Chronic KrystO² – Blog sur l'innovation technolo











 
Innovation + Fondation = IF  / you win… What will you do ?
 
 Rien ne vaut la participation à un concours organisé par une fondation pour développer votre idée innovante, la financer, augmenter sa notoriété, voire sa diffusion de masse. Résultat garanti et disons un bon encouragement à la clef. La preuve par l’image !
 
Smile !
 
Vous trouverez ci-dessous 2 fondations "porteuses" !
 

PRIX 2007 – Projet de la fondation Altran pour l’innovation

Clôture des candidatures le 27 mars à minuit

11e édition du Prix international pour l’innovation


Depuis 1996, la Fondation Altran pour l’innovation décerne tous les ans un prix international à une équipe de recherche ou à un porteur de projet innovant sur un thème spécifique. En 2007, la fondation a choisi pour thème : "L’homme réparé, l’innovation technologique au service de l’intérêt général".
Un an d’accompagnement et de conseil seront offerts par Altran au lauréat de cette 11e édition.
Ce concours international est ouvert à tous les porteurs de projets français et internationaux qui développent des technologies liées à cette thématique et qui sont issus d’associations, de centres culturels, d’écoles ou d’universités, d’entreprises, de laboratoires, d’organismes privés ou publics, de structures éducatives et pédagogiques…

Renseignement et inscriptions :
Site web : www.fondation-altran.org

 

PRIX 2007 – Projet de la fondation Macif pour l’innovation et le développement durable

Clôture des candidatures le 31 mars
 


1er édition du Prix


La Fondation Macif organise un concours inédit à destination des entreprises de l’économie sociale du 1er janvier au 31 mars 2007.

Consciente des enjeux environnementaux et sociaux qui concernent l’avenir de notre planète, la Fondation Macif entend par là, promouvoir des initiatives entrepreneuriales à la fois sur des champs innovants au plan technologique par exemple, mais aussi dans le développement durable, aux fins d’assumer sa vocation citoyenne et solidaire.

 Renseignement et inscriptions :
Site web : http://www.fondation-macif.fr/concours/index.htm

 

 

Encouragez les actions d’innovation. Oui mais … comment me direz-vous ?

Pour ceux qui se sentent "touchés" par le thème du développement durable et de la protection de la planète, je vous invite à vous renseigner sur les moyens d’apporter votre "patte personnelle"  

> FOOTPRINTNETWORK :
organisation internationale qui a mis au point un syst-me de calcul reconnu, permettant d’évaluer votre "empreinte écologique". Autrement dit, vos dépenses écologiques (hectares utiles / personne) à l’échelle individuelle, entreprenariale ou nationale.
Répondez au quizz pour connaître votre "empreinte" : surprises garanties ! Des solutions vous seront proposées pour améliorer votre score.
 

> ADEME 
L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie. Comment changer votre comportement vers plus d’actions écologiques

> FONDATION NICOLAS HULOT
Inévitable, obligatoire et indispensable !

> GOOD PLANET
Association créée et présidéee par Yann-Arthus Bertrand

> CARDERE 
Association favrisant l’education à l’environnement et la culture eco-citoyenne; et puis pour ne rien gacher ils sont basés en haute-normandie ! Une surprise vous attend : TON ANNIVERSAIRE dans la nature  ;-) Public : enfant, jeune adulte et parent

> EXPO : CHANGER D’ ERE !
Alléger la pression que l’activité humaine fait subir à lnvironnement sans renoncer à l’essentiel de son confort de vie… c’est possible ! L’expo propose une foule d’idées, de gestes simples à faire au quotidien à la portée de tous. Vou spourrez y découvrir de nouveaux scénarios de vie pour consommer autrement, et même calculer votre empreinte écologique. Tout public 

> VOIR GORE. Non je ne vous invite pas à voir un film gore mais le film du militant actif Al Gore : "Une vérité qui dérange". Pourquoi ne pas compléter votre visionnage par l’ entretien au sujet du réchauffement planétaire.  

 

Moralité :

Il n’y a pas de petites actions mais des participations au quotidien pour protéger votre environnement.

[Noël Mamère]
Extrait de Ma république

 

> Devinette prospectiviste : 

 Combien faudra-il abattre d’arbres pour fabriquer le papier du futur bureau Présidentiel, et ce, en fonction de chaque Président de la République potentiel ?

Indice : Le nombre d’arbres est inversement proportionnel à la conscience écologique du futur président

Votre dévouée reporter ART Accès en direct de la Révolution Technologique

"Une société écologique, c’est une société qui trouve le point d’équilibre entre la société matérialiste absolue dans laquelle nous sommes et une société qui voudrait tomber dans une spiritualité béate qui ne serait pas plus intéressante."

 
[ Nicolas Hulot ]
Extrait de Nouvel Observateur – Mars 2004

 



 
Le web, année 2020. L’internet de demain fait l’objet d’un débat chez les prospectivistes de moment. Comme le dit Tim White : "A la différence d’autres espèces, nous avons la capacité de façonner notre avenir." Partant de ce constat, le cabinet d’études américain Pew Internet & American Life Project, a réalisé une étude sur l’impact de l’Internet sur la société.
 
Alors, l’Internet de demain : outil pour un monde meilleur ou instrument de contrôle et de déshumanisation ?
 
Faites comme Henri Bergson qui affirme que "l’idée de l’avenir est plus féconde que l’avenir lui-même." Par conséquent, participez à la vision de l’Internet de demain via le site Imagining the Internet en déposant votre prédiction. Commencé au début des années 90, ce travail permet rétrospectivement de constater comment était percu l’Internet à ses débuts, et surtout d’avoir une excellente vision globale sur l’évolution du Web entre hier et demain.
 
 
> L’étude complète "The Future of the Internet II"
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique
 
"Il faut remettre une fois par an son avenir en jeu." [ Arthur Cravan]
 


 

Tous les journaux, et magazines sont depuis longtemps accessibles sur Internet (Cf "Les kiosques se dématérialisent").  Mais pour lire dans le métro ou devant son petit déjeuner, on est encore obligé de tourner les immenses pages qui trempent dans le café.

Les Echos devraient lancer leur e-journal dès 2007. Et dans le monde, pas mois d’une vingtaine de journaux travaillent sur un projet similaire. Photo © Tebaldo

Télécharger l’édition du jour

Tout cela, c’est fini. Depuis le mois de mars, des lecteurs du quotidien économique flamand De Tidj expérimentent un journal électronique. Il se présente sous forme de feuilles de plastique d’environ 16 x 22 cm, et d’à peine 0,3 mm d’épaisseur ; encore plus fin que le vrai papier !

