Chronic KrystO² – Blog sur l'innovation technolo











 
Pour faire suite au billet précédent, rien ne vaut une expérimentation de votre part de l’influence réelle du neuromarketing. Enfin, plus précisément l’utilisation psychologique de la neuromarketing.
De ce fait, pourquoi ne pas mettre à l’épreuve du feu la psychologie du consommateur ? Ce petit livre vous y aidera, votre guide d’apprenti sorcier en influence du consommateur.  A lire absolument.
 
"100 petites expériences en psychologie du consommateur pour mieux comprendre comment on vous influence" – Ed Dunod –  
 
Avant d’aller plus loin, voici le speech de présentation :
Les découvertes les plus surprenantes de la psychologie scientifique en 100 comptes-rendus d’expérience ou comment réellement comprendre les techniques d’influence du comportement du consommateur. L’ouvrage intègre également l’essentiel des travaux anglo-saxons sur le thème.
 
 
Je me garde bien d’en faire une précieuse recommandation. L’auteur s’en charge pour moi via cette interview.
 
Quel acheteur ne s’est pas demandé pourquoi il avait acheté tel ou tel produit ? Quel chef de produits n’a pas cherché la meilleure solution pour inciter ses prospects à acheter ses produits ? Dans 100 petites expériences en psychologie du consommateur (Dunod), Nicolas Guéguen, maître de conférences en psychologie sociale à l’université de Bretagne Sud, fait un bilan scientifique de ce qui « marche » en matière de psychologie de la consommation. Il montre les stimuli qui agissent sur le comportement des consommateurs tout en proposant des clés pour consommer de façon plus raisonnée. 
 
Quel est l’apport de votre livre aux sciences du comportement  ?

J’ai voulu clarifier l’intérêt, le champ d’action et la méthodologie précise des sciences du comportement à partir d’expériences scientifiques autour d’une thématique : la psychologie du consommateur. Il s’agissait de comprendre les stimuli qui agissent sur le comportement de consommation.
 
Quelle est, d’après vous, l’expérience la plus spectaculaire en matière de liaison entre l’acte d’achat et les motivations psychologiques du consommateur ?


Toutes les expériences que je présente sont probantes dans un sens ou dans un autre, en faveur de l’incitation à la consommation ou pour démontrer ce qui n’est pas efficace. Toutefois, l’expérience la plus spectaculaire est certainement celle qui montre qu’en changeant le nom d’un produit vendu en cafétéria (Tarte « façon grand-mère »), on parvient à augmenter les ventes et à changer la perception du goût du produit. C’est la preuve qu’une simple modification, qu’un changement mineur en apparence peut avoir d’importants effets comportementaux, mais c’est aussi la mise en évidence que nos comportements sont soumis à des sources d’influence multiples, objet d’étude des sciences sociales.
 
Peut-on jouer sur les stimuli de consommation pour bien vendre un mauvais produit ?


Non. On retrouve là les mêmes limites que dans les méthodes classiques de promotion (publicité) : on peut induire un premier acte d’achat mais pas le renouvellement de l’acte. En testant le produit, le sujet possède une autre information qui, si elle est négative, ne peut être contrecarrée par une autre information ultérieure. Il n’y a rien de pire qu’un mauvais produit. Cela souligne encore une fois l’importance de faire tester ou évaluer un produit avant de le mettre sur le marché.
 
Comment expliquez-vous que certains consommateurs soient plus ou moins sensibles à ces techniques incitatives ?

Il y aura toujours des gens plus sensibles que d’autres à certaines techniques. Les gens très rationnels dans leurs décisions d’achat sont moins sensibles à ces techniques, alors que les personnes plus impulsives sont très influençables. Un propos à nuancer cependant : on commence aujourd’hui à s’intéresser à des techniques plus ciblées et il n’est pas dit que les rationnels ne se retrouvent pas eux-mêmes manipulables : il suffit de trouver la faille cognitive…
 
Doit-on considérer le « neuromarketing » comme une nouvelle technique de vente ?

Pendant longtemps, on a pensé que la publicité suffisait. Aujourd’hui, les entreprises utilisent des « armes » encore plus redoutables et les techniques d’influence qui sont mises au point n’en sont encore qu’à leurs débuts. Les consommateurs sont conscients de la publicité, mais pas des subtiles techniques d’influence qui entraînent une perte de contrôle. Je pense toujours à ces travaux de mon collègue du Département de commerce de l’université de Harvard aux Etats-Unis qui étudie depuis des années l’impact de certaines information commerciales au niveau neurologique : il regarde quelle zone du cerveau s’éclaire (c’est-à-dire consomme du glucose) au moment où une personne reçoit une information commerciale. On peut ainsi déterminer à quelle zone du cerveau s’adresser, sur quel levier jouer pour influencer un consommateur. Et cela n’est rien par rapport à ce qui se profile pour les années à venir… 

Bien qu’il ait un objectif de démonstration scientifique, votre livre peut aussi être utilisé par les professionnels comme un guide pratique. Était-ce délicat de tenir cette double approche ?

Non, car dès le départ, mon ambition était double : éclairer les professionnels sur le fonctionnement du consommateur et éclairer le consommateur sur ces pratiques. Pour les professionnels, il s’agit de leur faire comprendre qu’il ne faut pas hésiter à tester de nouvelles choses et à en mesurer les effets. Le livre est aussi une invitation à voir le consommateur autrement et à interagir avec lui de manière différente. L’intérêt n’est-il pas en effet de se faire apprécier du consommateur pour le plus grand bénéfice commun ?

