La téléphonie mobile en chiffres
La France comptait 45,4 millions d’abonnés au téléphone mobile fin juin contre 44,926 millions fin mars, a annoncé lundi l’Autorité de régulation des communications électroniques et des Postes. Le taux de pénétration dépasse les 75%, selon l’Observatoire des mobiles, publié par l’Arcep. En un an, les trois opérateurs français ont recruté au total plus de 3 millions de clients, soit une progression supérieure à 7%. Désormais, une vaste majorité (62,9%) des clients dispose d’un abonnement, les autres utilisant toujours le mode du prépaiement . Orange domine encore et toujours le secteur, avec 21,4 millions de clients et 47,3% de parts de marché. Mais la filiale de France Télécom perd constamment du terrain, en particulier face à SFR. Le numéro 2 affiche la croissance la plus dynamique avec 1,3 millions de clients supplémentaires en un an. Son parc d’abonnés s’affiche à 16,2 millions et 35,8% de parts de marché, en hausse de 1% par rapport à 2004. De son côté, Bouygues compte 7,6 millions de clients, en légère hausse, et détient 16,9% du marché.
Pour 2006, le cap des 2 milliards d’utilisateurs atteint, estime le patron du géant britannique de la téléphonie mobile Vodafone, Arun Sarin, dans un entretien au Welt am Sonntag.
Selon le baromètre du Journal du Net (Plus de 2200 internautes ont répondu auquestionnaire sur les opérateurs et constructeurs de téléphone mobiles), pour l’année 2005, le classement des acteurs du marché révèle quelques surprises :
- Pour le classement des opérateurs, SFR et Samsung bouleversent le classement précédent et prennent les premières places. L’opérateur crée la surprise en délogeant Bouygues, premier depuis deux ans.
- Pour le classement des constructeurs, Samsung en force.
- Le classement des fabricants de mobile est également bouleversé : le constructeur coréen détrône Nokia.
L’an dernier, plus de 1600 lecteurs avaient répondu à notre enquête pour élire Bouygues et Nokia.
>> Pour en savoir plus :
Rétrospective : Baromètre 2004
Dernières applications commerciales 3G en France
La troisième génération de téléphones portables, la 3G, est arrivée en France.
Les dessous de la technologie 3G
On s’était à peine habitué aux GSM, GPRS et autres EDGE. Que se cache-t-il derrière ces nouveaux sigles 3G, UMTS, W-CDMA ? Comment fonctionne la nouvelle norme de téléphonie mobile ?
La 3G désigne la troisième génération de téléphonie mobile. Techniquement, elle s’appelle UMTS pour Universal Mobile Telecommunications System. Ces appellations désignent toutes deux la nouvelle technologie de transmission de la voix et des données pour les téléphones portables. Lancée en France en novembre dernier par SFR après de nombreux retards, elle succède au GPRS qui, en plus de la voix, assurait une gestion optimisée de la transmission de données, en permettant, sur les téléphones mobiles, des débits équivalents à ceux proposés par un modem sur une ligne téléphonique traditionnelle.
En réalité, le GPRS n’était lui-même qu’une évolution du protocole GSM qui, au début des années 1990, avait assuré la popularisation du téléphone portable. A l’époque, si le GSM permettait une transmission sans faille de la voix des utilisateurs, ses performances, en matière de transferts de données, ne lui permettait pas de dépasser le débit un peu faiblard de 9,6 kbits/s soit l’équivalent de celui d’un fax.
L’ADSL dans votre mobile
Aujourd’hui, avec la 3G, c’est un véritable bond en avant qui s’opère en matière de débits : avec jusqu’à 384 kilobits/s autorisés lors du transfert d’informations (voix ou données), la troisième génération de mobile est un peu au téléphone GSM, ce que l’ADSL est à la connexion RTC en matière d’internet. Voilà qui explique la profusion de service (visiophonie, télévision, clip vidéo,…) proposée au lancement de ces nouveaux téléphones : les canaux de communication ayant été élargis, on peut à présent les remplir avec bien plus de médias qu’autrefois.
