile à dupliquer.

 
Et craignez-vous la concurrence des moteurs traditionnels ?
Je respecte énormément ces moteurs. On ne peut pas les prendre à la légère. Ils sont tellement puissants qu’ils peuvent réussir tout ce qu’ils entreprennent. Je sais que si ils le décident vraiment, ils peuvent être nos plus dangereux concurrents.

Quelle est votre définition du Web 2.0 ?
Les utilisateurs aux commandes. C’est une idée très puissante. Ceci dit, il faut se méfier de l’emploi de cette expression car beaucoup de gens parlent de "Web 2.0" pour à peu près n’importe quoi ! Il faut donc être conscient qu’il s’agit d’un terme à la mode, qui finit par vouloir dire : "toute société née après la bulle Internet". Dans dix ans, nous regarderons en arrière et parlerons plutôt d’"économie participative".

Pensez-vous qu’il y ait un risque de voir une nouvelle bulle Internet ?
Bien sûr que le risque existe. Mais plus qu’une bulle suivie de son éclatement, je pense que l’évolution du secteur IT est faite de "booms" et de dépressions. D’une manière générale, les sociétés qui veulent survivre doivent créer de la valeur, d’une manière ou d’une autre.

Technorati France, c’est pour quand ?
Nous n’avons pas de plans actuellement en ce sens, ni de dates, mais nous le ferons. D’ores et déjà, les utilisateurs français de Technorati peuvent avoir des résultats pour la France, même si le site est encore en anglais.

 
Des rumeurs ont évoqué un possible rachat de Technorati par Yahoo. Qu’en est-il ?
Je ne commente pas des rumeurs. Tout ce que je peux vous dire c’est que je n’exclue aucune option. Ce qui compte à mes yeux est de pouvoir construire le meilleur service possible aux utilisateurs. Une chose est sûre, ma motivation première n’est pas l’argent.

> Pour en savoir plus :
                    

- David Sifry est diplômé en informatique de l’université John Hopkins, à Baltimore. Il a commencé sa carrière chez Mitsubishi au Japon, avant de travailler à Wall Street. Il a ensuite fondé en 1996 Securemote, puis Linuxcare en 1998, Sputnik en 2002 et Technorati en 2003.
 
- Accès au blog de David Sifry
 
- Toutes les interviews sur les acteurs du Web 2.0 
Source : Journal du Net
 
Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique

P.S : Pour prévenir les remarques désobligeantes sur les blogs et leurs commentaires "creux", ‘insipides", "sans substance", il ne faut pas oublier ses racines latines et grecques. En effet, en langues anciennes, dite mortes, le terme commentaire signifie "cum ment" c’est-à-dire "avec l’esprit".
Moralité: Les commentaires négatifs sont peut-être le prix à payer pour bénéficier de commentaires positifs. No comment !


{11 octobre 2006}   L’e-learning, par excellence !
 
   
 Emob c’est le blog d’une jeune pousse du e-learning, formée par une équipe de passionnés dont le but est aussi de vous faire vivre au rythme de leur société. Un repaire de geeks dans une atmosphère "deux point zéro". Un concept simple mais percutant qui vous offre tutoriaux vidéo (screencasting), podcasts, billets sur l’actualité du e-learning et sur l’univers du multimédia.
 
Lancée depuis juin 2005, la jeune pousse mûrit et la communauté des « emobiens » s’agrandit.
 
 
Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique

"Le salut est gratuit, mais l’apprentissage exigera votre existence toute entière" [Dietrich Bonhoeffer]

 


 
 
Cette petite entreprise, qui ne vend que sur Internet, s’est imposée sur le marché des arts de la table en réussissant à référencer des marques de prestige. Les clients dépensent en moyenne 1.200 euros sur le site.
 
Une première commande de 500.000 francs, pour une TPE qui vient de lancer son site de commerce électronique, c’est plutôt exceptionnel. C’est ainsi que Royal-avenue.com, site dédié à la vente d’articles de grandes marques dans le domaine des arts de la table, a débuté son activité il y a cinq ans. Avec un catalogue d’un millier de références et un panier moyen de 1.200 euros, le site se présente aujourd’hui comme le "plus grand magasin français des arts de la table sur Internet", sur un marché français qui atteint 5 milliards d’euros.

L’offre de Royal-avenue.com comporte une vingtaine de marques, parmi les plus prestigieuses du secteur, telles que Philippe Deshoulières, Haviland & Parlon, Ercuis & Raynaud ou Royal Limoges. C’est bien ce qui a été le plus difficile à construire dans les premières années de vie de la société. "Nous avons eu du mal, au départ, car les gens des arts de la table n’étaient pas du tout prêts à faire confiance à l’Internet et à se confronter aux réticences de leur réseau de distribution traditionnel", raconte Isabelle Houbert, directrice commerciale, actionnaire et co-fondatrice de l’entreprise. Des revendeurs physiques qui se sentaient menacés par la concurrence du site, qu’ils jugeaient déloyale : Royal-avenue pratique des remises de 15 % en moyenne, et jusqu’à 20 %, sur les prix habituellement pratiqués en magasin.