Les expériences que vous présentez dépassent le cadre de la consommation. Peut-on aussi lire votre livre comme une étude sur les rapports sociaux ?
Tout à fait. A travers ces expériences de psychologie de la consommation, on apporte la preuve que le consommateur ne se débarrasse pas de ses croyances et caractéristiques sociales lorsqu’il consomme. Il ne faut pas non plus oublier un grand principe fondamental de la consommation : le plaisir qui la motive. Or ce principe est souvent oublié et commence simplement à être pris en compte (cf. la partie 2 du livre sur l’ambiance). Les chercheurs en sciences du comportement du consommateur qui travailleront sur ce principe de plaisir dans les années à venir seront certainement ceux qui apporteront le plus d’innovations marketing et commerciales.
 
Au-delà des professionnels, votre ouvrage peut-il aussi trouver son public auprès des consommateurs ?
Oui, ne serait-ce que pour réfléchir à certains de leurs actes d’achat antérieurs – on s’est tous un jour demandé pourquoi on a acheté tel ou tel produit ou service. Cela peut aussi les aider à se prémunir contre certaines pratiques et à éviter des achats « incontrôlés ».

 
* Nicolas Guéguen : 
Professeur de psychologie sociale et cognitive à l’université de Bretagne-Sud, il dirige le laboratoire de recherche GRESICO de cette même université.
 
Source : Ed Dunod
 
Pour en savoir plus :
 
> " Neuromarketing : Le nerf de la vente "

 
 > Influence et Manipulation : Comprendre et Maîtriser les mécanismes et les techniques de persuasion

 

 
 

 

 
 
 
 

 

 
 

Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique

La psychologie est la science qui vous apprend des choses que vous savez déjà en des termes que vous ne comprenez pas. "
 

[Jean Nohain]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



 
Requiem pour les falsificateurs
 
 
Qui n’a jamais rêvé de pouvoir falsifier le réel ? Faire une réalité de la fiction où la falsification du réel n’est qu’un moyen de s’inscrire dans l’Histoire à des fins plus ou moins glorieuses ?
 
L’auteur Antoine Bello a eu la bonne idée de revenir à ses premiers amours l’écriture après une incursion réussie dans le monde du business (Start up Ubiqus). Il a ainsi revisité ce mythe de la falsification du réel ou comment la fiction tutoie l’histoire avec un grand H.
 
Avant toute chose, qu’est-ce un falsificateur ?
 
Un escroc zélé falsifiant des documents pour une fraude à l’assurance ? 
Un charlatant s’exprimant avec emphase et falisfiant ainsi les propriétés d’un médicament  pour vendre un remède miracle ?
Un Napoléon en puissance se réclamant d’une retranscription enjolivée de ses exploits de conquérant ?
Un gourou avec comme étendard une spiritualité pouvant transcender le monde ?
Un criminel de guerre démontrant qu’un génocide n’est qu’une illusion de l’esprit ?
Un tyran utilisant un manifeste lui conférant une aura de futur chef d’état ?
Un gouvernement organisant une propagande médiatique à des fins de contrôle des masses ?
 
Ces exemples concrets parfois plus parlant sont peut-être un peu trop prototypés. Mais en reprenant un dictionnaire, voila ce qui est définit par le mot falsificateur :
"Personne qui falsifie." oui enfin avec ça on ira pas loin. Alors je poursuis ma recherche me conduisant vers "non - esprit faux- car il sait qu’il ment" alors là on s’approche pour finir sur : "et a conscience du vrai".
 
Et maintenant que l’on a compris que finalement un falsificateur est une personne qui exploite la confiance, la crédulité d’autrui. Un imposteur en somme. Quelles sont les motivations des falisificateurs ?  Pourquoi veulent-ils réécrire l’Histoire ? Dans quels buts ?
 
C’est ici qu’intervient ma recommandation pour la lecture du livre "Les falsificateurs" (Auteur : Antoine Bello)
 
 
Parabole d’une société génératrice de falsificateurs
 organisée par une
entité à l’échelle internationale.
 
L’auteur est clair sur sa vision : «Mon roman est une parabole sur l’Histoire. Chacun sait que celle-ci est écrite par les vainqueurs. Or les vaincus d’aujourd’hui sont les vainqueurs de demain, et l’Histoire est donc vouée à être récrite. L’avènement des médias électroniques pose aussi pas mal de questions : jamais il n’a été si facile de s’informer, et jamais non plus il n’a été si facile de désinformer.»
 
 
  > C’est l’histoire d’une organisation secrète internationale, le CFR (Consortium de Falsification du Réel), qui falsifie la réalité mais dont personne ne connaît les motivations.
  > C’est l’histoire de quelques-unes des plus grandes supercheries de notre époque : de Laïka, la première chienne dans l’espace, qui n’a jamais existé ; de Christophe Colomb qui n’a pas découvert l’Amérique, des fausses archives de la Stasi.
  > C’est l’histoire d’un jeune homme, embauché par le CFR, qui veut comprendre pourquoi et pour qui il travaille.
  > C’est l’histoire d’une bande d’amis qui veulent réussir leur vie, sans trop savoir ce que cela veut dire.
  > C’est, d’une certaine façon, l’histoire de notre siècle
 
 
 
Ci-dessous, un internaute transmettant la critique d’un lecteur mais est-ce authentique, une minable couverture média financée par l’editeur, voire l’auteur lui-même ou qui sait peut être est-ce la mère d’Antoine Bello l’auteur de cette critique ? Mystère, mystère….
 