L’utilisateur peut télécharger l’édition du jour, ou avoir des informations en continu. En appuyant sur le bas de l’écran, les pages défilent comme pour un journal normal.

En France, le quotidien Les Échos prévoit le lancement d’un produit similaire pour l’an prochain. Le but est de proposer un mélange de l’édition papier et de l’édition Internet, avec un journal personnalisable. Et si vous partez en voyage, il est possible de stocker jusqu’à un mois de publications.

La lecture est plus agréable que sur un ordinateur

Tout cela ne serait pas possible sans un système d’affichage performant. Selon Philips, l’inventeur du système en collaboration avec E-Ink, le pionnier américain du papier électronique, "Le contraste est semblable à celui qu’on a sur le papier". Car contrairement aux écrans à cristaux liquides, cette technologie n’a pas besoin d’une source de lumière intégrée. De plus, le texte est lisible sous tous les angles. A terme, il sera même possible d’y intégrer de la vidéo (Entreprise "type", exploitant cette technologie innovante).

L’encre électronique : des micro-capsules chargées sont placées dans un liquide translucide. "L’encre" est insérée dans un sandwich de plastique auquel on applique un champ électrique. Les particules se déplacent vers la surface en fonction de leur polarité. Image © L’Internaute Magazine

Les japonais, plus gros lecteurs de presse de la planète, travaillent depuis longtemps sur le journal électronique. Chez eux, on a droit à la couleur ! L’entreprise Fujitsu a annoncé il y a quelques mois un écran souple et économique : l’affichage est maintenu même en l’absence de source d’énergie.

Grâce aux cristaux liquides cholestériques, qui réfléchissent la lumière de façon sélective, les couleurs restent intactes même si l’écran est plié. Déjà utilisé dans les publicités sur les chariots de supermarché, le e-papier de Fujitsu devrait très bientôt servir de support à plusieurs quotidiens. Le contenu serait téléchargé à partir de distributeurs automatiques, comme pour la carte Vitale.

Mais comment réagira le lecteur ? Réduire les pages de journal à la taille d’un écran risque de nuire à leur lisibilité. Et quelqu’un a pensé aux kiosquiers ?

Source : L’internaute

Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique

"Le Temps est l’image mobile de l’éternité immobile." [Platon]



 
Une lecture instructive pour préparer le Forum de la compétitivité et de l’innovation
Les "technologies clés" sont les technologies qui ont été définies comme essentielles pour l’avenir des entreprises françaises et qu’il leur faut donc développer et maîtriser impérativement.
 
François Loos, le ministre de l’Industrie, a dévoilé lundi les résultats de l’étude "Technologies clés 2010" qui présentent et analysent les 83 technologies importantes qui pourront accroître la compétitivité de la France durant ces prochaines années. Une centaine d’experts issue du monde de la recherche mais aussi de l’entreprise a travaillé en collaboration pour rédiger cette synthèse, dont la première version était parue en 1995 et la deuxième en 2000.
 
Les 83 technologies sélectionnées, sur les 250 étudiées, devront apporter des réponses et des solutions aux 8 grands défis de demain : la sécurité, le changement climatique, les ressources en eau, les chocs énergétiques, les ressources minérales et minières, le vieillissement démographique, l’emploi et la compétitivité économique. "Ce rapport sera diffusé chez tous les acteurs impliqués dans la préparation de l’avenir : pôles de compétitivité, agences de financement de la recherche, acteurs locaux et PME", a précisé le ministre de l’Industrie.
 
17 de ses 83 technologies concernent les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC). A titre d’exemple, en voici quelques-unes : le stockage de l’information numérique, les RFID (Radio Frequency Identification) et les cartes sans contact, les outils et méthodes pour le développement de systèmes d’information, l’ingénierie des systèmes embarqués, la sécurisation des transactions électroniques et des contenus ou encore la gestion et la diffusion des contenus numériques.
 
Grâce à ce rapport, François Loos souhaite inciter les entreprises et les laboratoires de recherches à développer des technologies connues, mais qui n’ont pas suffisamment progressé ces dernières années, comme les systèmes de gestion des micromémoires et des microénergies utilisés dans les téléphones mobiles, les ordinateurs portables ou dans les lecteurs MP3.
 
 
Source : Ministère de l’Industrie
 
Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique
 
 


 

UNE AMBITION : L’avenir urbain s’articule en futurs possibles.

Transit-City est un programme de réflexions prospectives sur la ville et les modes de vie.

  • Le programme Transit-City a pour ambition de jeter des passerelles entre des domaines aussi divers que l’urbanisme et le marketing, la grande distribution et la sociologie, la promotion immobilière et le transport.

  • Ce programme est né de la volonté de décloisonner la réflexion prospective en réunissant régulièrement des acteurs de la ville venant d’horizons très différents (immobilier, transport, commerce, architecture, design, histoire de l’art…) qui n’ont bien souvent pas l’occasion de se rencontrer pour échanger.

  • Le programme Transit-City est animé par François Bellanger qui, à la tête de TRANSIT Consulting, conduit depuis plusieurs années déjà, des chantiers de réflexion prospective pour de grandes entreprises, et dont une partie des travaux a été publiée chez différents éditeurs.

DES ATELIERS-DÉBATS

Le programme de recherche s’articule – entre autres – autour de réunions thématiques organisées tous les mois.

A l’occasion du Tour du Monde engagé par Transit-City, les Ateliers sont interrompus en France de juillet 2006 à juillet 2007.

 


Le prochain Atelier à Paris aura donc lieu en septembre 2007.

En attendant, un certain nombre d’Ateliers et de réunions Transit-City sont organisés dans différentes villes du monde.

  • San Francisco (septembre 06)

  • Los Angeles (septembre 06)

  • Guatemala City (octobre 06)

  • Lima (novembre 06)

  • Buenos-Aires (décembre 06)

  • Santiago du Chili (janvier 07)

  • Christchurch (février 07)

  • Sydney (février 07)

  • Bombay (mars 07)

  • New-Delhi (mars 07)

  • Tokyo (avril 07)

  • Ho Chi Minh-Ville (mai 07)

  • Phnon Penh (mai 07)

  • Bangkok (juin 07)

  • Hong-Kong (juin 07)

  • Shanghai (juin 07)

  • Pékin (juillet 07)

Pour plus de détails sur le Tour du Monde voir ici.

