
Itinéraires sur mesure et visites thématiques à gogo.
236 artistes officiels sont annoncés le 7 octobre dans les rues de Paris. Cette année, la Nuit Blanche s’étend dans la capitale du nord au sud et de l’est à l’ouest.
Diversité générationnelle, diversité de quartiers : les directeurs artistiques de la Nuit Blanche, Jérôme Sans et Nicolas Bourriaud, anciens directeurs du Palais de Tokyo, ont placé cette 5e édition de la nuit de l’art contemporain sous le signe du métissage.
Soulignant l’identité plurielle de Paris, Nuit Blanche 2006 s’ouvre ainsi à de nouveaux quartiers comme la Goutte d’Or (XVIIIe) ou Bercy -Tolbiac (XIIIe), se rapprochant de sa première mission : ouvrir l’art contemporain à tous les publics.
> Quartier du Marais
Dans le Marais, l’art contemporain s’expose dans un patrimoine architectural exceptionnel. L’Internaute vous propose un parcours en 8 œuvres, des Tuileries à la rue de Turenne, en passant par le Louvre et l’Hôtel de Ville.
- Un tour de piste pour se mettre en jambe…
> Danseurs du Louvre et patineurs des Tuileries, Ier
Au Louvre, les danseurs de Jean-Claude Gallota investissent les cours du musée et engageront à 19h30, 20h15 et 21h, une conversation animée avec les sculptures. Sur l’esplanade Lemonnier, un anneau de vitesse en glace surplombe le jardin des Tuileries. Les patineurs créent un mouvement circulaire hypnotique pour les spectateurs.
» Musée du Louvre et jardin des Tuileries, Ier
> Danse extrême sur le pont Saint-Louis
"Clameur", de la compagnie Sistemi Dinamici Altamente Instabili, est un voyage sur le thème du passage, de la mutation et de la transformation. Inspiré du film de Léos Carax "Les amants du Pont-Neuf", cette danse extrême se déroulera sur le pont Saint-Louis, entre l’île Saint-Louis et l’île de la Cité.
» pont Saint-Louis, IVe
> Partez à la découverte de Paris By Night en vélo…
Cliquez ici pour connaître le parcours, spécial 7 Octobre
- … suivi d’une résolution d’énigme pour délier les langues…
> Langue étrangère à la Galerie Michel Rein
Dans la rue de Turenne, la jeune artiste espagnole Dora Garcia s’adresse aux passants dans une langue étrangère. Qui devinera le nom de cette langue, parlée par une communauté de Paris ? La performance se déroulera jusqu’à la résolution de l’énigme, quitte à ce que la nuit soit vraiment blanche.
» 42 rue de Turenne, IIIe
> Quartier de la Goutte d’or
Symbole de la diversité des cultures, le quartier de la Goutte d’Or célèbre pour la première fois "sa" Nuit Blanche. Du tableau lumineux d’Aurèle, place de l’Assommoir, aux 5 artistes installés dans la gigantesque Halle Pajol, voici notre sélection pour une nuit… de lumière.
- … puis jouez au funambule entre société de consommation et sipirtualité… Une exercice d’équilibriste, s’il en est
> Tableau lumineux d’Aurèle
La place de l’Assommoir se transforme le temps de la Nuit Blanche en un tableau lumineux géant, composé de milliers d’ampoules. L’artiste Aurèle, qui fréquenta Andy Warhol et habilla de jaune l’obélisque de la Concorde en hommage à la célèbre banane du fondateur de la Factory, présente des portraits croisés des habitants de la Goutte d’Or.
» Place de l’Assommoir, XVIIIe
> "Very hungry god", de Subodh Gupta, à l’église Saint-Bernard
En installant son œuvre dans l’église Saint-Bernard, l’artiste indien affirme sa dimension spirituelle et communautaire. Ce portrait inédit est entièrement composé d’objets faisant référence à la société indienne, comme la majorité de ses œuvres. Dans le square face à l’église, les visiteurs pourront partager une "langhar", recette traditionnelle indienne végétarienne.
» 11 rue Affre, XVIIIe
- … poursuivez votre parcours à la frontière de la sphère privée et publique…
> "My home is yours", d’Erwin Wurm,
Vous êtes ici chez vous : sur la façade des immeubles de la rue Affre, l’artiste autrichien a accroché de manière surréaliste des objets de la vie quotidienne, transformant l’intérieur en extérieur. Canapé, table, lit : les objets se transforment en sculptures insolites.
» rue Affre, XVIIIe
> "Vivarium", tableaux vivants d’Edouard Levé
Considérée comme la nouvelle "rue de la création" depuis que 10 jeunes créateurs s’y sont installés, la rue des Gardes accueille Edouard Levé. L’artiste, connu pour ses tableaux vivants, investit les vitrines des boutiques-ateliers en composant des scènes de la vie quotidienne. Chaque saynète interroge le rapport entre espace public et sphère privée. De 19h à 3h.