"Je viens de finir le dernier livre d’Antoine Bello, les Falsificateurs. Bello avait publié il y a plusieurs années un roman remarqué, Eloge de la pièce manquante, qui présentait la particularité de se dérouler dans le monde du puzzle de compétition. Les Falsificateurs offrent une réflexion fascinante sur le monde qui nous entoure. Le personnage principal, un jeune Islandais du nom de Sliv, rejoint une organisation secrète internationale, le CFR, qui falsifie systématiquement la réalité. Sliv est chargé de mettre au point des scénarios puis de les accréditer en falsifiant des sources existantes, voire en en créant de nouvelles. Le lecteur revisite avec lui certains des événements les plus marquants du XXème siècle, depuis le premier voyage d’une chienne dans l’espace jusqu’à la découverte des vrai-faux charniers de Timisoara.Les Falsificateurs sont aussi un roman initiatique. Car Sliv, aussi doué qu’il soit, ignore les motivations du CFR et passe les 500 pages du roman à tenter d’en percer le sens.
L’écriture est brillante, extrêmement drôle et élégante. La documentation est époustouflante. Les Falsificateurs sont pour moi le meilleur roman de la rentrée de janvier."
 
 
Le concept de falsification plane où que vous soyez après une telle lecture. Sa parabole est un vrai bijou où la réflexion théorique ne sacrifie pas au récit. Trépidant à souhait ! 
 
 
Falsification et Saint-Valentin, compatible ?
 
Pour clôturer cette semaine de Saint Valentin, voici une idée originale à tous les amoureux… et les autres.
Vous avez toujours rêvé que votre histoire d’amour passionnée s’inscrive dans l’Histoire ?
Faire que votre passion amoureuse influe sur le cours de l’Histoire. Alors pourquoi ne pas en profiter pour offrir à votre moitié un livre dont vous êtes les héros de l’Histoire.
 
Pour les autres, mégalomaniaques ou tout simplement ceux qui ne vivent pas actuellement d’histoire d’amour, inventez votre moitié idéale, prenez comme modèle un people que sais-je ? Imaginez… Mais un conseil pour cette catégorie, éviter de rester dans le faux plutôt qu’être démenti par le réel.
 
Falsification, vous avez dit falsification ??!!  Noooonn tout simplement le désir diabolique et naïf d’accéder aux coulisses, de n’être la dupe de rien et surtout pas d’un idéal.
 
Cheese
Reverb : (Eviter) rester dans le faux plutôt qu’être démenti par le réel.

 
 
 
 > Pour les plus impatients voici un Accès à un extrait du livre

 > Pour ceux dont c’est la vocation de devenir critique littéraire, voici une leçon

 
 
Votre dévouée reporter ART Accès en direct de la Révolution Technologique
 
"Qu’en est-il de la volonté de savoir ? Est-elle aussi réelle qu’on le dit ? Avons-nous tellement envie de savoir ? Sommes-nous prêts à supporter les conséquences, généralement peu réconfortantes, qui résultent d’un accroissement du savoir ? On ne peut pas ne pas vouloir savoir, mais en même temps, à cause de tous les déboires qu’est supposé avoir entraînés le triomphe de la raison, on n’en fini pas de regretter de savoir. Quelle est alors la combinaison idéale de vérité et d’illusion dont nous avons besoin pour vivre ? La dose de vérité que l’être humain est prêt à supporter est probablement beaucoup plus réduite qu’on aimerait le croire. Mais cela ne peut pas constituer un argument en faveur de l’illusion ou de la falsification."
 
 (Jacques Bouveresse)


Rien ne vaut l’anedocte pour comprendre l’essence du message que l’auteur a souhaité transmettre. Dans les années 80, les USA des entrepreneurs astucieux ont monté un business lucratif pour une bouchée de pain. Ils ont acheté en fin de série des haut-parleurs d’une marque réputée. Puis au volant d’une camionnette cabossée, ils se sont rendus à Harvard, aux abords d’une résidence universitaire, et ont accostés des étudiants en leur proposant d’un air entendu des "enceintes pas chères". Persuadé qu’il s’agissait de matériel volé et attirés par ce parfum de fruit défendu, leurs proies se sont ruées sur ce "bon plan" et se sont passé le mot.
Ces businessmen atypiques ont touché le pactole car ils ont su parler à l’imaginaire de leurs clients. Certes, ce cas est moralement "limite", mais il illustre parfaitement la thèse de l’auteur.   

Avant même de se poser des questions sur votre produit, il faut réfléchir à ce qu’il raconte: tel est le conseil de Seth Godin.

Et pour faire passer ce message, cet expert en marketing mondialement connu explique:

"J’ai menti lorsque j’ai donné son titre à ce livre. Les marketeurs ne sont pas des menteurs. Juste des conteurs. Ce sont les consommateurs qui sont menteurs. En tant que consommateurs, nous nous mentons à nous-mêmes tous les jours. Nous nous mentons par rapport à notre habillement, à l’endroit où nous vivons, à la façon dont nous votons, à ce que nous faisons au travail…

Les meilleurs marketeurs sont des conteurs d’histoires auxquelles les consommateurs ont choisi de croire… car une histoire réussie crée une véritable satisfaction chez le consommateur et génère croissance et profit." Seth Godin

Dans ce livre, Seth Godin vous montre qu’avant même de vous poser des questions sur votre produit, il faut réfléchir à l’histoire qu’il raconte. Grâce à lui, devenez des conteurs d’histoires efficaces et, en vous inspirant des exemples étonnants qu’il commente, apprenez comment se bâtissent les histoires auxquelles les consommateurs choisissent d’adhérer.

 «Tous les marketeurs sont des menteurs. Tant mieux, car les consommateurs adorent qu’on leur raconte des histoires». Maxima-Laurent du Mesnil Editeur, 2007, 172 p

> Pour en savoir plus sur l’auteur :

Seth Godin est un auteur de marketing mondialement connu. De la notion de Permission Marketing (proposer des messages que vous demandent les consommateurs) à celle de Vache Pourpre (soyez remarquable) ou de Marketing Viral, Seth Godin apparaît comme le meilleur découvreur de concepts en marketing qui aident à penser différemment et ouvrent des perspectives nouvelles à la réflexion.
Eric Lavollé, le préfacier, est le Président Fondateur de YinPartners, la première entreprise indépendante de Marketing Services qui repose non sur un groupe de sociétés, mais sur une fédération
d’entrepreneurs multi experts travaillant en totale synergie pour ses clients.