DES OBSERVATOIRES

Source : Transit Urban

Votre dévouée reporter ART  Accès en direct de la Révolution Technologique



La science-fiction, un monde imaginaire loin des réalités scientifiques ? Pas toujours. Ces deux univers peuvent aussi s’enrichir l’un l’autre. Si la science offre des outils aux auteurs de fiction, la SF joue pour la science un rôle de prospective, voire de défouloir. Quelques échanges de bons procédés.

 

SCIENCE ET FICTION

Dans science-fiction, il y a "science" et "fiction". Quels liens entretiennent ces deux disciplines qu’a priori tout oppose ?

L’une est basée sur des faits, des raisonnements rigides, l’autre sur des élucubrations et des éléments imaginaires. Science et fiction, une association qui jure ? Ou au contraire deux mots unis pour prendre un sens nouveau ?

Un monde cohérent régi par des règles

Une œuvre de science-fiction (abrégée en SF), qu’elle soit littéraire, cinématographique ou en bande dessinée, doit comporter au moins une composante scientifique mêlée au récit. Ce peut être une idée, une théorie, un paradoxe… Il doit y avoir un raisonnement et un ensemble de règles afin de justifier la façon d’aborder le monde. Bref, la science, dans les œuvres de science-fiction, ce n’est pas qu’un décor mais un ingrédient.

Attention, il ne suffit pas d’injecter de la science "au hasard" dans un roman pour qu’il entre dans le domaine SF. Il faut aussi que cette science rende le récit crédible : elle doit justifier l’existence de faits impossibles en l’état actuel de la civilisation, des techniques ou de la science.

Aux auteurs donc, d’inventer hypothèses, nouvelles découvertes scientifiques, vie sur un autre monde, innovations techniques ou événements imaginaires (comme une rencontre avec des extraterrestres) pour rendre "probable" le récit. Finalement, la science-fiction est en quelque sorte de la "science fictive".

Des fictions au plus près des réalités scientifiques

Les premiers auteurs du genre, comme Jules Verne, ne s’embarrassent pas toujours de plausibilité scientifique. Dans De la Terre à la Lune, le véhicule qui emmène les héros sur le satellite est un simple projectile en aluminium propulsé par un canon.

Au contraire, les auteurs contemporains respectent au plus près les faits scientifiques. Parmi eux, les membres du courant dit de "hard science". Comme Clarke et Asimov, respectivement physicien et chimiste, nombreux écrivains sont également physiciens, astrophysiciens, astronomes ou chimistes. Et imaginent des scenarii scientifiquement plausibles.

Aujourd’hui, cinéma et littérature fourmillent d’exemples. D’ailleurs, c’est essentiellement à travers les scenarii et l’iconographie imaginés par les auteurs que le grand public a commencé à se familiariser avec l’exploration spatiale.

 

LE CHAINON SCIENCE-SF MANQUANT

Science-fiction : spéculation infondée ou véritable science fictive ? Si elle comporte des éléments scientifiques, la SF est aussi fiction.

Roland Lehoucq, astrophysicien au CEA, s’est amusé à étudier Superman et Star Wars sous un regard scientifique.

A la recherche de la Force des Jedis

Georges Lucas, par exemple, a laissé de côté quelques détails en réalisant la série des Star Wars. Pourtant, ses films regorgent de manifestations de la science. Sabres lasers, vaisseaux spatiaux… dans quelle mesure la science peut-elle comprendre ces objets ?

Les Jedi doivent leur pouvoir à "la Force" décrite comme "un champ d’énergie généré par tous les êtres vivants qui nous entoure et nous pénètre". D’un point de vue scientifique, cette définition répond parfaitement à celle donnée à la gravité.

Or, cette "Force" permet aux Jedi de faire surgir des éclairs de leurs doigts. Dans ce cas, il ne peut plus s’agir de la gravité mais d’une force électrique. Donc la Force n’existe pas ? Là, la science doit s’arrêter pour laisser la place au rêve et à la magie…

Superman, le héros qui défie la science

Superman laisse également la science face à un mur. Selon ses auteurs, Joe Shuster et Jerry Siegel, ce héros doit ses supers pouvoirs à l’extrême gravité (30 fois celle de la Terre) régnant sur sa planète natale, Krypton. Tout calcul fait et compte tenu des lois physiques que l’on connaît, cette planète peut effectivement exister… mais sous la forme d’une étoile ratée, une naine brune, à la température étouffante.

Ne nous attardons pas sur ce point et admettons que Superman possède bien des pouvoirs, comme celui de voler : cela lui coûterait tellement d’énergie qu’il devrait passer son temps à manger ! Là non plus, le scientifique ne peut aller plus loin.

Alors, les auteurs de SFcommettent-ils des erreurs ? Pas vraiment : le rôle des artistes est de faire rêver. S’il manque entre l’œuvre et la réalité un chaînon crée par l’imagination des auteurs et que la science ne sait (pas encore ?) combler, parfois, elle le cherche…

 
 
LA SCIENCE DANS LA FICTION
 
En science-fiction, des objets sortis tout droit de l’imagination comme les sabres lasers peuvent surgir. Dans la réalité, les propriétés de la lumière ne permettent pas d’envisager de telles armes.
 
La science fiction exalte souvent la beauté des sciences et de ses réalisations. Mais il existe aussi un dialogue inverse entre science et SF. Car si la science-fiction puise des inspirations dans la science, cette dernière se sert aussi parmi les œuvres littéraires ou cinématographiques.

La SF donne des idées aux ingénieurs

L’ESA (agence spatiale européenne) a lancé, en 2002, une étude intitulée ITSF. Elle se base sur l’étude d’ouvrages de science-fiction, afin d’y chercher des amorces d’innovations technologiques réalisables et de mettre l’inspiration des auteurs au service des ingénieurs. Livres, films, illustrations concernant la conquête spatiale… au total, 250 concepts et technologies ont été rassemblés.

Une des voies d’exploration : les nanotechnologies ou la fabrication de minuscules machines, atome par atome. Evoquées depuis 1959 par un scientifique, les perspectives qu’elles ouvrent sont telles que la science-fiction leur accorde une large place. Dans certaines œuvres, ces nanomachines entrent dans toutes les applications de la vie courante comme bâtir des muscles, purifier l’air, stocker des données…

Pour le moment, les chercheurs savent fabriquer de toutes petites choses, mais en modèle unique… et qui ne servent à rien !

Les nanotechnologies ne sont pas les seules à intéresser conjointement chercheurs et auteurs. Moyens de propulsions plus rapides, nouvelles stations spatiales, idées pour coloniser d’autres planètes, matériaux plus résistants, des méthodes de communication plus efficaces sont également au programme.

