La guerre économique est bien une réalité au regard de l’actualité.
Mais tout d’abord, quelle est la fonction de l’IE ?
Zoom sur l’actualité du moment… Comment tirer les leçons de ces échecs ? Ainsi fonds fonds fonds… les fonds d’investissement !
étrangers concourt à mettre à mal la croissance économique, et le dynamisme industriel de notre pays. Ces ravages économiques se traduisent par, entre autre un cas d’école : Gemplus, qui a été racheté par un fond d’investissement américain, qui place à sa tête un ancien administrateur du fonds de la CIA In-Q-tel, ou de Pechiney, avalé par Alcan, bien vite déménagé outre-Atlantique. Par ailleurs, ce début de mois d’Août a vu naitre une polémique sur le rachat éventuel de Danone par Pepsico ( Complement d’informations sur Danone / Pepsi), ou encore l’industrie textile laminée par la concurrence chinoise.
ée considérées comme stratégique pour l’Etat ne bénéficient pas d’organisme ou de structure permettant d’être en position de force face à des fonds d’investissements étrangers toujours plus conquérants. Autre interrogation, les positions aberrantes de la Commission européenne, condamnées par la justice, empêchant a priori la constitution de groupes européens à taille mondiale (Schneider-Legrand).
éputé de Tarn, Bernard Carayon, revient sur le devant de la scène, début Août, avec son retentissant appel au "patriotisme économique". En effet, son rapport sur le rôle de l’IE est riche d’enseignements. Il soulève les lacunes de notre pays vis à vis de ceux, que l’on peut qualifier d’"assiégant" à savoir :
à des faiblesses des entreprises, c’est en effet l’Etat qui est ici surtout remis en question. « Alors que les Etats-Unis en font une priorité publique, la France, elle, n’a jamais eu de doctrine en la matière, a expliqué aujourd’hui Bernard Carayon. Le périmètre stratégique de l’économie n’a ainsi jamais été défini »
écise également que la France comme l’Europe n’ont pas pris le temps d’anticiper, d’identifier nos vulnérabilités, de développer des stratégies communes.
>> Lire le dossier
Retours d’expérience de nos concurrents dans le domaine de l’IE :
- Pendant ce temps, l
à où le bas blesse, c’est que nos concurrents s’organisaient en créant des institutions publiques (aux Etats-Unis l’Advocacy Center, le CFIUS, l’USAID…) au service de leurs entreprises et de leur accompagnement sur les marchés mondiaux, en mobilisant ONG et fondations dans un travail efficace d’influence auprès des organisations internationales.
- La l
égislation adaptée aux secteurs stratégiques les préservant, au nom de la sécurité nationale, des investissements étrangers
- Mobile des capitaux au sein de fonds d’investissement
- Concentration dans les m
étiers stratégiques d’intermédiation (audit et expertise comptable, droit, banque d’affaires, courtage d’assurance)
- Identification des entreprises et des march
és stratégiques qu’on ne peut conquérir sans l’appui actif de l’Etat
Points de vue et états d’esprit en évolution face à l’IE – Rétrospective d’une interview d’Alain Juillet en Mai 2004.
Lors de l’interview d’Alain Juillet, un figure reconnue dans le monde de l’IE, il est
à la fois officier dans les services de renseignements (DGSE) et dirigeant de grandes entreprises, le double cursus d’Alain Juillet semble l’avoir naturellement préparé à plancher sur les questions d’intelligence économique. Il sert de trait d’union entre le rôle de l’Etat pour défendre une politque de l’IE active et innovante et le monde des industries afin de sensibiliser ces dernières à l’enjeu stratégique d’une démarche d’IE dans leur politique industrielle.
Son objectif est clair: " Trois ans au moins seront n
écessaires à l’État pour remplir le contrat qu’il s’est fixé : amener la majeure partie des entreprise françaises à pratiquer l’intelligence économique., en vue d’améliorer leur compétitivité face à la concurrence mondiale". Ce challenge qu’il s’était fixé en Mai 2004 tend à porter ses fruits.
Pour ce faire des ecueils navrants sont
à éviter, tout est question de point de vue. Mise en garde en trois actes :
1/ " Il ne faut pas r
éduire le concept d’intelligence économique à la veille et à l’analyse par des moyens informatiques. " Le rôle de la DSI ne doit pas être relégué à celui de consultant à posteriori mais intervenir en tant que maître d’oeuvre, pour détecter les visées stratégiques d’une technologie et du management possible de l’information (type d’accès, processus d’information incluant quels acteurs ?. ..). Comme le précise Alain Juillet : "L’usage des technologies de l’information est indispensable pour celui qui veut mener la bataille concurrentielle planétaire avec quelques chances de succès. D’autant plus que les meilleurs concurrents européen, américains ou asiatiques les utilisent également".
2/ " La confusion qui est existe dans les esprits entre intelligence
économique et espionnage industriel est regrettable." Il s’agit donc de structurer la recherche d’informations stratégiques au travers d’organisations, d’experts et de lobbistes sectoriels.