 Autre thème similaire : le buzz marketing

 Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique



Suite de l’épisode sur le thème du jeu vidéo avec 3 livres :

> Speech 1:

La saga des jeux vidéo raconte comment une poignée de créateurs a donné naissance à un langage universel. Fourmillant d’anecdotes et de témoignages, cet ouvrage relate la métamorphose de l’industrie du jeu vidéo durant trois décennies.

Que de rebondissements depuis l’apparition dans les années soixante-dix des Pong, Pac-Man et autres Space Invaders… Atari devient l’une des plus grandes sociétés américaines avant de subir de plein fouet la crise de 1983. Mais le jeu vidéo est devenu un divertissement universel, et des empires industriels se créent. Les studios français ne sont pas en reste : d’abord pépinières de talents, eux-aussi se muent en multinationales. Dans les années quatre-vingt-dix, Sega menace l’omniprésent Nintendo, mais Sony coiffe aux poteaux ces deux géants… Quant aux acteurs de ce nouvel art, ils continuent de créer nouveaux genres et succès mondiaux : Alexei Pajitnov et son Tetris conçu dans un laboratoire de Moscou, Will Wright avec Sim City, les frères Miller et leur Myst, John Romero et Doom, Hironobu Sakaguchi et Final Fantasy.

À l’approche du nouveau millénaire, le jeu vidéo s’ouvre à des publics plus diversifiés avec l’arrivée de Lara Croft, des Pokémon, des Sims, des consoles de dernière génération Xbox (Microsoft), PS2 (Sony), Game Cube (Nintendo) et du jeu sur Internet.

 

> Speech 2 :

Quelle sera la forme des médias interactifs du xxie siècle, pour quels publics et pour quel type de contenus ? Auront-ils un impact social aussi déterminant que le cinéma, la radio, le téléphone et la télévision au xxe siècle ? Donneront-ils naissance à de nouvelles formes de création artistique ?

L’univers des jeux vidéo est un moyen d’approcher cette évolution des médias de demain. Le jeu vidéo est en effet le seul média interactif qui ait trouvé un auditoire, un contenu et un marché. Les jeux vidéo sont les premiers à utiliser des mécanismes de comportements collectifs dans des univers de fictions interactives, les premiers à expérimenter la convergence des médias classiques (presse, télévision, radio), de l’Internet et des moyens de communication interpersonnelle (courrier électronique, téléphone). Le jeu vidéo est donc le champ expérimental de la communication de demain.

L’auteur commence par définir ce qu’est un jeu vidéo, puis présente l’industrie du jeu vidéo (acteurs, métiers, pratiques), ses processus de production et les technologies employées. Il traite ensuite des techniques d’écriture des jeux « classiques », puis des jeux en réseau massivement multijoueurs et des jeux pro-actifs. Un chapitre est consacré à l’enseignement et à la recherche liés aux jeux vidéo.

« [...] L’univers des jeux vidéo est un moyen d’approcher cette évolution des médias de demain. Le jeu vidéo est en effet le seul média interactif qui ait trouvé un auditoire, un contenu et un marché. Les jeux vidéo sont les premiers à utiliser des mécanismes de comportements collectifs dans des univers de fictions interactives, les premiers à expérimenter la convergence des médias classiques (presse, télévision, radio), de l’Internet et des moyens de communication interpersonnelle (courrier électronique, téléphone). Le jeu vidéo est donc le champ expérimental de la communication de demain. » Le journal du net

« Montrer l’importance du secteur des jeux vidéo des points de vue économique et culturel, tel est le but de cet ouvrage. [...] » Mémoire de Trame

« Même si cet ouvrage ne concerne pas vraiment la programmation, sa lecture s’avère vite aussi passionnante qu’indispensable. Véritable convergence des médias classiques et des moyens de communication moderne, le jeu vidéo est un petit « laboratoire » de la communication du XXIéme siècle. Vous saurez tout des techniques de création et de la manière d’agencer le contenu et les rapports entre les joueurs. » PC Team hors série

> Speech 3 :

La plupart des analystes prédisent que, vers 2008, l’industrie du jeu vidéo dépassera en chiffre d’affaires les industries du film et de la musique cumulées.
Aujourd’hui, les jeux vidéo déterminent déjà les budgets d’ Hollywood et emploient des équipes de dizaines d’artistes en tous genres : écrivains, musiciens et designers… et pourtant presque rien n’a été publié sur ce nouveau domaine artistique. S’appuyant sur l’histoire de l’art et partant d’un point de vue culturel postmoderne, JEUX VIDÉO : l’art du XXIème siècle offre un premier aperçu sur les influences et les réalisations des jeux vidéo d’aujourd’hui .
Passant en revue les personnages, l’environnement et la place de plus en plus prédominante des jeux vidéos parmi les formes art i stiques plus classiques, offrant les réflexions de sommités dans le domaine comme de célèbres artistes ou architectes… De l’art du jeu vidéo permet de percer pour la première fois ce qui promet d’être la forme artistique dominante du siècle en devenir.

Nick vit à New York où, parallèlement à son travail d’écriture, il est conseiller en création pour le développement de jeux de marque. Ses écrits et photographies ont été publiés par le Village Voice, Black Book, Glamour et dans de nombreuses anthologies comme Gamers: Writers and Artists on Video Games. En 2004, il a publié un premier roman dans plus de vingt pays.

Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique

"Aucun jeu ne peut se jouer sans règles."  [Vaclav Havel] 
                                                         Extrait de Méditations d’été

 



{28 octobre 2006}   L’Occident rencontre l’Asie
 
L’Asie et l’Occident au XXIe siècle : choc ?… ou rencontre ?