Ainsi, au lancement du site, seule la marque Haviland était présente. "Mon père, avec qui j’ai fondé la société et qui est un ancien directeur du groupe Havas, avait travaillé avec un ancien porcelainier de Limoges. Celui-ci n’y croyait pas vraiment, mais il nous a quand même fait confiance", rapporte Isabelle Houbert. Lancée sur fonds privés, et grâce à un référencement visiblement efficace signé Blue Acacia, l’entreprise a réussi à séduire une riche américaine qui a commandé pour 500.000 francs de cristal et de porcelaine incrustée d’or.

Même après cette belle histoire, les fondateurs sont restés discrets dans leur communication, misant plutôt sur le seul référencement naturel et sur leur connaissance du marketing – Isabelle Houbert était auparavant directrice de clientèle chez Euro RSCG – pour faire fructifier leur activité. Dans les trois premières années, ils travaillent beaucoup avec les Etats-Unis, mais le passage à l’euro et le 11 septembre mettent un coup d’arrêt à ce développement. Entre temps, de nouvelles marques consentent à être référencées, mais le véritable tournant a lieu en 2005, au Salon Maison et Objet, salon de la décoration et de l’aménagement intérieur réservé aux professionnels. Ercuis & Raynaud se lance dans l’aventure, entraînant alors derrière elle les maisons Saint Médard, Gien, Cristal de Sèvres , Rosenthal, Royal Copenhagen, Wedgwood…

Bien sûr, les réseaux de distribution physique protestent, mais aucune marque ne recule. "Nous n’étions plus les vilains petits canards de la profession, se souvient Isabelle Houbert. Les marques ont vu que nous apportions un chiffre d’affaires conséquent à Raynaud, et ont compris que nous étions un revendeur avec lequel il fallait désormais compter." Royal-avenue a réalisé un chiffre d’affaires d’environ 500.000 euros avec cette maison, soit l’équivalent d’un bon revendeur dans une ville comme Marseille. Aujourd’hui encore, l’entreprise continue de compléter son offre. Elle référencera bientôt les produits d’orfèvrerie Couzon et les couteaux Laguiole. Seules un petit nombre de marques demeurent réfractaires, comme la porcelaine Bernardaud ou Cristal Saint Louis, qui appartient au groupe Hermès.

Mais convaincre les fournisseurs ne suffit pas, encore faut-il aussi recruter la clientèle. "L’internaute recherche avant tout un prix, sur Internet", reconnaît Isabelle Houbert. Ainsi, les discounts pratiqués grâce à l’économie sur les coûts de structure et les stocks sont-ils la condition nécessaire au succès du site. Mais pas suffisante. "Nous cherchons un niveau d’excellence dans notre démarche commerciale", précise la directrice commerciale. Le choix est un atout supplémentaire, ainsi que les photos. Le site met ainsi en images 400 modèles, ce qui serait impossible dans un showroom.

Le cœur de cible est constitué d’internautes CSP+, entre 35 et 50 ans, plutôt péri-urbains. Ce profil est identique à l’étranger, l’international représentant 50 % des ventes. Royal-avenue.com enregistre environ 360 commandes par an, d’une moyenne de 1.200 euros. Ce qui correspond, par exemple, à un service de 12 pièces chez Médard, un des best-of du site. La société ne possédant presque aucun stock, les commandes sont emballées directement par les manufactures. En cas de casse, une simple photo servant de preuve suffit à se faire renvoyer le produit.

Royal-avenue, dont les cinq collaborateurs actuels sont les cinq actionnaires, a mis en ligne une nouvelle version de son site en 2005. Ses prochains projets consistent à lancer un espace ‘vitrines et collections’ – qui référencera notamment certains articles Versace – et un département dédié aux clients professionnels. Pour le moment, l’activité BtoB (équipements d’ambassade, de yachts, cadeaux d’affaires…) représente environ 30 % de l’activité, un chiffre que l’entreprise souhaite voir progresser. D’ici à Noël, le site proposera également une nouvelle offre packagée, les "tables dressées" (pour réaliser des décorations à thème clés en mains). Enfin, il est prévu de racheter tous les noms de domaine nationaux pour l’URL RoyalAvenue.

 
Source : Le Journal du Net
 
Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique


Starwood pré-lance sa nouvelle marque sur le Web grâce à un univers 3D
Plutôt que d’attendre 2008 et l’inauguration du premier hôtel de sa future chaîne pour communiquer, Starwood le recrée virtuellement et invite les internautes à vivre l’expérience pour se familiariser avec le concept.
 
 
 
Grâce à Internet et à un jeu qui recrée virtuellemenent le produit et permet de l’utiliser. Telle est la solution adoptée par le groupe hôtelier d’origine américaine Starwood, propriétaire entre autres des marques Sheraton, Le Meridien et Westin Hotels & Resorts, pour le lancement d’une nouvelle marque baptisée Aloft. Créé officiellement en 2005, ce nouveau concept d’hôtellerie devrait en effet ne voir physiquement le jour que tout début 2008 en Amérique du Nord.

Aussi, afin de faire naître très rapidement autour de cette marque encore virtuelle des comportements de fidélité, le groupe Starwood a décidé de faire appel a une agence de marketing électronique, ElectricArtists. Objectif : créer le premier hôtel virtuel de cette future chaîne. Construit sur une île imaginaire baptisée Aloft island, cet établissement conçu en 3D sera, à compter du mois de septembre 2006, l’exacte réplique des futurs hôtels et sera accessible aux joueurs.