3/ " De nombreux chefs d’entreprise n’ont pas totalement int
égré les risques d’attaque et de pénétration de leurs systèmes d’information par des opérateurs mal intentionnés. "
Aujourd’hui la prise de conscience est r
éelle et salvatrice, et les conditions de la réussite d’une politique d’IE sont lancées. Finalement, il ne s’agit pas d’entrer dans une phase de protectionnisme à tout crin mais bien de s’ouvrir sur un esprit de conquête, pour défendre notre croissance économique.
Conditions de la réussite d’une politique d’IE en France, voire au niveau européenne
Depuis 2 ans, diff
érents moyens sont mis en place pour développer cette logique d’innovation, structurée autour d’une politique d’IE, impulsée par l’Etat. Focus sur les actions concrètes et les messages forts transmis ces derniers temps :
- D
ésignation d’un monsieur Intelligence économique dans les entreprise et les administrations, "C‘est un signe fort de prise de conscience de l’importance de l’enjeu", selon Alain Juillet
- Impulser par une volont
ée d’innovation industrielle et technologique; et accompagner les entreprises à travers la création de pôles de compétitivité, l’Agence pour l’innovation industrielle (AII), l’Agence nationale pour la recherche, Oseo…
- Cr
éation d’un comité d’experts « chargés de définir les axes de recherche dans le domaine du traitement logiciel de l’information »
- Impulser une logique d’investissement des capitaux dans des fonds (liste des fonds + organisme EPEE, sp
écialiste de l’assistance du développement des entreprises à l’étrangers
- Créer une logique de réseaux relationnels via des concepts comme 6energies, LinkedIn … moteurs à des initiatives innovantes, et consitituer systèmatiquement des réseaux de lobbyistes
- Expansion europ
éenne de l’IE avec l’ouverture à nos partenaires des projets de l’AII , mise en place d’un « Small Business Act » en faveur des PME-PMI, législation commune en matière de sécurité économique.
- Fin Ao
ût, Thierry Breton, ministre de l’économie et de l’industrie, vient de préciser la liste des 10 secteurs industriels protégés contre les rachats par des groupes étrangers. A cet effet, il s’agira de demander une autorisation préalable à l’Etat si une entreprise veut céder à un groupe étranger une partie de ses activités liées à la sécurité nationale. La vente peut tout bonnement être refusée. Ou acceptée sous certaines conditions.
Reste à savoir dans quelle main doit-on transmettre la mise en oeuvre d’une politique d’IE au sein des entreprises ?
Il va sans dire que les grandes industries ont eu l’occasion de mettre en place des cellules d’IE. En effet, « Auparavant, les déploiements de solutions d’IE, veille étaient le fait des professionnels de l’information, des documentalistes, et des responsables des études économiques. Aujourd’hui, les directions métier, le marketing et les services de R&D sont en première ligne. Et les projets prennent de l’épaisseur » , poursuit Yann Guilain, directeur général de Digimind, prestataire de services et éditeur de solutions de veille.
Les professionnels de l’IE s’emploient d
ésormais à identifier de véritables opportunités de croissance sur les marchés, à anticiper des menaces, à produire des actions d’influence et de contre-influence, et à accompagner la conception de nouveaux produits. Ce déploiement fait intervenir tous les acteurs économiques en présence, dont l’expérience est plus ou moins mature dans le domaine : l’administration, les universitaires, syndicats, industriels, PME… et certains citoyens font preuve d’un patriotisme peu commun, dont voici l’initiative : La plateforme du TCSM, une réforme pour plus d’emploi et une justice contributive. Vous trouverez ci-dessous sa lettre d’information et son site web :
"Bonjour,
Il y a quelque temps, j’ai d
ébattu sur le forum France économie d’une approche nouvelle, envisagée pour aménager les prélèvements obligatoires afin de dynamiser l’activité et lutter contre l’exclusion, ceci en
aménageant un accès plus naturel à l’emploi.
Beaucoup de participants m’ont signifié leur sympathie pour cette orientation et m’ont assuré de leur intérêt pour une méthode qui consisterait à ajuster les contributions obligatoires des actifs les plus fragiles par plafonnement de leurs prélèvements à un Taux de Contribution Sociale Maximum, indexé sur la valeur ajoutée qu’ils réalisent : le TCSM.
J’ai présenté cette idée, un peu technique, mais dont les conséquences pourraient être humainement considérables, dans une note qui a été expédiée au Premier Ministre, et aux membres du gouvernement, début juin. Les premières réponses reçues de certains ministères indiquent que cette note participerait à la réflexion, actuellement menée par le gouvernement, sur le sujet.
Je viens de créer un site internet la publiant accompagnée du courrier envoyé à Monsieur de Villepin.
http://www.tcsm.fr/
À peine quelques jours après son ouverture, le site du TCSM a enregistré plus de 1500 visites.
Si, après en avoir pris connaissance, vous trouvez cette proposition intéressante à envisager et que vous souhaitez qu’il en soit débattu, diffusez l’information, votez en ligne, donnez votre avis. Toute autre idée
pour la faire connaître sera bienvenue.