L’internationalisation des entreprises oblige les dirigeants à mettre en place des organisations complexes et des partenariats variés. Leur réussite présuppose la fiabilité des nouvelles équipes constituées. Or l’efficacité du travail d’équipes venant d’horizons différents est un défi. Nul n’a jamais tenté (par peur sans doute, de mesurer l’horreur du résultat) de chiffrer le coût de la mise en place de telles équipes avant d’arriver à la sérénité des normes communes et à l’établissement d’une nouvelle communauté d’individus…

Lorsqu’une firme globale réalise autant de chiffre d’affaires en Asie qu’en Amérique ou en Europe, elle ne peut éviter de se poser la question de son "style de management", c’est-à-dire du socle culturel sur lequel repose ce management.

Est-il encore possible, dans ce contexte nouveau, de définir comme universel un management d’origine purement occidentale ? L’efficacité des responsables issus de cultures différentes, mais devant travailler ensemble pour des objectifs communs, est-elle mieux assurée par l’imposition d’un management issu d’une seule de ces cultures ? Comment apaiser les relations de travail, voire augmenter la rentabilité globale de ces équipes multiculturelles ? Comment parvenir à contourner "l’Himalaya" de la culture ?

Quand l’Occident rencontre l’Asie…

Un ouvrage qui plaide pour l’émergence d’un management vraiment global.

Source : Editeur Eyrolles

Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique

"On affirme, en Orient, que le meilleur moyen pour traverser un carré est d’en parcourir trois côtés."

[Thomas Edward Lawrence]
Extrait de Les sept piliers de la sagesse




Les investissements d’aujourdhui sont les profits de demain et les emplois d’après demain
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Auriez-vous investi dans cette start-up ? – Photo d’une équipe, au look "hippie", de Microsoft de 1978. 

Bill Gates, que l’on reconnaît en bas à gauche, et qui fait figure de frêle adolescent, n’imaginant certainement pas encore quelle sera sa fantastique destinée…

Il ne faut pas se fier aux apparences. Les investisseurs sont, certes, de grands anxieux qui ne demandent qu’à être rassurés. Mais on peut être sérieux sans se prendre au sérieux.

N’est-ce pas little Bill ?

N’est-ce pas little Linus ?

Finalement, ce sont peut-être les lunettes qui font la différence ? Je veux dire: la façon de voir les choses…

Il y en a que cela a inspiré de toute évidence…  

Les visionnaires d’hier qui ont changé le monde d’aujourd’hui – Rétrospective

 
Que dire alors de Steve Wozniak et Steve Jobs, ici en photo dans leur garage en 1975, en train de créer leur premier Apple. Agés respectivement de 25 et 20 ans, ils fonderont 1 an plus tard la société Apple computer…Qui pouvait savoir alors qu’il seraient les pères de la micro-informatique personnelle ?


Et ce jeune libraire souriant assis sur des piles d’ouvrages…sauriez-vous deviner, encore aujourd’hui, qu’il s’appelle Jeffrey Preston Bezos, qu’il est né le 12 janvier 1964 à Albuquerque au nouveau Mexique, et qu’en 1994, pionnier du commerce en ligne, il créait le site Amazon.com ?


Cet homme à l’allure modeste, est-ce un rabbin ? un dignitaire oriental ? Il se nomme Pierre Omidyar, il est né en France, à Paris, en 1967, dans une famille franco-iranienne. Il a déménagé au Etat-unis à l’âge de six ans. Diplôme en informatique, il est le fondateur…d’Ebay en 1995.


Ces deux étudiants à la chambre mal rangée, que vont-ils faire de leur vie ? L’un se nomme Sergueï Brin, issu d’une famille juive russe, émigrée aux Etats-Unis. A l´université Stanford, il a rencontré le second Larry Page. Ensemble, ils abandonnent leurs projets d’études pour créer en 1998 ce qui deviendra le n°1 des moteurs de recherche : Google, une success story / version complete

Vous avez su deviner pour chacun des cas ci-dessus ? Vos dons médiumniques peuvent vous rapporter gros… Pour les moins visionnaires d’entre-vous, voici un livre sur les innovations du XXIe siècle qui vont changer notre vie.

 
 Un souffle d’innovation, voire d’inspiration pour les entrepreneurs de demain
 
Vivre jusqu’à 120 ans grâce à la DHEA… Regarder la télévision sur un écran fin comme du papier et s’éclairer sans le moindre fil électrique… Bénéficier d’une transfusion de sang artificiel. Dormir les fenêtres ouvertes sans bruit grâce aux inverseurs de fréquence… Faire le plein de carburant d’hydrogène liquide. Recourir à une greffe de cerveau pour augmenter ses connaissances…
 
Non, ces innovations ne relèvent pas de la science-fiction !
 
Nombre d’entre elles sont déjà au point, sur le plan théorique tout au moins. Bientôt, elles vont bouleverser notre vie quotidienne. Se fondant sur des informations validées par des scientifiques, ce livre nous ouvre les portes du futur. Quelles étapes l’être humain va-t-il encore franchir ? Que nous réservent les décennies à venir ? Science, médecine, transports, communications, nouvelles technologies : de 2006 à 2100, découvrez année après année les innovations du XXIe siècle.
 
 
XXIe siècle: Les innovations qui vont changer notre vie
 
 
 
 Epilogue : la stratégie entrepreneuriale d’avant-garde mérite attention

 
Ces avant-gardistes de l’époque ont su tirer leur épingle du jeu.
Preuve à l’appui puisque les visionnaires sont en bonne place dans le classement des milliardaires (CF article Zdnet).