Mais comment cela fonctionne-t-il ? Tout le secret de la 3G réside dans un nouveau procédé de multiplexage appelé W-CDMA. Qu’est ce que le multiplexage ? La technique vise à faire passer les données en provenance de plusieurs utilisateurs sur un seul canal, et ce, dans les deux sens. Par exemple, lorsque plusieurs utilisateurs connectés à un même relais de transmission entament, en même temps, une conversation ou utilisent leurs téléphones pour envoyer des données. Un algorithme traite alors les données en provenance de l’ensemble des sources de façon à les faire passer toutes par cet unique tuyau.
Deux innovations majeures
Les anciens protocoles (GSM et GPRS) utilisaient des procédés de multiplexage temporel ou de multiplexage en fréquence : à chaque utilisateur, une bande de fréquence était allouée pour toute la durée de sa conversation, ou bien, toute la bande de fréquence lui était ouverte mais pour un court laps de temps régulièrement répété. Avec la technologie W-CDMA employée par la 3G, deux innovations majeures : la bande de fréquence attribuée à la transmission des appels téléphoniques est plus large, le débit en est d’autant augmenté. Par ailleurs, le W-CDMA gère la transmission de l’information selon des méthodes héritées de l’informatique : la transmission par "paquets". Comme son nom l’indique, l’information (paroles ou données) est coupée en petits "paquets" qui sont ensuite transmis de manière optimisée sur le canal de communication selon le trafic observé et la disponibilité des canaux de transmissions.
Et pour l’avenir ? Et bien, si les utilisateurs européens découvrent tout juste la 3G, elle existe pourtant déjà depuis 2001 au Japon. Et, le pays du soleil levant ne chôme pas, en matière de téléphonie mobile, puisque la 4G y est déjà annoncée ! Une quatrième génération de téléphones mobiles est attendue là bas, à l’horizon, 2007 – 2010. Et attention les yeux, des débits stratosphériques sont annoncés. De l’ordre de 300 Mbit/s ! Il ne reste plus qu’à découvrir ce que l’on va bien pouvoir en faire..
Pour ceux qui n’ont pas les moyens
La 3G restant encore une technologie assez dispendieuse, une alternative existe. Encore peu répandu en France (mais Bouygues Telecom devrait prochainement proposer une offre), il s’agit de la technologie EDGE, ultime évolution du GSM, qui devrait offrir jusqu’à 250 kbit/s de débit. Affaire à suivre, pour les technophiles sans le sou…
Source : Linternaute.com
L’innovation 3G jugée par les utilisateurs
Regarder la télévision sur son téléphone, voir son correspondant quand on l’appelle, c’est maintenant possible. Que valent ces nouveaux services de téléphonie mobile ?
- Vous voulez voir celui qui vous parle au téléphone ? La visiophonie est faite pour vous.
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Confort exceptionnel au niveau de la communication
Camera souple avec différents angles disponibles.
Vérifcation instantanée de votre "image"
Option Intteruption immédiate du flux video : appréciable en cas de situation délicate.
Facture identique à la conversation vocale
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Coupure de réseaux ultra fréquentes (images figées / traces de rémanences
Couverture réseau à vérifier
Compatible avec autres 3G encore faut-il qu’il perse comme produit de masse.
- Regarder un clip musical, une bande annonce de film ou un sketch de comique avec votre mobile. C’est ce qui est proposé dans le service de vidéo à la demande…
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Temps de chargement très rapide (10 secondes pour 1 à 2 minutes de video)
VOD avec une recherche thèmatique très simple d’utilisation
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Ergonomie moyenne (impossible de faire pause, retour arrière..)
Téléchargement aléatoire – Les fans de sonneries en savent quelque chose
Confort visuel relatif
- Regarder la télévision sur son mobile : on en a tous rêvé en se trouvant bloquer dans un embouteillage. C’est maintenant possible avec la 3G
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Nombreux programmes disponible en continu
Qualité image acceptable- Qualité d’encodage exceptionnelle
Téléchargement ultra rapide
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Forfait peut exploser (Hors forfait chez Orange est à 0,30E et 0,54 chez SFR
petit décalage entre le direct et la retranscription sur le portable – temps de latence de 10 à 30 secondes
Batterie pompe beaucoup en énergie (durée moyenne 2Heures)
Magnifique but, c’est l’action de l’année : frustrant d’entendre ça à la radio non ? Vous ne pouvez pas attendre de rentrer chez vous pour voir le but ? Allumez votre mobile !