Les manifestations de soutien, comme toutes prises de position commentées, seront précieuses pour instruire de la perception de cette proposition et informer les pouvoirs publics de l’intérêt suscité.
Merci de votre aide.
Dominique Estérez
(Je précise, s’il en était besoin, qu’il n’y a ici aucun intérêt personnel)
Site : http://www.tcsm.fr/
Email : tcsm@tcsm.fr"
Source :01 Net / L’expansion / Yahoo (Group)
Zoom sur les actions du ministère de la défense en France vs USA pour l’année 2005
Le monde du rensignement est pour ainsi dire le corps d’élite de l’IE. Les retombées des avancées technologiques en matière de renseignement a un impact à terme dans la guerre économique qui se joue entre grands puissances. Ici un focus sur les projets de chaque ministère de la défense a été mis en exhergue.
Défense USA
Les technologies pour le renseignement de demain : appel à projets du gouvernement américain pour cette année.
La communauté américaine du renseignement dispose d’une agence de R & D, l’ARDA. Celle-ci vient de lancer un appel à projets pour des technologies de renseignement fortement innovantes.
Travaillant sur six domaines de recherche, l’Advanced Research and Development Activity (ARDA) finance depuis 1998 des technologies "révolutionnaires" intéressant la communauté du renseignement (NSA, NGA, CIA, DIA, NRO, etc.) et associant des poids lourds de l’industrie américaine (Boeing, Lockheed, SAIC) à des micro-sociétés innovantes et de très nombreuses universités.
L’appel à projets pour l’année 2005, lancé fin août, distingue deux types de financements :
- Les "Challenge Workshops", d’un montant de 1 à 1,5 million $ sur 12 à 18 mois, financent des projets s’inscrivant dans des domaines déjà développés par l’ARDA. Certains domaines en sont à leur deuxième ou troisième phase bi-annuelle de recherche (VACE, GI2Vis, NIMD).
- Les "Seedling Workshops", d’un montant moins élevé (500 000 $ maximum), concernent des domaines de recherche inédits pour l’ARDA (Advanced Imaging et Nanoelectronics for High Performance Computing) et peuvent consister en un simple état des lieux d’un domaine de recherche émergent, en une exploration d’un nouveau concept ou en la création d’une feuille de route de recherche.
Certaines sociétés participent à des projets dans plusieurs domaines de recherche de l’ARDA, notamment Cycorp et Language Computer Corp. (NIMD et AQUAINT), BNN Technology (AQUAINT et GI2Vis), Oculus Info Inc (NIMD et GI2Vis). Dans le cas du GI2Vis, l’appel à projets a été lancé directement par la nouvelle National Geospatial-Intelligence Agency (NGA), qui avait également financé la première phase du NIMD en 2002 (IOL N°461).
Défense France
Levier de structuration d’une défense européenne, le "Network Enabled Capability" (NEC) est un thème majeur de travail du Conseil économique de la défense pour 2005.
Emanation du ministère de la défense, associant les principaux responsables militaires français à des personnalités issues d’autres administrations et du monde industriel, le Conseil économique de la défense (CED) vient de constituer trois groupes de travail autour de sept axes, parmi lesquels un sujet nouveau, les "systèmes de systèmes", ou "Network Enabled Capability" (NEC).
Le groupe, présidé par François David (Coface), devra dresser un état des lieux des NEC en Europe, domaine dans lequel les Etats-Unis disposent d’une considérable "avance conceptuelle, opérationnelle et industrielle".
En s’appuyant sur l’offre industrielle française et européenne, le CED tentera de dégager en 2005 un concept cohérent entre plusieurs pays de l’UE afin d’amorcer des coopérations. Le Royaume Uni, la Suède l’Allemagne et l’Italie étant d’ores et déjà intéressés par le sujet, le CED met en avant l’effet de "solidarité européenne" que pourraient induire des collaborations dans ce domaine.
Autre axe important de travail du CED, les financements innovants. Le groupe de Christian de Boissieu devra notamment inventorier les exemples européens, établir des contacts avec des responsables anglais et américains sur le sujet et évaluer une formule de coopération entre ministères des finances et de la défense. Les résultats des travaux du Conseil feront l’objet d’une publication, "L’économie de la Défense 2005", et d’un colloque en juin 2005.
Source : Intelligence On line
Voir dans l’album photo le système de réseau des ministères respectifs.
Conclusion
N’attendez pas que des
étrangers investissent dans vos entreprises françaises mais développer votre entreprise à l’étranger et investisser vos capitaux dans des fonds d’investissement ou… de pension. Jouez la carte de l’expansion et de la conquête. Toute proportion gardée la France n’a pas à jouer les victimes puisqu’en matière d’acquisitions elle n’a rien à envier à certains pays. Pour preuve, les acquisitions et fusions de cet été en matière d’informatique.
Lire le dossier de l’organisme EPEE, destin
é à l’assistance du développement des entreprises à l’étranger.