Les 10 patrons IT les plus riches

Mars 2006 (en milliards  de dollars)

Mars 2005

  1. Bill Gates (Microsoft)

50

46,5

    6. Paul Allen (Microsoft)

22

21

12. Michael Dell (Dell)

17,1

16

   15. Larry Ellison (Oracle)

16

18,4

         24. Steve Ballmer (Microsoft)

13,6

12,1 

  25. Azim Premji (Wipro) 13,3 9,3
   26. Sergey Brin (Google)

12,9

7,2
 27. Larry Page (Google) 12,8 7,2
    43. Pierre Omidyar (Ebay) 10,1 9,9
    89. Hasso Plattner (SAP)
6,4 5

Source : Forbes

 
Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique

"Je ne veux pas uniquement quelque choseinvestir. Je veux quelque chose à laquelle je puisse croire."
[Anita Roddick]



Le Goût de la science : comment je suis devenu chercheur

Des chercheurs, on a soit l’image du savant génial et un peu fou, tel Einstein tirant la langue, soit l’image d’un austère mathématicien reclus dans ses calculs. Ce livre tend à nous prouver le contraire, grâce aux témoignages parfois émouvants de chercheurs venus de divers horizons, mais tous animés d’une passion dévorante : celle de leur métier.

Comment naît la vocation ?

Si certains, comme Jean-Marie Brom ou Sophie Bonnet, qui voulait être océanographe depuis l’âge de 11 ans, ont su très tôt ce qu’ils voulaient faire, la voie de la recherche était beaucoup moins évidente pour d’autres. Michel Broué, mathématicien spécialiste de la théorie des groupes, voulait ainsi être cycliste ou chef d’orchestre. Jean Audouze explique même être devenu astrophysicien "par hasard".

Qu’ils soient issus d’un milieu aisé ou modeste, tous expliquent en tous cas que leurs parents les ont beaucoup poussés vers de hautes études. L’Ecole Centrale, Polytechnique ou médecine, ils ont emprunté les chemins privilégiés d’abord pour répondre à leur attente. Mais aussi par disposition. "Mes facilités en mathématiques m’ont engagé dans une filière scientifique, voie royale de l’enseignement français", reconnaît Jean-Pierre Luminet, astrophysicien au CNRS.

Le travail, oui mais…

Si tous sont donc naturellement doués, tous ne sont pas très travailleurs… Jacques Paul avoue ainsi avoir renoncé aux classes préparatoires pour soutenir son club de foot préféré, Reims. Pierre-Henri Gouyon, spécialiste de l’agronomie et de génétique, dit même être cité en exemple par son ancienne école (l’Institut National Agronomique) comme le type de l’élève pas très doué mais qui y arrive quand même.

Un livre : le déclic

Les livre, ou plutôt "le" livre joue le rôle de révélateur dans bien des cas. Pour Pascal Tassy, paléontologue, c’est les ptérodactyles dans la BD d’Edgar P. Jacobs L’Enigme de l’Atlantide qui l’ont fasciné dès son plus jeune âge. Michel Broué explique lui a voir été "profondément bouleversé" par le livre d’Einstein La Théorie de la relativité restreinte et générale, lu en classe de terminale. Jean-Marie Brom a croisé lui la route d’un professeur "génial et complètement cinglé", qui lui a donné envie de poursuivre vers la physique théorique.

Entre optimisme et inquiétude pour l’avenir

Le point commun de tous ces témoignages, c’est finalement la fierté d’avoir réalisé leur rêve, la fébrilité qui les anime quand ils sont proches de "trouver", le goût de partager leurs découvertes. Et pourtant, les récents déboires de la recherche française les désolent et ils sont inquiets pour la future génération.

Mais la recherche n’est pas un métier comme les autres. Même avec une certaine désaffection des jeunes pour les filières scientifiques, elle continue d’attirer. Car, comme le conclut Hervé Chneisweiss, le célèbre neurobiologiste qui a joué un rôle actif dans le soutien de la recherche en novembre 2004, "la recherche est une maladie grave, une passion".

 

  • Le goût de la science, textes rassemblés par Julie Clarini. Editions Alvik – 15 euros
  •  

    Source : L’internaute

    Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique



     
    Présentation générale de l’ouvrage :: Sommaire de l’ouvrage :: Extraits de l’ouvrage

    160 pages
    Prix : 15 €
    Sortie : avril 2006

    Pourquoi cet ouvrage ?
    Notre attitude par rapport aux découvertes scientifiques est ambivalente. D’un côté, les innovations techniques sont adoptées plus vite que jamais, s’agissant des télécoms par exemple. D’un autre côté, les craintes se multiplient devant les dérives possibles d’une science pervertie. Pourtant, la compétition économique devient mondiale et si nous ne nous intéressons pas aux sciences, d’autres pays le feront !
    Ces quelques considérations générales sont particulièrement adaptées à la question des nanotechnologies, qu’aborde l’ouvrage de Yan de Kerorguen.
    L’originalité du propos de l’auteur, qui n’est ni un pro ni un anti-nano, est de traiter le sujet globalement (aspects scientifiques, vie quotidienne, enjeux économiques, questions de société,…), à la portée de tous.

     

    L’auteur

    Né à Brazzaville et docteur en ethnologie, Yan de Kerorguen,  est rédacteur en chef adjoint à “ La Tribune ”. Il est également romancier et auteur de plusieurs ouvrages sur les rapports entre la science, l’économie et la société.

     

    Le livre

    Une nouvelle révolution technologique se prépare, discrètement. Pour la première fois de son histoire, l’homme pourrait être en passe de maîtriser l’infiniment petit, la structure atomique de la matière et créer des objets invisibles à l’oeil nu, incroyablement résistants, souples et légers.
    Ces nanotechnologies, expérimentées par des scientifiques depuis des décennies, sont en train d’exploser. Elles modifieront en profondeur nos structures économiques et sociales. Les industriels se mobilisent dans le développement de procédés de fabrication qui révolutionneront toutes les activités humaines: la médecine, l’environnement, l’énergie, l’habillement,  l’automobile,  les outils que nous utilisons pour communiquer et nous divertir.  On parle de la naissance d’un "nanomonde". Un marché estimé  à 1000 milliards de dollars en 2013!
    Vénérée par les uns, cette révolution technologique suscite  scepticisme ou crainte chez d’autres. De quoi s’agit-il exactement ? Quel impact sur la vie quotidienne ? Où en est la recherche, notamment française ? Quels risques pour la société ? Et si tout cela n’était que du marketing ?
    Voilà quelques unes des questions auxquelles répond ce livre accessible, destiné aux esprits curieux !