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Offre très large avec Orange. Dites merci aux partenaires (ex: diffuse en exclusivité des résumés de matches de ligue 1 de football)
La ligue 2 n’est pas en reste. Tout comme le rugby, le tennis pour l’année prochaine et le Tour de France. Evenement exceptionnel comme le Vendée Globe.
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Qualité de l’image inférieur à de la TV en live
Ergonomie dans l’usage des fonctionnalités
L ‘UMTS c’est bien beau, mais est-ce vraiment différent du WAP ? Certes c’est plus rapide… en théorie.
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contenu libre et varié
confort d’utilisation
Téléchargement très bon
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Certains services ne sont pas libres
Tous les URL ne sont pas systèmatiquement acceptés
La navigation n’est pas beaucoup plus rapide qu’avec un service de WAP classique
Le service Vodafone/SFR est également intéressant mais tout est payant ce qui est un peu frustrant, en contrepartie l’offre nous a paru de qualité.
- LCI, Euronews, ITV, France télévision… La 3G a pris le pari d’informer les utilisateurs en continu, l’offre proposée a de quoi largement satisfaire votre soif d’informations
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Orange propose propose quatre flashs d’information dans la journée : matin, midi, après midi et soirée, il s’agit de flashs reformatés par l’équipe de LCI.
Contenu de qualité
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Coût élevé
Téléphones 3G : les premiers modèles disponibles
Voici les premiers téléphones 3G disponibles sur le marché qui vous permettront de surfer sur la nouvelle vague
Les limites de l’UMTS et de la génération 3G
L’UMTS à deux contraintes :
- une couverture incompléte du réseau, qui ne satisfait les zones reculées;
- un choix limité de terminaux.On trouve à l’heure actuelle deux grandes familles de terminaux UMTS: les téléphones et les smartphones, dont l’usage professionnel tourne surtout autour de l’accès à la messagerie électronique ; et les PC-card 32 bits pour PC portables. Les PDA sont pour le moment laissés pour compte, et les entreprisesqui tiennent à les utiliser n’ont d’autre solution que de les relier à un téléphone UMTS, via Bluetooth, par exemple.
Zoom sur les accords commerciaux…
Les services multimédia toujours plus présents
Après la déferlante des services multimédia : musique, photos, internet. Les accords et partenariats vont bon train.
La musique s’affirme comme l’un des enjeux principaux de la 3G. SFR signe ainsi un accord avec Universal qui porte sur l’élargissement du catalogue de titres disponibles en téléchargement sur le portail multimédia Vodafone Live et sur le lancement d’une chaîne de télévision sur mobile, interactive et musicale. Label Studio TV, c’est son nom, explore une nouvelle voie de diffusion.
L’autre inconnue en matière de services multimédia est le jeux video. L’arrivée des géants du jeu vidéo sur le mobile annonce l’émergence d’un nouveau marché. Les éditeurs français placent déjà leurs pions à l’international. Primo, les jeux sur mobile représentent un secteur de plus en plus attractif. Selon le cabinet Informa, le marché mondial a atteint 1,35 milliard de dollars en 2004 et pourrait peser plus de 10 milliards d’ici 2010. Deusio, les jeux sur mobile représentent un marché très éclaté, où évoluent une myriade d’éditeurs spécialisés. Deux caractéristiques qui, combinées, ont déclenché les grandes manoeuvres. Même si les prévisions de Screen Digest sont un peu moins optimistes que celles du cabinet britannique Informa, avec un marché de 6,4 milliards de dollars prévus en 2010, tous les observateurs s’accordent à dire que le mobile sera le principal relais de croissance des éditeurs de jeux dans les prochaines années. A vos manettes !