Ces derniers pourront dès lors créer leurs avatars, vivre dans cet hôtel et acheter, grâce à une monnaie virtuelle, le Linden Dollar, des services et prestations que cette nouvelle chaîne devrait offrir. Au delà, les internautes pourront également donner leur avis sur le design et les futurs services mis à leur disposition, afin de permettre aux concepteurs, si cela s’avérait nessaire, de modifier un aménagement ou une prestation, voire d’en créer de nouveaux

 
Cette familiarisation et cette appropriation du concept par les clients potentiels commence d’ailleurs très en amont. Alors que le jeu n’est pas encore terminé, l’agence ElectricArtists a ouvert depuis le 8 août dernier un blog, dans lequel les développeurs du projet expliquent, jour après jour, comment ils construisent le site et les difficultés qu’ils rencontrent ;-) .
 
Cette expérience originale en matière de communication de marque n’est toutefois pas une première en son genre. Il y a un an, la banque Well Fargo s’était également lancée dans la communication de marque sous forme de teasing via un jeu de rôle, de même qu’une marque de vêtement américain qui a créé, elle aussi il y a peu, un magasin virtuel. Il n’est jamais trop tôt pour faire du teasing et fidéliser les consommateurs.
 
 
> Pour en savoir plus :
- Marque mettant en avant ce concept innovant : "Starwood Hotels"
- Laboratoire Virtual Aloft, où tout se joue pour concevoir ce concept 
 
Source : Journaldunet
 
 
Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique
 
 


Fédérée autour de l’association Générations.C, elle s’organise pour dynamiser l’image de la gastronomie et regroupe des jeunes chefs très engagés.

 

Générations.C pour cuisines et cultures

Génération.C, c’est l’histoire d’une nouvelle génération de chefs, qui à travers toute la France, s’organise pour faire bouger la jeune cuisine française et l’ouvrir sur le monde.

 

Gilles Choukroun L’Angl’opéra

La société a évolué, il en sera de même pour la cuisine qu’il faut désacraliser et rendre accessible à tous. Aujourd’hui les chefs voyagent, s’inspirent de techniques culinaires d’autres mondes, métissent les saveurs, et privilégient la qualité à l’esbrouffe.

 

David Zuddas L’Auberge de la Charme

Crée à l’initiative de Gilles Choukroun, chef de L’Angl’Opéra, l’association est née en janvier 2005 avec l’intention de regrouper une "bande de cuisiniers" qui partageraient cette même vision moderne de la restauration pour plus d’échanges de savoir-faire, de conseils, de fournisseurs… "On a pas la prétention d’apporter quelque chose de nouveau" explique David Zuddas "mais les goûts de notre société ont évolué, et notre profession se doit d’évoluer aussi, en communiquant plus et en favorisant les échanges entre nous".

L’état d’esprit Générations.C

 

Thierry Marx Château Cordeillan-Bages

Génération.C n’a rien d’un cercle très fermé qui regrouperait l’élite de la jeune cuisine. Tous les professionnels de la restauration adhérant à ces valeurs communes y ont leur place : responsables de salle, designers, professeurs des écoles hôtelières… Et parce qu’il s’agit plus d’un état d’esprit que d’une association, Génération.C se reconnaît dans un manifeste fondé sur l’ouverture, le partage et la transmission des savoirs. Finies les querelles de chapelles et les secrets de chefs jalousement gardés, l’heure est à l’échange, pour que chacun puisse avancer dans ses propres reflexions, des petits trucs de chefs aux bonnes adresses de producteurs locaux. "Au lieu de faire les choses chacun de son côté, le but c’est de marcher ensemble" rappelle Flora Mikula.

 

Les acteurs de cette nouvelle vague

Flora Mikula

Flora

Amélie Laurin

D’une association qui était à l’origine une histoire de copains, Générations.C s’est de plus en plus structurée et compte aujourd’hui une soixantaine de membres à travers toute la France. Si leurs réunions trimestrielles sont surtout un bon moment pour se retrouver, le collectif est toujours très actif en organisation d’évènements et de performances, comme le précise Fabrice Biasolo : "C’est une association qui nous permet de nous revoir rigulièrement de se rencontrer d’échanger, de construire et de mener des apirations communes".

 

Benoit Bernard La Laiterie

Et si selon Benoit Bernard "Tous les chefs de Générations.C ne sont pas forcément en avance sur leur temps, les cinq chez qui je suis allé ont tous un monde bien à eux que je trouve super intéressant" . Ce n’est pas le type de cuisine qui rassemble ces chefs, mais véritablement cette envie de renverser une image trop inaccessible de la gastronomie, en particulier chez les jeunes. "Notre cheval de bataille" précise Flora Mikula "ce sont les écoles hôtellières, faire bouger les choses et l’image de la gastronomie. Les jeunes, on a envie de les faire rêver".

> Pour accèder aux adresses de la Génération C.

 

Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique



Sans animaux ni tartes à la crème mais avec poésie et onirisme, le Cirque du Soleil connaît un succès phénoménal sur toute la planète. Parti de rien, il a créé son marché, et conquis un nouveau public.
 