    Un livre qui appelle aussi à un véritable débat public sur les enjeux des nanotechnologies.

     

    Dossier thématique : >>>

     

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    Au début de cette année a paru sous format papier aux Éditions Allia le "Rapport secret du Pentagone sur le changement climatique".

     

            Ce rapport avait été commandé par le Pentagone, sous la houlette de Andrew Marshall, influent conseiller de Donald Rumsfeld. Ses auteurs sont Peter Schwartz, consultant à la CIA et ancien responsable du planning à la Royal Dutch/Shell, et Doug Randall, de Global Business Network, un cabinet de consultants basé en Californie.

    Le rapport avait été «livré» en octobre 2003 mais sa divulgation en dehors des sphères militaires avait été freinée par les autorités américaines, car ses conclusions allaient à l’encontre des thèses habituellement défendues par l’administration Bush. Cette controverse avait en partie occulté le fond du rapport, et paradoxalement, on avait peu évoqué ses conclusions dans les grands médias.

    Tout d’abord il convient de souligner la démarche tout à fait originale des auteurs: il ne s’agit pas de savoir si la terre se réchauffe, ni comment, mais bien de se poser la question des conséquences pour la sécurité nationale des États-Unis d’une brusque modification du climat. Nulle philanthropie ici, mais bien un acte politique, au sens où il s’agit d’anticiper pour mieux agir.

     

    En second lieu, les auteurs ne se placent pas dans l’hypothèse d’une modification graduelle du climat – qui est celle que nous évoquons le plus souvent – mais bien dans celle d’une rupture brusque à horizon 2010, c’est-à-dire demain, rupture qu’ils jugent tout à fait plausible en prenant en compte des indices scientifiques convergents et en ayant un regard rétrospectif sur des modifications climatiques intervenues au cours des 20 000 dernières années – notamment lors de la période dite du «Dryas récent» il y a 12 700 ans, puis au cours d’un épisode de refroidissement de la Terre intervenu il y a 8200 ans, qui sert de référence pour le scénario envisagé, et enfin lors du petit âge glaciaire qui a duré du XIVe au XIXe siècle.

    Pour Randall et Marshall, le problème n’est pas de savoir si cela va se passer, mais bien comment réagir puisque cela va se passer. En ce sens ils mettent en œuvre ce que le philosophe français Jean Pierre Dupuy préconise dans son livre Petite métaphysique des tsunamis (ed. Seuil) qui décrit l’attitude souhaitable par rapport à des «catastrophes annoncées»: il faut faire comme si elles avaient déjà eu lieu pour mieux se prémunir!

    Le scénario, décrit dans le rapport, et basé sur des données scientifiques incontestables, est le suivant: le réchauffement climatique progressif, que nous constatons depuis des décennies, entraîne actuellement un ralentissement abrupt de la circulation thermohaline océanique – courants océaniques en profondeur qui jouent un rôle crucial dans la régulation thermique de la Terre – sous l’effet du refroidissement des océans, en raison de la fonte des glaces, et de leur «adoucissement». Ce phénomène induit des réactions en chaîne sur le climat mondial, par exemple une perturbation majeure du Gulf Stream qui baigne les côtes européennes. Ainsi cette situation pourrait entraîner en quelques années des «hivers beaucoup plus rudes, une réduction drastique de l’humidité au sol et l’apparition de vents plus violents dans certaines des régions qui fournissent actuellement une partie importante de la production mondiale de nourriture». En conséquence: «Avec une préparation inadéquate, le résultat pourrait être une baisse significative de la capacité de l’écosystème de la Terre à supporter la population».

     

    Ainsi, pour l’Europe, cela voudrait dire une baisse annuelle des températures de 3,3° sur la période 2010/2020, avec des tempêtes de neige et de vent beaucoup plus fréquentes, une raréfaction des ressources en eau, et des zones agricoles durement touchées, tout cela rendant notre environnement beaucoup moins hospitalier.

    Cela paraît presque farfelu, mais quand on lit, p. 23 du rapport: «Dès 2005 certaines régions du monde ressentent plus intensément les effets de ces variations du climat. Des tempêtes et des typhons plus gros provoquent des ondes de tempête…», on ne peut s’empêcher de penser à l’ouragan Katrina et à l’ensemble de ses répercussions.

    Au bout du compte, dans ce scénario, le climat est profondément «déréglé» sur l’ensemble du globe, entraînant des modifications importantes des écosystèmes – sécheresses, diminution des ressources alimentaires, accès à l’eau potable rendu plus difficile, zones devenues inhabitables… – ce qui provoque de profonds déséquilibres économiques, sociaux et politiques.