 

Terraformer

A une époque où la planète Mars semble devenir accessible, l’idée d’une colonisation de cette planète effleure les scientifiques. Pourquoi ne pas chercher des idées dans les ouvrages de SF qui eux, parlent de cette colonisation depuis longtemps ?

Pour rendre habitable Mars ou une autre planète, il faut y créer des conditions analogues à celles de la Terre : c’est la terraformation. L’idée est lancée en 1917 par Edgar Rice Burrough et Une Princesse de Mars. Il imagine une façon de créer une atmosphère habitable.

Puis, en 1952, Clarke propose dans Les Sables de Mars, de réchauffer la planète en transformant sa lune Phobos en une petite étoile par réaction nucléaire.

Dans la trilogie Mars la rouge/la bleue/la verte, Kim Stanley Robinson, imagine la transformation totale de la planète et l’installation des humains dessus. Il imagine la construction de gigantesques puits pour atteindre les couches brûlantes de la lithosphère, la fusion de la glace des hautes latitudes de l’hémisphère nord par des bombes à hydrogène, des usines de dégagement de gaz à effet de serre, la dissémination de microorganismes, la mise au point d’organismes génétiquement modifiés… Tout cela pour créer une atmosphère, changer les déserts et les cratères arides en prairies, la glace des pôles en fleuves, en mers.

Une utopie ? Pourtant, des astronomes s’y penchent aussi, tels Christopher McKay, Owen Toon et James Kasting en 1991. Pour eux, terraformer Mars, c’est avant tout (et plus modestement) la réchauffer, en enrichissant son atmosphère en CO2, puis y ensemencer la vie grâce à des bactéries extrémophiles.

 

Apporter la vie

Cette création d’une biosphère et d’écosystèmes est le thème de nombreux romans de SF… et de travaux de recherches. Dès 1961, l’astronome Carl Sagan propose de bombarder Vénus d’astéroïdes enrichis en ferments de vie terrestre (bactéries, algues…) pour y apporter la vie.

En 1971, Silent running évoque des serres spatiales géantes pour recréer des conditions vivables sur une Terre dévastée. Et en 2002, une expérience menée en Angleterre reprend cette idée : plusieurs serres sont spécialement conçues pour abriter et cultiver de nombreux végétaux du globe. La future biosphère spatiale ? A moins que des animaux et végétaux génétiquement modifiés et adaptés à ce nouvel environnement ne soient apportés avec les hommes.

 

Coloniser Mars 

A gauche, Mars telle qu’elle est aujourd’hui. A droite, telle qu’elle pourrait être (c’est tout de même fort peu probable !) d’ici quelques siècles, une fois réchauffée, son atmosphère enrichie en oxygène, et si la vie y survit.

La propulsion, c’est souvent le facteur critique de toute exploration spatiale. Aujourd’hui, la navette de la Nasa vole à 27 800 km/h, ce qui est rapide, certes, mais pas assez pour aller visiter le cosmos. Il faudrait atteindre 10 à 30% de la vitesse de la lumière. Les auteurs de SF ont bien des idées.

Système collecteur d’hydrogène

En 1960, R.W. Bussard propose un "statoréacteur atmosphérique" : le véhicule aspire, avec un entonnoir générant un puissant champ magnétique, les particules de l’espace qui serviront de combustible dans un réacteur à fusion. La Nasa estime qu’il faudrait 45 ans et un entonnoir de 650 km de diamètre pour atteindre Alpha du Centaure.

Voiles solaires

Apparues dès 1920 dans le domaine de la SF, les voiles solaires exploitent la source permanente d’énergie qu’offre le rayonnement solaire ou stellaire. Peu à peu, les auteurs comme Clarke ou Niven, les enrichissent de rayons lasers. Elles sont très près de sortir du domaine de la fiction. Aux Etats-Unis, un objet (léger) a été hissé à 20 m de hauteur grâce à un faisceau laser.

 

 

Autres idées évoquées par la SF, regardées avec envie par la science, mais impossibles à développer pour le moment, la distorsion de l’espace temps pour voyager plus vite que la lumière ou l’antimatière en tant que combustible comme dans Star Trek.

Ascenseur spatial

Enfin, pour les voyages courte distance, l’ascenseur spatial pourrait servir de tremplin vers l’espace. Il devrait permettre de se passer de fusée.

Imaginé depuis 1895 par un savant russe, le concept de l’ascenseur spatial a été popularisé par Arthur C. Clarke, dans Les Fontaines du Paradis. Clarke y décrit une gigantesque tour destinée à constituer un lien fixe entre la surface terrestre et une station spatiale.

L’ascenseur spatial. Pendant longtemps, l’idée a paru utopique, puisqu’il n’existait pas de matériau suffisamment résistant. Mais l’apparition des nanotubes de carbone lui a redonné du crédit. Ainsi l’Esaet la Nasa s’y intéressent désormais sérieusement. Au point d’organiser un concours qui offre chaque année un prix de 50 000 dollars pour l’équipe qui aura amélioré d’au moins 50% les performances du câble présenté l’année précédente.
L’ascenseur spatial pourrait prendre la forme d’un long câble sur lequel circuleraient des navettes. Tout d’abord, il faudrait lancer un engin spatial en orbite géostationnaire. Celui-ci enverrait vers la Terre un ruban (1 micromètre d’épaisseur) résistant et léger.
Des années plus tard, ce câble parvenant au sol établirait le contact entre la Terre et l’orbite géostationnaire. L’intérêt d’un tel système réside dans son faible coût de fonctionnement. L’énergie de freinage d’une cabine descendante pourrait même être récupérée pour propulser une cabine montante ! L’étude détaillée effectuée par la Nasa estime que ce projet pourrait devenir réalité d’ici une cinquantaine d’années.

 

SCIENCE-FICTION VISIONNAIRE

Savants, ingénieurs et chercheurs posent les bases de la science. Mais cela n’empêche pas les imaginations de continuer à tourner. Et certains concepts, au départ imaginés pour la science-fiction, passent le cap du papier pour devenir bien réels.

Objets rêvés devenus réels

Un des premiers visionnaires de nos objets mécaniques quotidiens : Léonard de Vinci qui dessine, dès le XVIè siècle, les prototypes de machines des siècles à venir… du parachute à l’hélicoptère en passant par le char d’assaut !