 

Triple saut ou taux de rentabilité ? Les deux à la fois ! Au Cirque du Soleil, art et business sont inséparables ! La troupe a débarqué à Paris voilà quelques semaines, avec son spectacle Saltimbanco . A Montréal, dans les couloirs de la multinationale du spectacle, gymnastes et acrobates côtoient administratifs et financiers. Résultat de ce joli numéro d’équilibriste : 500 millions de dollars américains de chiffre d’affaires et une croissance de 15 % depuis quatre ans. Fondé en 1984 par un artiste des rues québécois, Guy Laliberté, le Cirque du Soleil compte 3 500 salariés d’une quarantaine de nationalités. En deux décennies, Guy Laliberté est devenu milliardaire. Selon Forbes , la fortune de celui qui est propriétaire à 95 % de l’entreprise atteindrait 1,2 milliard de dollars. Boucle d’oreille, crâne rasé et tee-shirt noir, ce charismatique patron cultive une âme d’artiste et un talent d’homme d’affaires. Autodidacte, il a mis sur pieds une véritable machine de guerre hollywoodienne. Uniques par leur ampleur et leur extravagance, en rupture complète avec le cirque à l’ancienne, ses onze spectacles séduisent les petits mais aussi, et c’est bien ça le tour de force, les grands et les entreprises, partout sur la planète. Pas d’animaux ni de tartes à la crème, mais de la poésie, de l’onirisme, du magique… A Paris, le public est prêt à payer la place entre 22 et 74 euros. Et 150 dollars en moyenne à Las Vegas. Soit un ticket bien plus cher que dans le cirque conventionnel. « Guy Laliberté a créé un univers à part », observe Laurent Lapierre, titulaire de la chaire de leadership Pierre-Péladeau à HEC Montréal. Au seul Québec, plusieurs cirques surfent désormais sur la vague, mais aucun n’a la même envergure. Courtisé par les majors, le Cirque du Soleil reçoit toutes les

semaines des offres de rachat. « Nos conversations durent entre trente secondes et une minute. Nous ne sommes pas à vendre ! » martèle Daniel Lamarre, PDG et chef des opérations. Farouche défenseur de son indépendance, Guy Laliberté refuse aussi toute entrée en Bourse.

 

Businessman et artiste

Le fondateur du Cirque du Soleil a l’art de s’entourer et de déléguer. Conscient que son affaire nécessite une gestion fine, il recrute un nombre croissant de professionnels de l’entreprise. « Au début, chacun apprenait son métier sur le tas. Aujourd’hui, mes collègues vice-présidents sont souvent issus de grandes compagnies », constate Gaétan Morency, vice-président affaires publiques, sociales et culturelles, lui-même diplômé de HEC Montréal. En 2001, Guy Laliberté a fait appel à Daniel Lamarre pour qu’il devienne PDG. « Ma mission : le tenir à l’écart du quotidien », confie celui qui dirigeait jusque-là TVA, le premier réseau privé de télévision au Québec. Il ajoute : « Guy est un visionnaire. Il explore la planète, à l’affût des tendances et des talents. Il découvre des filons que personne ne voit. Sa force : savoir distinguer entre son goût personnel et celui du grand public. » Le numéro 1 identifie des gens et délègue ensuite le processus de création. Il est là pour trancher, lors de réunions décisives, sur le choix du metteur en scène, par exemple.

 

Priorité à la création

« Chez nous, le pouvoir est à la création », se réjouit Joanne Morrow, vice-présidente principale, responsable de la création. Du jamais vu dans cet univers ! « Les grandes firmes du spectacle imposent leurs conditions aux créateurs et brident leur créativité. » Le Cirque du Soleil réinvestit environ 50 % de ses profits dans de nouveaux projets. Du coup, les directeurs artistiques bénéficient de moyens sans pareil pour concevoir les spectacles. A Montréal, Le Studio, centre de création et de développement du cirque, offre d’immenses salles d’entraînement pour l’acrobatie et la voltige, un studio de danse, des ateliers où 300 artisans conçoivent costumes, masques, décors et équipements… Dans le laboratoire de R&D, des créateurs du monde entier viennent travailler sur un numéro, sur de nouvelles formes d’expression. « Nous étudions en permanence de nouveaux équipements technologiques, existants ou créés par nos soins », observe Joanne Morrow. La création d’un spectacle peut prendre de dix-huit à trente-six mois, car il faut intégrer des prouesses physiques avec soin : un seul numéro peut demander jusqu’à un an de préparation. Même le marketing se plie à l’oeuvre et à son évolution ! « Pour Corteo , le dernier spectacle, le marketing va attendre environ six mois avant de choisir les images pour les affiches et les publications. Nous appelons cela la "fixation de l’oeuvre", c’est-à-dire le temps nécessaire au rodage du spectacle. » Comment coexistent services administratifs et artistes ? « Ce mixte de cultures et d’horizons ne se fait pas sans heurts », admet Daniel Lamarre. Mais nous y arrivons. Nous favorisons la confrontation. Que la meilleure idée gagne ! Nous recrutons des gens qui nous remettent en question. »

 
 