» rue des Gardes, XVIIIe
… puis chevauchez vos rêves pour partir à la rencontre de votre insconcient …
> "Faites de beaux rêves" au Théâtre de la Reine Blanche
Chaque jour, des rêves sont oubliés. Pour y remédier, 10 artistes se sont penchés sur les rêves pour les collectionner : en résulte 10 films d’animation et 10 témoignages de rêves de créateurs, avec, entre autres, les songes de Sophie Dull, Serge Malik, Philippe Starck.
» 2 passage Ruelle, XVIIIe
… Venez découvrir l’univers de Buster Keaton, un miroir de notre âme …
> 5 artistes s’exposent dans la Halle Pajol
Parmi eux, le Suisse Olaf Breuning présente des extraits de son nouveau film, inspiré de l’univers de Buster Keaton ; l’anglaise Ann Veronica Janssens propose une expérience hypnotique avec "Donut", et Jacques Villeglé présente "Le Grand Mix", une pièce sonore.
» 22 ter, rue Pajol, XVIIIe
> Quartier Bercy-Tolbiac
Le quartier Bercy-Tolbiac est déjà un centre de l’architecture contemporaine, avec la BnF de Perrault, la Cinématèque de Gerhy ou la nouvelle passerelle Simone de Beauvoir. Pour la Nuit de l’art contemporain, il compte parmi les incontournables.
… Quand la lumière fait son entrée en scène…
> "Nighlife" de James Thurell, à la Caisse des Dépôts
17 tableaux lumineux s’exposent sur l’ensemble du bâtiment, conçus comme un enchaînement de couleurs. Utilisant la lumière comme matériau, l’américain James Thurell signe ici une installation majestueuse.
» 53-55 quai d’Austerlitz, XIIIe
> Placebo et Thierry Dreyfus à la BnF
Cette année encore, la BnF prête sa façade à des artistes talentueux. Le groupe Placebo et Thierry Dreyfus ont vu en sa silhouette, tout en verticalité, une symbolique de l’échelle de Jacob sur laquelle les anges montent et descendent. Sur l’esplanade balayée par des faisceaux lumineux, le visiteur découvrira des compositions originales de Placebo.
» 11 quai François Mauriac, XIIIe
… et si vous participiez à cette transmutation musicale…
> "Trans nuit" à l’Université Paris VII – Denis Diderot
Figure majeure de la danse française, la compagnie de Karine Saporta propose la première de ses "Trans nuit", spectacle de danse et de musique interactives. Chacun pourra participer à cette chorégraphie, qui laisse la part belle au chant.
» 5 rue Thomas Mann, XIIIe
… avant qu’une bulle de somnolence ne vous enveloppe…
> Photographie urbaine de Nicolas Moulin
Dans le gymnase, le photographe Nicolas Moulin a installé un "espace de somnolence" : diverses performances musicales de Cédric Pigot, musicien électronique, accompagnent l’installation et permettent au visiteur d’expérimenter de nouvelles dimensions de son rapport au sommeil. Puis l’artiste transforme la rue Watt, lieu emblématique de l’univers du polar, célébré par Boris Vian, en un tunnel de "transit fictionnel" sonore. Une installation qui fait écho à "l’espace de somnolence".
» gymnase Thomas Mann, rue Cadets-de-la-France-Libre et rue Watt, XIIIe
> Quartier Carpentier
Construit en 1960 et rénové à la fin des années 80, le stade Georges Carpentier doit son nom au célèbre boxeur français. Placée sous le signe du sport, la Nuit Blanche battera son plein dans le complexe sportif.
… un sursaut vous prendra pour faire de l’art un mouvement racé…
> "Death or Glory", de Philippe Perrin
Dans la Grande Halle Carpentier, l’artiste parisien Philippe Perrin a construit un ring de boxe désert. Seule la bande-son du combat mythique qui opposa Mohamed Ali et George Foreman, en 1974 à Kinshasa, traduit l’émotion qui se dégagea de cette lutte. Les fans pourront ainsi se remémorer les moments cultes de ce combat.
» Grande Halle Carpentier, 81 boulevard Masséna, XIIIe
> "L’éclipse" de Laurent Grasso
La vidéo projetée sur le terrain de rugby du stade Carpentier, "L’éclipse", joue avec des phénomènes solaires rares, qui sont parfois pris pour des manifestation surnaturelles. A travers son œuvre, Laurent Grasso invite le spectateur à s’interroger sur le pouvoir des images et à se projeter dans des zones où le rêve remplace la réalité.
» sur le terrain de rugby, 81 boulevard Masséna, XIIIe
… bouclez la boucle en partant à la recherche de la chaine des homonymes.
> Comédie bollywoodienne de Navin Rawanchaikul
Tournée dans le pur style des comédies musicales de Bollywood, "Navins of Bollywood" relate les aventures de Navin, à la recherche de ses homonymes à travers les rues de Bombay. L’artiste réunit donc des personnes que tout sépare, sauf le nom. Une fresque monumentale, réalisée par l’un des derniers peintres d’affiches du cinéma indien, représente cette épopée.
» dans le gymnase de la Halle Carpentier, 81 boulevard Masséna, XIIIe
Bon itinéraire à tous,
Source : L’internaute
Votre dévouée reporter ART
Accès en direct de la Révolution Technologique