Qui aurait cru, en regardant Star Trek et son tricorder, en 1966, que celui-ci allait devenir presque dépassé 40 ans plus tard, par les téléphones cellulaires ? De même, tous les systèmes miniaturisés comme les caméras, capteurs, ou éléments informatiques évoqués dans Star Trek, Babylon 5 ou Dick Tracy, ne sont plus réervés au domaine du fantasme. Caméras dans les branches de lunettes, micros cravates, voire écouteurs déguisés en boucles d’oreilles… les objets high tech ne manquent pas.

Un célèbre voyage

Quant aux voyages dans l’espace, et notamment aux l’expéditions lunaires et aux moyens mis en oeuvre pour les réaliser, ils ont été imaginés et portés sur papier très tôt. En 1786, Gottfried Bürger imagine Les aventures du baron de Münchhausen puis en 1865, Jules Verne écrit De la Terre à la Lune, et en 1954, Hergé crée la non moins célèbre fusée à carreaux blanc et rouge de Tintin dans le double-album Objectif Lune/On a marché sur la Lune. Tout ceci bien avant qu’Armstrong ne mette un pied sur notre satellite.

Ils en ont rêvé, la science l’a fait. Pourtant, les concepts imaginés par les auteurs n’ont pas vocation à s’incarner : ce n’est qu’occasionnellement que la science fiction sert vraiment l’innovation. Elle est fictive mais pas prédictive, à part dans les ouvrages d’anticipation où la science fiction imagine ce que pourrait être l’avenir…

Ils ‘ont fait

En 1966, apparaît le tricorder, dans Star Trek. A cette époque, c’est un objet complètement utopique et futuriste. Aujourd’hui, les téléphones portables sont devenus des appareils communs : ils appartiennent désormais à la réalité scientifique et plus à la science fiction.

 

Signal d’alarme

Si les auteurs de science fiction sont parfois des visionnaires en ce qui concerne la technologie, ils le sont aussi en ce qui concerne les dérives possibles de la science et les dangers associés au progrès. Parfois, ils ont posé, avant la communauté scientifique, des craintes ou des limites à ne pas franchir.

L’éthique en question

Depuis Galilée, le scientifique n’est pas porté à s’intéresser aux conséquences de ses découvertes. Il offre à l’humanité un outil : à ceux qui s’en serviront de le faire avec sagesse. Cependant, la Deuxième Guerre mondiale a montré de manière terrifiante les conséquences d’une mauvaise utilisation des progrès scientifiques (bombe nucléaire, extermination industrielle…), et la question éthique se pose de plus en plus.

Très tôt, les auteurs de science fiction ont mis le doigt sur ces problèmes d’éthique et du danger pour l’Homme à jouer les "apprentis sorciers". Ainsi parmi les auteurs célèbres, Mary Shelley est la première à "dénoncer" les risques de la manipulation génétique en 1817 avec Frankenstein (époque à laquelle on ne connaissait ni ADN, ni clonage). Plus tard, les savants "fous", dans les œuvres de fiction, sont souvent représentés comme des êtres monstrueux, sans scrupule comme le Dr. Moreau de H.G. Wells, ou Dr. Jekyll de R.L. Stevenson.

Les dangers du progrès

La science fiction a donc anticipé les préoccupations morales au cœur de nos sociétés modernes, avec le clonage humain, les dons d’organes et autres greffes bio-mécaniques. Et les savants fous sont des précurseurs de nos préoccupations actuelles bien réelles, à propos du clonage et autre appropriations des gènes humains par de grands groupes bio-pharmaceutiques.

Au-delà des sciences dures, n’en est-il pas de même de Orwell et 1984, et Barjavel, avec Ravage (1943) ? Ne sont-ils visionnaires dans les domaines du politique et de l’éthique ?

 

> Pour en savoir plus via des lectures passionnantes

- "XXIième siècle, les innovations qui vont changer notre vie"Eric de Riedmatten – Ed. L’Archipel

- "D’où viennent les pouvoirs de Superman ?"Roland Lehoucq – Ed. EDP-Sciences (L’interview de l’auteur)

- "Jules Vernes et les sciences, cent après" – Michel Clamen – Ed. Belin, pour la science

> A voir : les plus belles images de science-fiction

- Accès à la diaporama

 

> Retour sur des conférences, spécial "Cité des Sciences"Star Wars, mythes et réalités

Sources : L’internaute / Cité  des Sciences

 

 Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique

 

 

 

 

 
 

 



Depuis longtemps, on rêve d’une technologie qui permettrait d’établir un lien direct entre la pensée humaine et l’utilisation d’un ordinateur. Maintenant, grâce à l’esprit d’entreprise de certains chercheurs qui se sont longuement consacrés à ce domaine, des techniques susceptibles de redonner une certaine maîtrise de leur environnement à des personnes au système neurologique défaillant sont sur le point d’être commercialisées. Mais le fondateur de l’entreprise Cyberkinetics Neurotechnology Systems Inc., à Foxborough dans le Massachusetts, John Donoghue, responsable du Département de Neurosciences à Brown University, veut aller bien au-delà du diagnostic, et il prépare la société à s’attaquer de front à un des problèmes médicaux les plus difficiles : comment restaurer le fonctionnement du système nerveux chez l’humain, lorsqu’il a été endommagé.

                                                                             

Selon John Donoghue, les premiers travaux de recherche  (Cf laboratoire) « s’intéressaient tout spécialement aux propriétés fondamentales du mouvement et à la manière dont le cerveau contrôle le mouvement — tant pour comprendre les mouvements normaux que pour comprendre ce qui se passe au niveau du mouvement lorsque le système nerveux se détraque. » Les chercheurs ont commencé à se rendre compte que le cerveau est un processeur de type parallèle. Ainsi, le simple contact de neurones isolés pour en analyser le comportement n’aurait jamais réussi à révéler les secrets des systèmes de contrôle entre le cerveau et le corps humain.

            

« De nombreuses personnes travaillaient sur la question de savoir comment les neurones du cerveau codifient le mouvement. Il nous fallait un outil spécial, appelé matrice d’électrodes, capable d’enregistrer de nombreux neurones », évoque-t-il. « Pendant des années, nous avons travaillé sans relâche à développer une méthode pour enregistrer de nombreux neurones et pour en comprendre le langage, et, ce faisant, nous nous sommes rendu compte que ce que nous étions en train de développer était un capteur révolutionnaire dans le cerveau — et que nous étions capables de comprendre le langage des neurones dans le cerveau. »

Les chercheurs se sont alors rendu compte que la capacité de contacter le cerveau et d’en décoder les signaux neuraux pouvait mener à des techniques qui permettraient à des personnes dont le système nerveux avait été endommagé de façon irrémédiable d’exercer un contrôle direct sur des objets mécaniques de leur environnement par le biais d’un ordinateur. Une stratégie relativement simple consisterait à montrer que quelqu’un peut maîtriser un curseur sur un écran d’ordinateur par le même mécanisme cognitif que nous utilisons sur nos membres. Une fois cet exploit réalisé, des systèmes de contrôle modernes et intégrés, avec ou sans fil, pourraient se déclencher pour donner à une personne sans la maîtrise motrice de son corps un certain contrôle sur son environnement.