Négocier avec Disney

De la haute voltige ! Le Cirque du Soleil tisse des partenariats avec des mastodontes et garde la main sur la création. Si c’est impossible, la firme met son veto, quitte à perdre des millions de dollars. « Guy Laliberté négocie sans complexes, d’égal à égal, avec Disney et MGM. Il a confiance en lui, c’est crucial dans une négociation », souligne Laurent Lapierre. Du coup, le Cirque du Soleil bénéficie d’une situation rarissime. Ses partenaires investissent des sommes inégalées pour ses spectacles, mais n’ont pas le contrôle sur la création. C’est le cas à Disney World, à Orlando, en Floride, où le Cirque du Soleil s’est installé à demeure depuis plusieurs années et fait un tabac avec La Nouba . Le Cirque vient de signer avec Disney World à Tokyo pour y lancer un nouveau show permanent en 2008. De son côté, le géant du divertissement, MGM Mirage, a construit quatre salles à Las Vegas pour accueillir les spectacles Mystère , O , Zumanity et Kà . Une cinquième salle est en cours de réalisation pour le futur spectacle sur les Beatles, prévu en juin 2006 et dirigé par leur producteur, George Martin en personne. Les sommes en jeu sont folles. Jusque-là, pour le seul théâtre de Kà , MGM Mirage a dépensé 160 millions de dollars américains dans l’infrastructure et 15 millions dans la production. « Nous avons complété à hauteur de 15 millions », précise Daniel Lamarre. Les spectacles de tournée nécessitent environ 40 millions de dollars, pour financer la production et les infrastructures. Amorti en deux ans, chaque spectacle tourne pendant douze à quinze ans. Saltimbanco vit sa treizième année. A l’instar des précédentes créations, le nouveau spectacle du Cirque du Soleil, baptisée Corteo , va effectuer un périple impressionnant : cinq ans en Amérique du Nord, quatre ans en Europe, un an au Japon, un an en Australie, un autre en Amérique du Sud, entre deux et cinq ans en Asie. Sur ce point, les Québécois sont dans la tradition : le cirque est synonyme de voyage.

 

TROIS QUESTIONS À Daniel Lamarre, PDG et chef des opérations

 
L’ENTREPRISE : Vous avez créé votre marché avec succès. Comment gardez-vous de l’avance sur la concurrence qui vous emboîte le pas ?

> Daniel Lamarre : Nous prenons des risques énormes, c’est une stratégie. Il y a trois ans, nous étions en plein succès avec des spectacles de cirque. Nous aurions pu les dupliquer à l’infini. Pourtant, nous avons décidé de créer du cabaret avec la revue érotique Zumanity . Tout le monde a hurlé : « Vous n’y connaissez rien ! Vous allez échouer ! » En fait, c’est un immense succès. Nous voulons nous positionner en tant que développeurs de contenu et pas seulement comme cirque.

Vous avez mis en place une solide équipe pour la gestion et l’administration de la société. Ne craignez-vous pas la sclérose ?

> D. L. : C’est le plus grand danger qui nous guette. Pour nous en protéger, nous donnons la priorité à la création.

Votre marque séduit les entreprises. Voyez-vous là un gros potentiel de diversification ?

> D. L. : Les produits dérivés représentent 15 % de notre chiffre d’affaires. Nous visons 30 % dans cinq ans. Lors des entractes, nous vendons bien sûr des CD, des tee-shirts… Depuis l’an dernier, sur l’impulsion de la direction marketing, nous vendons aussi des bijoux et des sculptures réalisés par des artistes du monde entier. Avec Thierry Mugler, nous réfléchissons à créer un parfum, des articles de mode. Par ailleurs, Celebrity Cruises, spécialisé dans la croisière de luxe, a ouvert sur deux navires deux lounge bars -night-clubs baptisés Club Cirque du Soleil. Nous demandons entre 2 et 5 % du chiffre d’affaires généré. 

 
Source : L’entreprise
 
Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique


Focus sur une Success Story en devenir : réalité virtuelle, créateur de liens sociaux ?

Laval Virtual ReVolution est le nouveau rendez-vous annuel des animations de réalité virtuelle. Cet événement rassemble et récompense les meilleurs projets au niveau International.

 En provenance du Salon du Laval Virtual (26 – 30 Avril 2006), je vous transmets mon coup de coeur pour une application créateur de liens sociaux en 3 dimensions : "My Blog 3D".  Ce salon reconnu spécialiste des Rencontres Internationales de la Réalité Virtuelle a le mérite d’etre un pur jus concentré en innovations technologiques. Avant de vous présenter cette innovation, un petit tour sur la RV et sa place dans l’économie d’aujourd’hui.

> Qu’est-ce que la réalité virtuelle ?

On parle de réalité virtuelle quand on pénètre dans un univers de synthèse où l’on peut éprouver des sensations comparables à la réalité, et que l’on peut agir dans cet univers : bouger, toucher des objets en temps réel.

« La réalité virtuelle trouve des domaines d’application dans tous les domaines très sérieux – pas que le jeu – médecine, industrie, architecture… »
RMC

 

> Le boom de la réalité virtuelle, la nouvelle révolution industrielle

Constat : « La réalité virtuelle connaît un fort développement dans l’industrie » – Journal 20 minutes

Etat du marché : « Maturité » – «  Sous le signe de la rentabilité »  – Harvest

Perspective : « Il n’y a pas de profession qui puisse dire d’entrée : « on ne se servira jamais de cette technologie » -  AFP

Marché mondial : Croissance de 8,9% entre 2002 et 2003. « Réalité virtuelle : milliards réels » – Économie matin

Pour en savoir plus :
> Les exposants du salon Laval Virtual
> Les animations 2006, un régal pour les curieux en tout genre
> VR Search Engine est le premier annuaire sur Internet rassemblant les entreprises, formations, ressources dans le domaine de la réalité virtuelle.