La prochaine étape, c’est la TV en direct mobile. D’ailleurs, une toute récente étude de Strategy Analytics estime que 25% des appareils utilisés pour regarder la télévision en 2010 seront des téléphones. Près de 2 millions de ces appareils seront vendus cette année. Le chiffre pourrait atteindre 73 millions dans 5 ans. La difficulté semble résider du côté des producteurs de programme de télé qui doivent trouver les formats adéquats et le moyen de convaincre les usagers de les regarder sur leurs portables. Résultat concluant pour la première expérience de télévision mobile en direct, menée par Nokia et ses partenaires, Digita, Elisa, MTV, Nelonen, Sonera et YLE, à l’occasion des Championnats du monde d’athlétisme à Helsinki. L’expérience en grandeur nature menée à Helsinki devrait valider la technologie DVB-H de distribution des programmes de télévision vers les téléphones mobiles. Les résultats définitifs seront publiés fin août. Mais le premier bilan serait concluant.
Une information de dernière minute vient de tomber, SFR vient d’expérimenter ce 17 Août, avec comme partenaire, le Journal "L’Equipe" une émission de foot en direct, retransmis sur les mobiles compatibles 3G. Il fallait bien un commencement…
Convergence Fixe/mobile
L’autre tendance à venir, c’est la convergence du fixe/mobile, pour une téléphonie unique. Les accords commerciaux vont bon train dans ce domaine. Évoquée depuis des années, la convergence du fixe et du mobile passe en phase d’exploitation. Après BT et son téléphone mobile qui bascule sur le réseau fixe à domicile, des offres sont en préparation chez France Télécom, Cegetel ou Neuf Télécom.
D’autre part, Nokia, le groupe finlandais compte attaquer avec force le marché de la convergence fixe-mobile. Des partenariats sont noués avec OnRelay, Avaya ou encore Cisco Systems.
Nokia Connection 2005, qui s’est déroulé les 13 au 14 juin à Helsinki, aura été l’occasion pour le finlandais de dévoiler une partie de ses nouveaux produits et de sa stratégie. Côté entreprises, le numéro un mondial des terminaux mobiles a présenté plusieurs alliances autour de la convergence fixe-mobile. Pour Nokia, la convergence ne traite pas exclusivement d’un réseau voix-données IP unique, mais aussi de la convergence entre réseaux fixes et mobiles. Un point financier crucial puisque Jeremy Green, analyste principal chez Ovum, estime que « les entreprises dépensent jusqu’à 50 % de leurs budgets télécoms en mobilité » .
Source : 01 Net
Vous avez dit Guerre des Normes ? La Voix sur IP : à surveiller…
Une autre interrogation pointe à l’horizon, il semblerait que la guerre des normes en matière de terminaux mobiles tend à se poursuivre que ce soit sur le marché des entreprises que du grand public . Perspectives allécheantes pour la téléphonie mobile sur réseau Wi-Fi. Indispensable pour éviter la déferlante de la "voix sur IP.
Le Wifi et dorévavant le WiMax n’est plus cantonner à ramasser les restes, avec son expansion auprès des collectivités et au sein de lieux publics tel que les campus, aéroports…
Téléphoner avec un combiné mobile en utilisant un réseau Wi-Fi, en entreprise, dans un hot spot public ou à la maison, reste une pratique marginale. Mais selon Infonetics Research, société britannique d’études de marchés, le secteur est en plein essor. En 2004, le chiffre d’affaires cumulé par les ventes mondiales de combinés mobiles compatibles Wi-Fi a atteint 54,7 millions de dollars, relève Infonetics. Seuls 143.000 téléphones Wi-Fi ont été vendus. En effet, la norme Wifi va devenir compatible sur certains mobiles. Les experts s’accordent à dire que la téléphonie sur Wi-Fi prendra rapidement de l’ampleur, surtout du côté des combinés dual-mode Wi-Fi/GSM. Motorola, Cisco et Fance Télécom s’y préparent.
Zoom sur ces accords :
- Motorola et Cisco Systems viennent d’annoncer un partenariat en vue de développer une solution mobile Wi-Fi /GSM pour les entreprises. Cette solution clé en main devrait être commercialisée début 2006.
- Pour le grand public, British Telecom a dévoilé une offre de convergence fixe et mobile basée sur un combiné unique. Le téléphone est capable de basculer sur le réseau fixe au domicile en mode VoIP, et de se connecter au réseau GSM en extérieur. Pour 2006 également, soyons patient !