Il y a environ deux ans, John Donoghue et ses collègues ont réalisé une expérience décisive qui démontra clairement que cet exploit était possible. « Nous avons d’abord fait un essai avec un singe et nous avons démontré que le capteur était capable d’obtenir suffisamment d’information provenant des neurones pour nous permettre de comprendre cette information. Le singe pouvait jouer à un jeu vidéo avec sa main, puis il nous suffisait de basculer [sur le système de capteurs] et d’utiliser des commandes provenant directement de son cerveau pour jouer à ce jeu », dit-il.

L’expérience a permis d’accumuler des données sur l’efficacité, qui montrent que des personnes handicapées pourraient sans danger se passer des nerfs endommagés de la moelle épinière et réaliser directement des actions sur un ordinateur. Les données tirées de ces expériences ont permis à Cyberkinetics d’obtenir rapidement l’accord de la FDA sur un prototype à implanter qui permettrait à des personnes handicapées de réaliser une interface entre leur cerveau et l’ordinateur. La matrice d’électrodes qui contient 100 contacts en silicium du diamètre d’un cheveu est implantée chirurgicalement dans la zone du cerveau qui contrôle les bras et les mains. Un câble de liaison arrive à un endroit juste en dessous de la peau. Le contact se fait par la peau avec une unité d’acquisition de signaux qui est reliée aux supports d’ordinateurs. Enfin, les signaux traités sont envoyés à un moniteur d’ordinateur.

À l’heure actuelle, l’entreprise a l’agrément de la FDA pour développer le système pour cinq tétraplégiques, et des essais sont en cours pour trois d’entre eux. Le premier patient, qui est paralysé depuis le cou, est maintenant capable de déplacer un curseur sur un écran d’ordinateur, de dessiner des silhouettes à l’écran, d’ouvrir un programme de courrier électronique, d’en lire le contenu et de sortir du programme.

« Lorsque nous avons commencé ces essais, une des questions en suspens était de savoir si quelqu’un dont le handicap moteur remontait à plusieurs années aurait encore les fonctions neurales intactes nécessaires pour ce type de mouvement », explique John Donoghue. Les essais cliniques permettent de vérifier l’aspect pratique du contrôle entre le cerveau et l’ordinateur, et l’entreprise est en train d’élargir ses essais cliniques à d’autres secteurs relatifs aux nerfs endommagés.

« Un des aspects remarquables de cette technologie réside dans le fait qu’elle n’est pas associée à une maladie particulière. Elle peut être utile à toute personne dont le cerveau est normal mais qui n’est pas capable de mouvement », dit-il. Ce type de technologie de contournement en est à ses débuts, mais les résultats récents, selon lesquelles des électrodes implantées peuvent aussi stimuler la croissance des nerfs, pourraient mener à ce que les spécialistes en neurosciences ont longtemps cherché à réaliser, soit à rattraper les dégâts causés par des blessures à la moelle épinière.

 

Source : Eetimes

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Un flash info sous forme de video, c’est toujours plus parlant !

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Programme civil européen de radionavigation par satellite

Grâce à sa constellation de satellites, Galileo offrira bientôt des applications multiples pour les particuliers et les professionnels. Un projet à la rentabilité d’ores et déjà garantie.

 

Marche le système GPS
Tournez à droite, puis à gauche… Le GPS, bientôt supplanté en Europe par Galiléo, ne sert pas seulement au guidage des automobilistes égarés. Le point sur cette technologie de positionnement par satellite.
 

Les applications sont innombrables : outre son utilité militaire, le GPS permet par exemple de réguler le trafic routier, de construire des ponts, de guider un avion à l’atterrissage, de calculer la taille des champs, de connaître l’heure d’arrivée de son bus, et bien sûr de ne pas se perdre en voiture !

Actuellement, tous les systèmes de positionnement par satellite fonctionnent grâce au GPS américain (Global Positioning System). Le premier satellite a été lancé en 1978 à des fins militaires, mais la mise en fonction du système ne date que de 1993, lorsque tous les satellites (24) ont été mis en orbite.

Tous ces satellites sont en orbite autour de la Terre, à une altitude de 25 000 km environ. A chaque point du globe, 4 satellites sont visibles en permanence : c’est le nombre minimum pour assurer un positionnement précis. Le GPS a une précision de 10 à 15 m seulement, car les ondes sont ralenties par l’atmosphère et parfois réfléchies sur les immeubles.

 

1. Les satellites de la constellation, équipés d’une horloge atomique d’une extrême précision, émettent des signaux indiquant l’heure de départ du satellite.
2. Le récepteur au sol, intégré par exemple dans un navigateur, possède en mémoire les coordonnées précises des orbites de tous les satellites. Il reçoit le signal d’un satellite et chronomètre le temps qu’il a mis pour arriver. Multiplié par la vitesse du signal (celle de la lumière), il obtient sa position par rapport à lui.
3. En croisant les données de trois satellites, il ne reste que deux possibilités. Le récepteur élimine celle qui n’est pas sur Terre.
4. Mais si les satellites sont équipés d’horloges atomiques, ce n’est pas le cas des récepteurs standards. Or un décalage d’une seconde peut entraîner une erreur de 300 000 km ! Pour confirmer sa position, il faut un quatrième satellite qui affine les mesures précédentes.

Pour des points immobiles, on a compris. Mais comment le GPS peut-il prendre en compte une voiture qui se déplace par exemple ? Une évaluation à partir d’une suite de positions fixes n’est en effet pas satisfaisante.

Réponse : grâce à l’effet Doppler ; si l’utilisateur d’éloigne du satellite, la longueur d’onde du signal émis par celui-ci augmente. Si il s’en rapproche, elle diminue.

On peut obtenir une plus grande précision avec le DGPS (GPS différentiel) : celui-ci nécessite une antenne au sol, dont les coordonnées sont enregistrées. L’antenne transmet les corrections aux récepteurs, qui peuvent alors calculer une position au centimètre près.

En calculant la différence entre deux signaux de longueur d’onde différents, on pourra estimer avec précision le ralentissement des ondes à leur entrée dans l’atmosphère et réduire encore les incertitudes.