 

La tendance de demain ?

Les habitués des jeux vidéo ne seront pas dépaysés. Un univers virtuel modélisé en 3D, un personnage que l’on fait avancer à coups de souris, des changements d’angles de vue au gré des déplacements… Pourtant, ici, rien à gagner, pas de mission à remplir, pas de morts vivants ni d’extraterrestres à occire au bazooka. Il ne s’agit que d’un blog.

Une nouvelle plate-forme, appelée « MyBlog3D », a été présentée le 26 avril au salon Laval-Virtual par I-maginer, un éditeur de logiciels nantais spécialisé dans la création d’environnement en 3D, intégrant de l’interactivité en temps réel. Jusque-là centrée sur le marché du B to B et du travail collaboratif (webconférence, classe virtuelle, maquette virtuelle pour projet immobilier…), la société lance ainsi son premier produit grand public. Avec MyBlog3D, l’internaute se retrouvera, au final, assez loin de l’habituelle philosophie du blog, avec du texte, des images fixes et les commentaires des visiteurs. Tout se passe en audio et vidéo.


<<Présentation de l’application>>

L’environnement proposé est un loft que l’utilisateur paramètre comme il veut : choix des textures, des couleurs, des objets et, même, de l’ambiance sonore. Et bien sûr, même chose pour le personnage, qui est l’avatar du titulaire du blog, une représentation de lui-même. Chaque blog 3D intègre toutes les fonctions de communication en temps réel : chat, voix sur IP, webcam, envoi de SMS. Il est possible de partager des fichiers, d’exposer ses photos dans le « loft », d’envoyer des pages Web, etc.

Les visiteurs se déplacent, eux-aussi, avec un avatar qu’ils auront paramétré, et entrent ainsi en contact avec le « propriétaire » des lieux. Mais ils peuvent en même temps apparaître avec leur vrai visage dans la fenêtre de réception de la webcam. « Il n’y a que le propriétaire du blog qui a les droits d’administration, précise Philippe Peres, président d’I-maginer. Il est le seul à pouvoir changer les apparences, les ambiances sonores… C’est lui qui va donner accès à son blog par e-mail, en envoyant un lien et un code. Mais la visite est limitée à cinq personnes simultanément. »

A noter que, comme, dans les blogs actuels, il est possible de laisser un commentaire : les visiteurs peuvent venir dans le loft virtuel, même en l’absence du propriétaire, et y enregistrer un commentaire audio, qui sera écouté plus tard.

Côté technique, il suffit juste de télécharger un logiciel de 1,4 Mo. Tout est gratuit, pour le titulaire du blog comme pour les visiteurs. Mais I-maginer a évidemment prévu plusieurs sources de revenus pour ce service. En premier lieu, la publicité, qui sera insérée, sans que les utilisateurs aient leur mot à dire. « Au sein de chaque blog, il y a un panneau fixe de publicité », prévient Philippe Peres. Pour les autres financements, les idées ne manquent pas : achats de sons par les utilisateurs, d’espace pour afficher son propre logo dans son blog ou d’objets sponsorisés à placer dans le loft… I-maginer se rémunérera aussi sur l’envoi de SMS depuis le blog ou dans le cadre de partenariats avec des médias qui voudront diffuser du contenu audio ou vidéo dans le blog, comme les radios.

 

Pour en savoir plus :
>> voir la vidéo MyBlog 3D
>> voir la vidéo Maquette 3D
>> Soyez le premier à créer votre blog 3D - ->> Pré inscrivez-vous gratuitement

Mise en perspective d’autres applications de réalité virtuelle

 

> La galerie marchande, Lecentredumonde

Lieu sacralisé par la réalité virtuelle comme le temple de la consommation. Le néo-shopping est en marche.
Désormais, flaner au gré de vos envies au sein d’un centre commercial imaginaire devient possible.

Le site LeCentreduMonde réalisé par Aicom a un objectif clair, pour Jean Pierre Mourot "Il ne s’agit pas ni d’un moteur de recherche ni d’un annuaire. L’idée est de se balader en faisant du shopping." 

Ouvert en Décembre 2005, les fonctionnalités de ce centre commercial en 3D virtuelle sont les suivantes : Présentation d’un univers de boutiques virtuelles, des marques connues et moins connues, des promos des bons-plans des codes de réductions, un centre commercial animée par Aline et Karine, des animatrices virtuelles.

Le visiteur dispose de 2 guides virtuelles pour leur souffler les promotions du jour de vos boutiques favorites. Principe de navigation : premier clic, accès aux informations de la vitrine de votre choix, deuxième clic, redirection vers la home page de la dite boutique et troisieme clic achat et conseils de Karine et Aline pour faire votre choix.


Le modèle économique se base sur le CA généré par Aicom, en contrepartie, chaque boutique assure le paiement d’un emplacement virtuel, la mise à jour systèmatique des données commerciales (stocks, promotions, actualité…).

Chiffres clefs

150.000 euros mensuels dépensés dans les boutiques

68 boutiques présentes dans la galerie puis plus de 200 prévue en fin d’année

Plus de 100.000 visiteurs uniques en décembre

Objectif à venir : 300.000 visiteurs uniques et 500.000 euros mensuels dépensé par les cyber-acheteur

 

> Mixed reality Interface où une technologie révolutionnaire pour tout réalisateur en herbe.