- France Télécom prépare une offre similaire baptisée "Homezone", qui s’appuiera également sur un téléphone compatible GSM et Wi-Fi, et utilisera la plate-forme Windows mobile de Microsoft
Ces solutions servent à contrecarrer les offres de téléphonies sur IP qui commence à émerger auprès du grand public. Pour l’architecte mobilité d’Intel, la voix sur IP est omniprésente et les opérateurs seront obligés de s’adapter. Comme le soulève WolfGang Moesenender d’Intel, « La voix sur IP bouleverse les sources de revenus des opérateurs », ces derniers ont du avoir les oreilles qui sifflaient.
L’exemple sans conteste à suivre est B3G, un fournisseur de services Centrex IP d’entreprise n’est crédible que s’il est un opérateur télécoms complet. B3G Telecom, qui tisse sa toile dans toutes les directions, en est un bon exemple.
Source : ZDNet
Stratégie européenne, un retard alarmant… Réveil patriotique en France
D’autre part, la stratégie européenne ne s’en laisse pas compter sur le créneau stratégique des Télécoms, puique le retard alarmant constaté par Bruxelles, dans le domaine de la recherche, a eu pour conséquence de financer 276 projets de recherche dans les communications mobiles, ou le haut débit. un investissement bien moindre qu’aux Etats-Unis et au Japon. Cet investissement, d’un milliard dans l’informatique et les télécoms, a été effectué dans le cadre de son sixième programme-cadre de recherche. Ces projets visent à réaliser « des percées industrielles et sociétales dans des domaines qui revêtent une importance stratégique pour l’Europe », souligne la Commission européenne dans un communiqué. Une grande partie de ces projets seront donc consacrés aux communications mobiles, au développement du haut-débit, à la microélectronique et à la nanoélectronique. Les propos de Viviane Riding semblent quelque peu désarmants puisqu’elle considère que « Les investissements en faveur des technologies de l’information et des communications sont ceux qui ont le plus de chances de promouvoir la croissance et l’emploi (…) Mais ils restent nettement insuffisants en raison du manque de ressources tant au niveau de l’UE qu’à l’échelon national ».
Quant à la France, les pôles de compétitivité a été porteur pour France Telecom. Le 12 juillet, le CIADT (Comité Interministériel d’Aménagement et de Développement du Territoire) a dévoilé la liste des 67 projets labellisés "pôles de compétitivité". Ceux-ci constituent, dans des zones géographiques prédéfinies, des associations des divers partenaires locaux (entreprises, centres de formation, unités de recherche publique ou privée…) qui réunissent leurs compétences pour mener différents projets en matière de recherche et développement.
Avec plus de 3 500 chercheurs répartis en France et une collaboration dynamique avec ses partenaires régionaux, le groupe France Télécom s’est naturellement impliqué dans six projets relevant des TIC : tous ont été retenus. Parmi eux, on retrouve un pôle d’envergure nationale ou régionale (le Pôle Transactions Electroniques Sécurisées de Caen), 3 pôles de compétitivité d’ores et déjà mondiaux (le Pôle Solutions communicantes sécurisées de Sophia-Antipolis, le Pôle Minalogic de Grenoble et le Pôle System@tic d’Ile-de-France) et 2 pôles "à vocation mondiale" (le Pôle "Image, Multimédia et Vie Numérique" d’Ile-de-France et le Pôle "Images et Réseaux" de Bretagne).
Le portable, "le fil de la vie"
Finalement, comme le dit le directeur de la stratégie d’Orange, Jean Noel Troc, lors d’une interview, le portable va devenir la télécommande universelle, une passerelle de convergence des télécommunications.
A ce titre, une récente étude abonde dans ce sens en précisant que les terminaux mobiles qui ont le vent en poupe sont les téléphones mobiles au détriment des PDA, même communicants. Des constructeurs comme Nokia, Motorola font de leur portable de véritable centre multimédia, ils ont compris les attentes des consommateurs. Ces dernièrs préférent leur portable aux PDA traditionnels HP, Palm, entre autres. Seul BlackBerry est un des seuls à séduire encore la demande.