Galileo à l’assaut des américains

 

Galileo comprendra 30 satellites (6 de plus que le GPS), placés sur 3 orbites circulaires. Il offrira 10 bandes de fréquence, contre une seule actuellement pour le GPS. Sa résolution sera meilleure (1 m environ), et il offrira plus de services, dont un de recherche et de sauvetage.

Mais le GPS ne va pas se laisser marcher sur les pieds : d’ici à 2008, trois nouvelles bandes de fréquence dont une pour le civil seront mises en service. Heureusement, grâce à un accord (difficile) entre l’Europe et les Etats-Unis, les récepteurs pourront fonctionner indifféremment avec le réseau GPS ou Galileo

Source : L’internaute

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Comment imaginer l’homme bionique de demain ?
 
Une saynète met en perspective les évolutions des possibles…
 
François, 60 ans, se souvient de son fils tétraplégique qui, au début du XXIe siècle, a pu se tenir debout grâce à un appareillage électronique. C’est pourquoi il pousse sans inquiétude la porte de l’hôpital Philip-K.-Dick, en Californie, pour son rendez-vous avec le chirurgien ophtalmologique. Après un grave accident de voiture, François s’est retrouvé en effet brûlé au visage au troisième degré et amputé des deux bras.

Déjà équipé d’oreilles électroniques, on doit lui installer, en ce jour de novembre 2025, des rétines en silicium. Et il ne désespère pas, d’ici trois à cinq ans, de retrouver l’usage de ses membres supérieurs, mais bioniques cette fois. François se console en se disant qu’il n’aura alors rien à envier aux héros de sa jeunesse, comme celui de la série télé "L’homme qui valait 3 milliards" ou les personnages des romans d’Isaac Asimov. Pourtant, François hésite encore pour ses yeux. Son entourage lui a beaucoup parlé de la médecine régénératrice, qui permet de produire en laboratoire des organes sur mesure. À partir de cellules souches embryonnaires, on répare les tissus endommagés et on évite ainsi les greffes classiques, d’une époque révolue. "Bonnes à tout faire", car à l’origine de tous les organes du corps humain (pancréas, foie…), ces cellules peuvent être greffées, en quelque sorte sur mesure, sur le patient. Et déjà, le succès de ces greffes chez certains cardiaques et personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer ont défrayé la chronique médicale de ces cinq dernières années.

François se veut confiant dans la médecine des années 2020.Sa femme Isabelle s’est parfaitement remise de son cancer du pancréas, grâce au médicament miniature (ou nanomédicament, c’est-à-dire mille fois plus petit qu’un cheveu) qui a relégué la chimiothérapie aux oubliettes.

 
La convergence de la robotique, de l’IA, des nanotechnologies et de la génétique se traduit par des visions prospectivistes, une série d’essais éditée par le CRN (Center for a Responsible Nanotechnology) relatifs au développement des nanotechnologies et aux problèmes éthiques.
 
 
Mini technlogies, maxi changements – Visions prospectivites
 

Tiny Tech Brings Huge Changes (”Mini technologies, maxi changements”), la série d’essais du CRN (Center for a Responsible Nanotechnology) relatifs au développement des nanotechnologies et aux problèmes éthiques qui en découlent ne se limite pas, loin de là, à la seule question de la dissuasion nanotechnologique. En attendant la publication d’une seconde salve d’articles, prévue pour mai prochain, il nous a semblé important de rapporter un certain nombre de ces points de vue prospectifs, sinon visionnaires.

Pour Giulio Prisco, directeur du Future Technologies Advisory Group (1), les nanos ne changeront pas les règles de l’économie : acheter les spécifications moléculaires (”Matter Description Language” ou “Molecular Description Language” – MDL) d’un costume Armani pour le faire “imprimer” par sa petite fabrique nanotechnologique personnelle coûtera aussi cher qu’acheter le costume dans le commerce. Il existe néanmoins un risque de privatisation, ou de censure, de certaines technologies de base. Pour Prisco, il faudrait donc que les produits de base soient libres de droit : si Coca Cola et les costumes Armani ont le droit d’être commercialisés, les MDL de l’eau et du tissu devraient par exemple être gratuites. Prisco estime ainsi que les arguments en faveur de l’Open Source devraient être appliqués aux nanotechnologies.

 

De la fracture numérique à la fracture biotechnologique

Patrick Lin et Fritz Allhoff, du Nanoethics group (2), se penchent sur l’éthique de l’amélioration de l’être humain, rendue possible par les biotechnologies comme les nanotechnologies. Il est en effet question d’implants permettant de voir dans le noir ou dans le spectre infrarouge, de nano-ordinateurs implantés dans le corps afin de pouvoir traiter les informations plus rapidement, de faire circuler dans le sang des cellules dotées de réservoirs à oxygène permettant de résister à un infarctus, etc.

Mais où placer la limite ? Si de telles cellules pourraient s’avérer vitales pour les cardiaques, que penser de leur utilisation par des sportifs en quête de dopage ? Et quelle est la différence, d’un point de vue moral, entre les prothèses externes telles que les lunettes, lentilles et téléphones mobiles, et leurs futures extensions (aux objectifs similaires, mais aux capacités décuplées) implantées au sein même du corps humain ? En tout état de cause, comment empêcher les parents de se sentir obligés d’améliorer les performances de leurs enfants ? Enfin, quid de la fracture bio/nanotechnologique, extension à venir de la fracture numérique ?

Les questions liées aux dangers potentiels, et donc à la régulation, des nanotechnologies, constituent l’un des thèmes récurrents de cette série d’essais. David Brin, auteur de “Transparent Society: Will Technology Make Us Choose Between Freedom and Privacy ?” (”La société transparente : la technologie nous contraindra-t-elle à choisir entre liberté et vie privée ?”), mais plus connu pour ses ouvrages de science fiction, passe en revue les inquiétudes engendrées par les nanos, tels que la fabrication par des “hackers” amateurs de véritables virus, la perte de la capacité de distinguer la réalité physique des modèles de réalité virtuelle, l’entrée dans des territoires totalement inexplorés, l’accès à de “nouveaux niveaux de pensée” par des humains aux corps et aux esprits “augmentés” et connectés en réseau…

 

“1984″, antidote ou prophétie ?