 

Interface mixte, permettant de mêler réalité et réalité virtuelle, une table sur laquelle ont peu déplacer des éléments physiques qui symbolisent des éléments virtuels que l’on voit à l’écran. La grande fluidité nait de la réaction immédiate des éléments et de la facilité avec laquelle on déplace l’angle de vue.

 
Cliquez sur l’image ou ce lien pour voir l’animation

Développée par Kommerz, une société autrichienne, vous trouverez des informations et vidéos supplémentaires sur la page présentant leur Mixed Reality Interface.

 

 

Panorama des acteurs du marché

> La réalite virtuelle, la génèse des projets se sont créée à l’université

Aux USA,Virtual Reality Laboratory de l’Université de l’Illinois ou encore l’Hit Lab (Human Interface Technology Lab) de l’Université de Washington.

En France, les recherches les plus avancées dans ce domaine sont orchestrées par l’INRIA (Institut National de la Recherche et Informatique et en Automatique). L’organisme érige dès 1999 la réalité virtuelle au rang de ses cinq principaux sujets d’étude. 
Côté formations, quelques écoles françaises, telle que l’ENSAM Bourgogne (Chalon-sur-Saône) ou encore l’ENIB (Ecole Nationale d’Ingénieurs de Brest), se sont également lancées dans la course.

> La réalité virtuelle au service de la simulation

Côté conception industrielle: perfrv, mais également de la Nicéphore Cité.  

Au delà de cet exemple, la réalité virtuelle trouve également des applications dans l’architecture ou encore dans l’automobile et la médecine -avec la simulation d’opérations chirurgicales en particulier

 

Côté fournisseurs :

En France, aux côtés de Medialab, on compte notamment Communications & Systems (ex CISI), Syseca (groupe Thomson-CSF) ou Data Proxima (filiale de Cogema), ainsi que plusieurs grands comptes comme Aerospatiale Matra, EDF ou la SNCF 

A l’étranger,  les britanniques Superscape ou Division (Parametric Technologies) et l’américain Sense8 (EAI) feraient partie des principaux, selon l’INRIA. Pionnier et grand gagnant sur ce segment, le constructeur américain SGI (Silicon Graphics)

Avec les exposants du Salon Laval Virtual, vous avez un accès en direct sur les acteurs de demain.

 

Sources : Site Laval Virtual / Internet Actus / 01Net 

Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la révolution Technologique

« Il n’y a pas de profession qui puisse dire d’entrée : « on ne se servira jamais de cette technologie » -  AFP

 



Projet d’entreprise innovant : le Digg où l’internaute devient le rédacteur en chef.
 
Tremblez, rédacteurs en chef, les internautes prennent le pouvoir! Après avoir essuyé la concurrence des blogs, le journalisme se voit depuis peu attaqué dans un de ses fondements : le choix et l’organisation de l’information. Le nom du nouveau trublion : Digg. Pur produit du web 2.0, ce site Internet fait sensation aux Etats-Unis en laissant ses membres décider quelles sont les actualités qui méritent d’être publiées sur sa page d’accueil. Le site fonctionne en deux temps. D’abord, les internautes proposent des liens vers des articles qu’ils ont remarqués sur la Toile. Aussi bien des dépêches d’agence que des sujets de quotidiens, de magazine et des billets de blog. Les plus rapides à la suggestion sont récompensés par des points supplémentaires dans leur profil. C’est ensuite que la magie de Digg opère. Versés dans une file d’attente, les articles peuvent être mis en avant, d’un clic, par les membres du site. Plus un sujet reçoit de « diggs », mieux il sera placé sur la page d’accueil. Et ça marche. Digg est déjà consulté en moyenne par 500.000 visiteurs chaque jour. Y avoir un article repris en bonne position constitue désormais l’assurance de voir les visites de son site s’envoler.

Parce qu’il offre aussi une hiérarchisation de l’actualité débarrassée des journalistes, Digg est parfois comparé à Google News. Mais les deux sites n’ont rien à voir. Ici, ce sont des hommes, non des machines, qui jugent les articles. Les algorithmes se chargent simplement de placer en tête les actualités les plus appréciées en fonction de leur date de parution. En fait, Digg applique à l’actualité le principe du « tagging » qui fait fureur dans le web 2.0. Il s’agit tout simplement d’assigner à un matériau de base – ici les informations – des données supplémentaires – souvent des notations et des commentaires – pour en faciliter la recherche et le partage. Le tout grâce au travail bénévole une communauté d’utilisateurs actifs (ils sont 150.000 enregistrés sur Digg). FlickR pour les photos et del.icio.us pour les marques-pages sont deux autres réussites de cette nouvelle tendance d’Internet. Sur Digg, qui cherche à creuser le sillon, chaque membre dispose par exemple d’une liste d’amis dont il peut voir les articles « diggués » et a tout loisir d’ajouter, en regard de chaque actualité, un lien vers un billet de son propre blog traitant de la même information.