Zoom sur Nokia : Pourquoi innove-t-il toujours autant ?
D’ailleurs Nokia est un cas d’école puisqu’il est actuellement le maître à penser en matière d’innovations Telecoms dans le secteur privé. Il a su embarquer de multiples services multimédia sur le mobile.
Il symbolise "le fil de la vie" avant-gardiste à bien des égards. Tout d’abord, ces orientations stratégiques servent à masquer une faille, celle d’avoir perdu son hégémonie incontestée comme référence incontournable en France. D’ailleurs, un opérateur français le confirme : "Nokia ne fait plus référence en France depuis deux ou trois ans". A ce titre, son programme d’innovation se tourne sur 5 leviers :
- Perdant de la vitesse sur ces composants, Nokia a lancé la 3,9G, qui est sensé remplacer la 3G actuelle. Cette technologie vise un débit de 100 Mbits/s vers le terminal, et de 50 Mbits/s vers le réseau. Elle constitur une nouvelle variante de la 3,5G (la HSDPA ou High Speed Downlink Packet Access), qui promet, à terme, un débit de 14 Mbits/s. Les concurrents de Nokia travaillent également sur la 3G d’après demain. Nortel parle, dans son cas, de HSOPA (HS Speed OFDM Packet Access).
- Le constructeur développe une technologie propriétaire : l’I-HSDA, qui autorise un opérateur de téléphonie mobile à fournir des services de type WIMAX sans déployer cette infrastructure. Alors que paradoxalement, Nokia soutient un forum sur le "vrai" Wimax.
- Le Finlandais a ainsi surpris tout le monde en présentant récemment une minitablette (770) fonctionnant… sous Linux, et non avec l’OS Symbian. Autre surprise, ce terminal fonctionne en dual Wifi et Bluetooth, et non pas en GPRS/GSM. D’après le vice-président de Gartner, ‘Nokia test le logiciel libre", Ainsi soit-il ! Pour ce terminal, la version DVB-H est soumise à la question puisque lors des Jeux d’Helsinky, le TV en direct s’est vu mis en avant pour ces premiers tests. L’autre "dada" de Nokia. Autre nouveauté, l’incursion dans un concept, qui doit concrétiser la téléphonie unique. Autrement dit, la convergence Fixe/mobile, avec l’introduction de la voix sur Wifi. Pour cela, c’est la technologie multi-radio qui sera utilisée fin 2005 sur les trerminaux de la série-60. Pour mettre en place cette plateforme GSM/mobile et Wifi/fixe, Nokia vient ainsi de conclure deux accords, un avec Ayava, un autre avec Cisco.
- Autre bataille, les smartphones de Nokia, qui concurrencent (?) le système d’exploitation de Mobile Windows avec son "Symbian". Un combat de "non-dupe" puisque Nokia a acquis la licence ActivSync, synchronisateur de données, qui appartient à … Microsoft.
C’est pour ainsi dire une envolée sur la vague de l’innovation.
Zoom sur Japon :
"Vous acceptez les paiements par téléphone mobile ?"
Cette question, aujourd’hui incongrue, pourrait bientôt faire partie de notre quotidien ! Seule inconnue majeure pour l’Europe, c’est l’application du m-commerce a du mal à décoller. Les marchands se positionnent, les experts tablent sur un potentiel gigantesque, mais les ventes sur mobile restent confidentielles. Les marchands sont satisfaits de ces services i-mode mais ne croit pas au modèle proposé par les opérateurs, que se soit le moyen de paiement (commissions et âpre discussions), l’autonomie sur le feedback de leur campagne (les données sur l’audience sont chasse gardée des opérateurs)… Tous ces freins associés à un manque d’optimisme sur l’impact de ce canal de promotion font que le m-commerce stagne.
L’empire du soleil levant ne nous a pas attendu pour le mettre en pratique. On dit pas TP, déjà ??
L’empire du soleil levant porte décidemment assez bien son nom. Après avoir développé avec succès les fameux téléphones « I-mode » donnant accès à Internet, au nez et à la barbe des opérateurs européens qui s’acharnaient dans le même temps à commercialiser des téléphones WAP, quatre ans plus tard, les opérateurs de téléphonie japonais continuent de surprendre.