Résolument optimiste, Brin estime que les ouvrages de science fiction, scénarios catastrophes et autres travaux “visionnaires” constituent probablement l’un des meilleurs moyens de se prémunir des dérives à venir. Le roman “1984“, de Georges Orwell, aurait ainsi constitué l’un des meilleurs vaccins, nous permettant d’imaginer, pour y résister, l’avènement d’une société de surveillance et de contrôle. Ainsi, et en un sens, plus nous aurons peur, mieux nous serons armés pour anticiper, et donc espérer pouvoir éviter, les catastrophes.

Certains visionnaires n’en dressent pas moins des théories qui, à défaut de chercher à faire peur, y parviennent toutefois. John Storrs Hall, chercheur émérite membre de l’Institute for Molecular Manufacturing et auteur de “Nanofuture: What’s Next for Nanotechnology” (”L’avenir des nanotechnologies”), se demande, dans un article consacré au décollage imminent des intelligences artificielles (IA), comment en réguler le développement.

Réponse : sûrement pas par les humains, qui ont montré leur capacité à se massacrer à grande échelle. A contrario, l’autorégulation, ou plutôt l’autosurveillance de type communautaire, que l’on rencontre, selon Storrs Hall, dans les sociétés tribales ou encore sur les marchés, contraint chaque acteur à respecter certaines règles pour éviter d’être rejetés par le groupe. Storrs Hall propose ainsi que les intelligences artificielles (IA) soient placées sous le contrôle “distribué” des autres IA, plutôt que sous la supervision d’êtres humains. Déroulant le fil de sa pensée, il conclut qu’il serait également logique de leur confier le soin d’organiser la redistribution des richesses au sein de l’espèce humaine, dès lors que les IA feront tout ou partie du travail jusque là effectué par les humains…

 

Les cerveaux synthétiques, ou la survie de l’espèce humaine

Natasha Vita-More, artiste pionnière du mouvement transhumaniste et présidente de l’Extropy Institute (3), va encore plus loin. La question, pour elle, est celle de la concurrence entre l’évolution de la performance et de la durabilité du cerveau humain, et celle des intelligences artificielles. Et la réponse passe par une stratégie de développement durable de nos cerveaux pour en faire, grâce aux technologies, des outils plus performants, plus fiables, plus résistants au temps et aux maladies.

Et, de même que certains de nos sens (vue, ouïe) et organes (bras, jambes) pourront être dotés de prothèses et implants plus ou moins intelligents destinés à en corriger certains dysfonctionnements et à en améliorer les fonctionnalités, il conviendrait de commencer à discuter de la possibilité de se doter de “cerveaux synthétiques” capables, non seulement de faire face au développement exponentiel des capacités des machines, mais aussi de mieux s’interfacer avec nos corps bioniques. “Nous devons convaincre la société que le cerveau doit évoluer de façon accélérée avec le rythme du changement technologique”, conclut l’auteur…

——–

1. Le Future Technologies Advisory Group (FutureTAG.com) est un think thank britannique qui, revendiquant une approche transhumaniste des NBIC (nanotechnologies, biotechnologies, technologies de l’information et sciences cognitives), cherche à promouvoir “les avancées scientifiques radicales et les technologies émergentes” et à combattre les approches “technophobes” des NBIC.

2. Le Nanoethics group se donne pour mission “d’étudier les implications éthiques et sociétales des nanotechnologies“, et plus particulièrement d’éviter les erreurs qui ont terni l’image des biotechnologies auprès du public. Se présentant comme un groupe indépendant et “non partisan” son conseil d’administration comprend, entre autres artisans des nanos, Nick Bostrom, l’un des pères du mouvement transhumaniste, Robert A. Freitas Jr, de l’Institute for Molecular Manufacturing, Ray Kurzweil, Chris Phoenix et Mike Treder, du CRN.

3. L’Extropy Institute, où l’on retrouve entre autres Ray Kurzweil, Mike Treder, Marvin Minsky, pionnier de l’intelligence artificielle, se présente comme “la source du mouvement transhumaniste”.

 

Sources : Internet Actu / La Tribune

 

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Durant l’été 2005, Microsoft a réuni en atelier de prospective un imposant comité d’experts pour mieux comprendre ce que sera la science en 2020. Cet atelier a produit une très intéressante feuille de route (.pdf), croisant sur 15 ans objectifs de recherches, défis scientifiques à relever, nouveaux outils et concepts, évolutions des plate-formes de calculs, résultats et avancées. Ce travail – qui aurait inspiré le récent numéro de Nature dont nous vous faisions part il y a peu - a également produit un passionnant rapport intitulé Vers la science de 2020 (Towards 2020 science, .pdf).

Un rapport qui souligne combien l’intégration des concepts, outils et théories issues de l’informatique vont bouleverser la science de demain. Expliquant que les outils conceptuels et technologiques vont avoir des applications très larges, dépassant le cadre même de leur objet scientifique dont l’un des grands défi va être le management des données de “bout en bout” (end-to-end). Des transformations qui devraient aussi avoir un impact sur la publication des données scientifiques en transformant de fond en comble le paradigme de la communication scientifique, rapportent les experts : “Nous pensons que le débat sur l’open access est quasiment insignifiant comparé aux changements que le web va introduire dans la communication scientifique. Ceux qui prônent l’open access, loin d’être radicaux, sont très loin d’être suffisamment radicaux. Le défi de la communication scientifique n’est pas de s’ajuster à l’économie de la publication pour refléter les nouvelles réalités qui sont les nôtres, mais plutôt de redéfinir le concept de publication scientifique. C’est seulement ainsi que la publication scientifique parviendra à accompagner l’allure des découvertes scientifiques qui sont aujourd’hui resteintes par le manque de réactivité des publications.”

Le rapport se conclut par une dizaine de recommandation :

“- La science fondée sur l’innovation devrait être traitée à l’égal de la technologie et devrait jouer un rôle économique plus fort dans les années à venir si l’agenda politique lui donne une place.
- Repenser rapidement l’enseignement scientifique pour qu’il intégre mieux les méthodes statistiques et l’informatique.
- Engager la société dans le débat public sur le rôle et l’avenir de la science.
- Repenser les structures de la science : leur financement comme leur politique.
- Créer de nouveaux types d’instituts de recherches.
- Proposer de nouveaux grands défis à l’informatique.
- Mettre en place de nouveaux programmes pour développer des nouveaux concepts et de nouveaux outils technologiques pour la science.
- Développer des partenariats public/privé innovants pour accélérer l’innovation fondée sur la science.
- Trouver de meilleurs mécanismes pour créer de la valeur à partir de la propriété intellectuelle.
- Et utiliser nos résultats.”

Un rapport réellement stimulant, même si les recommandations finales semblent parfois un peu courtes.

Source : Actus Internet

Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique



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