Avec les sites de « tagging », les internautes prennent donc totalement le contrôle du contenu. Ce qui pourrait précipiter une évolution du journalisme, qui cherchera à mieux se distinguer pour être remarqué par les rédacteurs en chef du web 2.0. Mais le concept a encore ses limites.  Mi-mars, les membres de Digg se sont fait berner en reprenant le faux communiqué de presse d’un adolescent qui prétendait avoir été embauché par Google. Même si un article peut être en cas d’information trop ancienne, mal traitée ou erronée – la fonction Digg Spy, qui suit en temps réel les notations, montre que les membres n’en privent pas –, les garde-fous mis en place pour éviter le chaos généralisé se montrent encore insuffisants. En outre, Digg est aussi limité par son public. Majoritairement jeune et technophile, il promeut essentiellement des sujets ayant trait à l’informatique, à l’Internet et aux jeux vidéo. Malgré tout, le fondateur du site, Kevin Rose, prévoit de développer rapidement des rubriques pour les sujets politiques, culturels et de société. Un chèque de 2,8 millions de dollars, émis par les fondateurs d’eBay et de Netscape, Pierre Omidyar et Marc L. Andreessen, devrait l’y aider.

 
Source : L’express
Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique


Bienvenue dans le monde merveilleux du "Buzz Business"

Depuis quelques années avec l’envolée de l’ADSL dans les foyersfrançais, on voit fleurir de nouvelles techniques de marketing s’appuyant sur l’effet boule de neige d’Internet. En effet, avec des budgets publicitaires même limités une société peu concurrencer les grands manitou de leur secteur respectif.
Le risque majeur auquel on peut s’attendre si le buzz a été positif, c’est une imitation de l’idée dite pertinente ou une acquisition financière par le major concerné par la perte sèche de PDM.
> Définitions proposées par le portail de la culture Buzz

Le marketing viral a donc le vent en poupe, e t le site "Vente-privée" est une étude de cas à suivre puisque c’est une exception française. Le concept de Vente privée n’existe nulle part ailleurs.

 
Vente-privee.com obtient la fermeture d’un concurrent qui avait plagié son site de ventes événementielles sur Internet. Créé en 2000, devenu le dixième plus gros site de e-commerce en France, Vente-privée révèle ses ambitions européennes à court-terme.

Un site Internet dont l’entrée est limitée aux seuls membres, une inscription uniquement par parrainage, des ventes événementielles organisées plusieurs fois par semaine et des prix cassés sur des vêtements et des accessoires ou de la high-tech. Ce modèle économique qui fait son succès, Vente-privee.com le défend bec et ongles. Le 16 décembre, le Tribunal de grande instance de Paris a ordonné la fermeture de Zone-privee.com, coupable « d’avoir reproduit quasi-intégralement, non seulement le contenu » de Vente-privée, « mais aussi et surtout son architecture "dont le concept porte à l’évidence la marque de son concepteur" », explique un communiqué.

 
 
 
 
 
 
 

Ce concept, Vente-privée y tient. Sans bruit et sans campagne de publicité, le site s’est imposé dans le paysage du e-commerce français. Créée en 2000, cette filiale à 100% d’Oredis, un grossiste du déstockage qui fournit les soldeurs, tutoie désormais les géants du secteur. Sur le quatrième trimestre 2005, Vente-privee.com et ses 3,5 millions de visiteurs uniques, deux fois plus qu’il y a un an, se positionne dixième, juste derrière Alapage et Rueducommerce, mais devant Pixmania, 3 Suisses et LastMinute. Impossible, toutefois, de savoir comment cette audience se traduit en résultats. Car depuis 2003, Vente-privée ne fournit plus de chiffres. Officiellement, le site cultive le secret pour ne pas être copié. Car s’il peut attaquer pour contrefaçon, il ne peut pas protéger son concept et ses idées. TF1 et M6, via Mistergooddeal exploitent par exemple depuis peu l’idée du site de vente privée avec Surinvitation.com et l’Invité des marques. Mais si la concurrence se développe en France, le concept serait inédit dans les autres pays.
Autrement dit, une spécificité française que Vente-privée souhaite exporter en Europe, et ce "à court-terme".

Vente-privée reste en effet une belle réussite de marketing viral sur Internet. Loin de limiter son audience, l’adhésion par parrainage encourage au contraire les membres « privilégiés » à faire découvrir le site à leurs proches. D’autant qu’ils gagneront 8 euros à la première commande de leur filleul. Ensuite, la mécanique du site est bien rodée. Deux à trois fois par semaine, Vente-privée organise des ventes événementielles autour d’une marque, à des « prix cassés » et alerte ses membres par courriel. A l’ouverture de la vente, souvent vers 7 heures du matin, ils sont plus de 20.000 à se ruer sur les produits en nombre limité. Après quelques heures, il ne reste que les modèles des plus grandes tailles. Au total, sur deux jours, chaque vente attirerait « plusieurs centaines de milliers de personnes » affirme le site. Contrairement à ses camarades du e-commerce, le site ne constitue pas de stock, mais effectue une commande groupée auprès de ses fournisseurs, la vente passée. D’où des délais de livraison qui peuvent atteindre un mois. Mais les membres sont prêts à tout endurer pour obtenir jusqu’à 50% de réduction.

Source : L’express

> Pour en savoir plus sur l’envolée du marketing viral,
- Portail sur la culture Buzz

- Blog sur le marketing alternatif
- Liste d’ouvrages recommandés pour une approche plus approfondie

Votre dévouée reporter ARTVotre accès en direct de la Révolution Technologique

"La rumeur publique est plus forte que toutes les puissances de ce monde."
[Gilles Vigneault]  – Extrait de Contes du coin de l’oeil



Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.