Si la Chine bat tous les records nationaux de mass market en frisant les 300 millions d’abonnés à la téléphonie mobile, c’est toujours du Japon que se dessinent les prochains services de nos téléphones portables.
La preuve ? Trois secteurs attestent de cette capacité d’innovation incomparable.
- La musique et la photo prid d’assaut. Lorsque majors et acteurs de la téléphonie mobile européens mettent progressivement en place des partenariats, KDDI commercialise depuis deux ans au Japon un système dé téléchargement d’extraits musicaux (plus de 100 millions d’extraits déjà téléchargés !), et va lancer en 2005 un vrai service de téléchargement de musique en ligne pour ses téléphones. Côté constructeurs, Toshiba est dans les starting blocks pour lancer son mini disque dur pour téléphones portables munis de lecteur MP3…
- Devant atteindre 7 milliards d’euros en 2005, le m-commerce est par ailleurs en plein développement au Japon. Les biens immatériels (réservations, sonneries…) représentent aujourd’hui l’essentiel du marché, mais ils devraient progressivement laisser une place à l’achat de biens concrets grâce à l’arrivée des nouveaux téléphones « portefeuilles » lancés par NTT DoCoMo.
L’opérateur NTT Docomo le leader nipon de la téléphonie mobile (48 millions d’abonnés) se diversifie en prenant 34% du capital du numéro deux nippon de la carte de crédit, filiale du conglomérat financier Sumitomo Mitsui Financial Group. DoCoMo n’attend pas une rentabilité immédiate de cette investissement, mais compte sur des synergies entre le téléphone cellulaire et la carte bancaire. Avec le développement de la 3G et des puces RFID, les mobiles deviennent un moyen de paiement "sans contact" et des porte-monnaie électroniques. Selon Les Echos, "ce partenariat lui permettra de lancer une carte de crédit sous la marque DoCoMo (une « physique » – réelle – et une « virtuelle » logée dans la puce du téléphone), mais il s’associe surtout avec un groupe au savoir-faire reconnu qui va l’aider à convertir les commerçants au porte-monnaie électronique incorporé dans le portable".
Munis de carte à puce Sony (« Felica ») et d’un lecteur infrarouge de code barre, ces derniers devraient jouer un rôle dans le développement du m-commerce, et peut-être devenir une télécommande universelle pour la maison communicante ? Cette technologie est déjà utilisée par les Taxis Japonais, et chez des commercants dans certains quartiers de Tokyo. Ce moyen de paiement "sans contact" s’ouvrent à toutes sortes d’applications commerciales.
- Troisième nouveau service : accès Internet mobile illimité ! Lancé en novembre dernier par KDDI, c’est devenu en quelques mois un vrai succès : pour 35 € par mois, l’opérateur offre un accès haut débit illimité à l’Internet, via son téléphone portable 3G. Constatant avec surprise le succès de l’offre de son concurrent, NTT DoCoMo a réagi en juin dernier en lançant une offre similaire pour 30 €/mois. Plus d’un million d’abonnés ont déjà souscrit à l’offre notamment pour regarder leurs émissions TV !
En direct des labos
Téléphoner avec son mobile en avion
La société de conseil en management et technologie Booz Allen Hamilton estime, dans un rapport que cite la revue Flight International, que le marché européen de la téléphonie GSM embarquée concernera plus de 100 millions de passagers à la fin de cette décennie – et équivaudra à 2 milliards d’euros annuellement d’ici 2010. Des questions subsistent quant à la répartition de ces rentrées entre les opérateurs de téléphonie mobile, les compagnies aériennes, les opérateurs de satellites et les constructeurs aéronautiques.
Siemens et Airbus, le constructeur aéronautique paneuropéen, ont annoncé le 11 juillet leur décision de s’associer dans une entreprise commune afin de développer, d’ici 2006, une technologie qui permettra aux passagers de téléphoner en vol à partir de leur mobile.