    En effet, la capacité de charge ou capacité d’accueil, c’est-à-dire l’aptitude de la Terre et de ses écosystèmes familiers, qui incluent les systèmes sociaux, économiques et culturels, à assurer la subsistance d’un nombre fini de personnes sur la planète, est alors mise à mal partout dans le monde. Ce concept de capacité d’accueil, qui est débattu depuis près de 200 ans par des théoriciens tels Malthus, qui publiait dès 1798 son essai sur Le principe de la population et son effet sur l’amélioration future de la société, serait alors remis à l’ordre du jour de façon tragique. En effet, d’ordinaire, la capacité de charge augmente notamment sous l’effet du progrès technique qui permet d’absorber l’augmentation de la population, mais une brusque dégradation de la capacité de charge, non compensée, entraîne quasi mécaniquement une diminution de la population sous l’effet des famines, des maladies ou des guerres…

    Le système s’auto-régule, en quelque sorte. Dès lors, la modification du climat ferait faire un terrible bond en arrière à l’humanité, si celle-ci ne s’y prépare pas correctement, avec notamment des tensions croissantes pour l’accès à des ressources de plus en plus rares entraînant conflits, migrations massives, guerres, stratégies ultra-protectionnistes…

    Devant ce scénario noir, mais plausible – rappelons encore une fois l’objectif premier du rapport: assurer la sécurité des États-Unis – les auteurs préconisent sept mesures:

    • Améliorer les modèles de prévision climatique, pour valider les scénarios de changement climatique de façon plus précise
    • Assembler des modèles prévisionnels complets des répercussions du changement climatique, pour mieux évaluer les impacts de ces changements
    • Créer des outils de mesure du risque – pour chaque pays ou chaque région
    • Identifier des stratégies de parade, pour sécuriser les accès aux ressources rares
    • Préparer des réponses adaptatives aux nouveaux besoins, pour faire face aux maladies, migrations…
    • Étudier les implications locales, notamment pour les zones agricoles
    • Explorer des options géo-technologiques de contrôle du climat.

    Au-delà du scénario proposé, c’est bien là l’essentiel de la démarche du rapport.

    Pour conclure, on peut se demander si notre pays, ou de façon plus pertinente l’Union européenne ont développé de telles approches. Cela semble indispensable, et il serait fondamental que nous, citoyens, en soyons informés.

    Une version électronique du rapport ainsi qu’un dossier plus étoffé sur le sujet sont disponibles sur le site www.paxhumana.info

     
     Source : AgoraVox
     
     

    > Cliquez-ici pour l’acheter : "Rapport secret du Pentagone sur le changement climatique", traduit de l’anglais par Arnaud Pouillot, Allia, 68 pages, 6,10 €.

    > Pour en savoir plus :
    - Blog Planete Bleue
    - SOS-Planete, actualité de la planète
    - FEDRE, projet Planet Climat, conduit en partenriat avec la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris, destiné à sensibiliser sur le changement climatique. 
    - Rapport scientifique de consensus produit par le GIEC (Groupe d’Experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat).
    - Greenpeace
    - Defi pour la Terre

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    "Si tu ne sais pas où tu vas, n’oublie jamais d’où tu viens." Proverbe togolais



    {26 mars 2006}   Demain, tous centenaires ?

                                                                                    

    Pour faire un contre-poids à cette mobilisation générale de la jeunesse actuelle face au CPE, je vous invite à lire deux essais explorant l’imaginaire lié à la longévité humaine.

    Quelles sont les conséquences des récents progrès scientifiques ?

    Vivre plus longtemps et en meilleur en santé… ce vieux rêve de l’humanité est au coeur de "Quand les centenaires seront jeunes", un essai passionant de l’historien Lucian Boia, qui explore les possibilités de la longévité humaine.

    Si l’Antiquité est à l’origine des principaux mythes lié à ce thème, dans la pratique les penseurs étaient plus ou moins résignés à la briéveté de la longévité de la vie, à l’image du stoique Sénèque.

     "Ce fut la Chine qui offrit la première l’exemple d’une stratégie effective contre la mort", note l’auteur.
    Le taoisme propose un ensemble cohérent des pratiques pour défier le temps : "régime alimentaire, concentration mentale…

    Le contrates est fort avec l’Occident médieval où la quête chrétienne de l’immortalité privilégie le royaume divin au détriment du séjour terreste.

    La tendance s’est inversée  à lépoque moderne : le déclin de la croyance en l’au-délà a augmenté la valeur investie dans la vie corporelle.

                                                                   
    Lucian Boia dresse un riche panorama des expériences pour prolonger la vie et des nouveaux mythes qu’elles suscitent, notamment dans la littérature.
    Il étudie le thème de la longévité à l’heure des idéologies, des théories inquiètantes de l’eugénisme jusqu’aux tentatives sociétiques de regénérer l’homme.

    > A lire : "Quand les centenaires seront jeunes", Lucian Boia. Les Belles Lettres, 250 pages, 17 €uros.

     

    En 2025, les centenaires feront-ils tous leur jogging matinal …

    Avec le grand bond en avant de l’espérance de vie depuis un siècle, notre société s’apprête à vivre une révolution majeure, constate Dominique Simmonet, rédacteur en chef de "L’express". Dans "Une vie en plus", il a interrogé trois spécialistes sur les progrès de la science et … ses conséquences.

    Le biochimiste Joel de Rosnay explique comment le corps vieillit, quelles sont les recettes pour vivre plus et surtout en meilleure santé. Jean-Louis Servanschreiber, directeur du magazine Psychologie, s’interroge sur le sens donné à ces "années bonus" et décrit un nouvel art de vivre.

    Enfin le journaliste François de Closets se penche sur les problèmes de société liés à ces afflux de seniors pleins de vitalité : quelles conséquences sur les générations futures ? Comment éviter l’explosion sociale ?
    Ce n’est pas le moindre des défis révélés par cet essai revigorant.

    > A lire : "Une vie en plus. La longévité, pour quoi faire ?", Dominique Simonnet, Le Seuil, 230 pages, 18 €uros.

    Source : La Tribune

     

    Bonne lecture !

    Votre dévouée reporter ARTAccès en direct de la Révolution Technologique

    "Je ne veux pas atteindre l’immortalité grâce à mon oeuvre. Je veux atteindre l’immortalité en ne mourant pas."
    [Woody Allen]
    Cité dans Woody Allen and his Comedy (Edward Lax)


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