Orange veut transformer nos lunettes en écrans pour téléphones
Après les oreillettes BluetoothNorme de communication par ondes radio avec un rayon d\’action de un à cent mètres suivant les appareils, développée par le Bluetooth SIG. Elle utilisée avant tout sur les téléphones mobiles, les oreillettes sans fil et les assistants personnels dissociant téléphone et écouteur, c’est au tour de l’écran de se détacher du mobile. Après quelques années de silence, Micro Optical et Essilor ressortent de leurs cartons leur projet de lunettes vidéo et annoncent pour l’occasion un partenariat avec l’opérateur Orange.
Testées actuellement par France Telecom R&D, ces lunettes d’un nouveau genre s’appuient deux micro-écrans placés au niveau des branches, et qui, relayés par un système optique, autorisent la visualisation d’un écran virtuel de 60 cm (diagonale) situé à 2 mètres des yeux.
Déjà utilisé par l’armée aux Etats-Unis, ce type de technologie pourrait donc séduire le grand public et Orange imagine l’utilité de telles lunettes pour accéder à son portail Orange World, offrant vidéos à la demande et programmes de télévision.
Également testé par la société française Eyetop, ce type de dispositif pourrait en tout cas être commercialisé dès la fin 2005 pour moins de 1000 euros et ainsi inaugurer une nouvelle famille d’accessoires.
Derives et dangers de la téléphonie mobile
- Les mobiles n’aiment pas la vitesse. En effet, on assiste à toujours plus d’accidents de la route liés à l’utilisation de son portable. Mobile quant tu nous tiens.
L’enquête annuelle de l’Arcep sur la qualité des réseaux de téléphonie mobile pointe du doigt les appels sur autoroute et en TGV.
- Les mobiles ont un impact plus ou moins nocif pour la santé. Des parlementaires de tous bords politiques ont déposé à la mi-juillet une proposition de loi visant à « réduire les risques pour la santé publique des installations et des appareils de téléphonie mobile ». Officiellement entre 35 000 à 40 000 stations de base (comprenez antennes relais) sont installées sur le territoire français. Les conflits entre riverains et opérateurs sur l’implantation de ce type d’équipements se multiplient. Et des inconnues subsistent en termes de santé publique quant aux effets induits par le développement de la téléphonie mobile.
Dans ce contexte, c’est pour remédier à « une réglementation peu contraignante » qui, selon eux « ne prend pas vraiment en compte les aspects sanitaires du dossier de la téléphonie mobile », que huit parlementaires venus de tous les horizons politiques ont décidé de saisir le taureau par les cornes.
Le 13 juillet dernier, ils ont déposé une proposition de loi sur le bureau de l’Assemblée nationale avec un objectif : appliquer à la téléphonie mobile, le « principe de précaution » issu de la charte sur l’environnement, un document désormais inscrit dans la Constitution. « Il y a débat au sein de la communauté scientifique, il est de la responsabilité des élus de la nation de ne pas attendre les certitudes scientifiques pour prendre les mesures de protection de la population », relèvent les parlementaires dans leur présentation du texte.
Pour conclure, le portable a mofifié notre façon de communiquer, elle est devenue instantanée et nomade. Nous sommes interconnectés en permanence, nous pouvons écouter de la musique, faire des photos, de la visiophonie, même de la TV live vient d’être lancée en avant première lors des jeux d’Helsinski. A quand les jeux video en reseau via le mobile ? Les derniers smartphones n’ont rien à envier aux PDA actuels, bien au contraire. Cet instrument a parfois l’occasion d’être considéré comme un objet salvateur lors d’accidents graves dans des lieux isolés, ce nouveau Saint Bernard devient inestimable. Mais, il ne doit pas nous faire oublier ces dangers intrinséques avec la propagation et l’installation tout azimut d’antennes, dont l’impact des ondes sur la santé publique reste encore flou. Outre ces aspects nocifs somme toute très relatif si l’on prend le temps de sensibiliser à une utilisation plus appropriée. Juste le temps de reprendre sa respiration que déjà la téléphonie de la quatrième génération commence à s’organiser ! Une association de 26 industriels du monde des Télécommunication prévoit de poser les bases d’un réseau sans fil 100 Mbits/s d’ici à 2007. Bon courage et chapeau bas !
>> Pour en savoir plus sur l’univers de la téléphonie mobile : http://www.journaldunet.com/fils/sommaire_mobile.shtml
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