- crise de l’éducation :
"Ah ces jeunes délinquants, quelle plaie !
- crise politique :
Et si notre taskforce avait raison: pourquoi ne pas appliquer la méthode des "activist funds".
Chers actionnaires, effrayez les dirigeants des sociétés dont vous avez moins de 10% de part; prenant peur ces mêmes dirigeants mettront un coup de collier féroce auprès de leurs gentils salariés; et ces derniers augmenteront à votre grand plaisir leur productivité… Au final, avec un peu de "chance", la valeur boursière se démultipliera ainsi que vos dividendes. Vous leur en saurez gré de s’être décarcassé… Ah mais n’oubliez pas ce marché est fluctuant alors revendez vos parts une fois le larcin effectué."
Et si on leur proposait des subprimes, un crédit hypothécaire à taux variable ou comment faire un investissement immobilier à peu de frais … Et puis, ces nouveaux propriétaires vont être contents !"
Ce qui est communément appelé les résolutions pour la nouvelle année.
Qui n’a jamais vécu des injustices familales, sociales, affectives … Qui peut prétendre qu’il n’a jamais été trahis, humilié, insulté… ou bien vécu
des crises personnelles…
Selon IYEYASU, "la vie d’un homme (ou d’une femme) peut aisément se comparer à un marcheur sur une route qu’il doit suivre plus ou moins longtemps en transportant un sac assez lourd sur ces épaules. Il doit effectuer ce trajet sans hâte, sans reprocher aux autres ses propres diffcultés , en étant toujours attentif à
ses faux pas. La patience est ce qui fait la longueur de ses jours, même si à son passage des gens se rient de lui, ou lui jettent desvpierres, voire des déchets.
Les ignorant, il est ainsi plus fort qu’eux…"
Finalement, comme le dit si bien IYEYASU, le véritable combat est celui de vivre. Tout obstacle est nécessaire, tout défi est un bienfait puisqu’il révèle notre "substancielle moelle", et parfois il nous révèle des forces latentes insoupconnées.
J’ai puisé au source du code Bushido, entre autres, quelques principes de vie martiale qui peuvent s’appliquer à la vie quotidienne.
Ces résolutions vont prendre la forme de "Ko-an" (énigmes) difficile à appréhender pour l’intellect Occidental puisqu’il fait appel à l’intuition.
Un petit homme malingre qui avait dépassé la septieme décennie entra un soir d’été dans un quartier populaire de Tokyo pour s’y rafraichir.
Soudain, il se sentit frappé par derrière d’un vigoureux coup de poing. Ayant pressenti à temps l’événement, notre homme avait contracté suffisamment ses muscles dorsaux et attrapé la main de l’adversaire inconnu, de quarante années plus jeune que lui.
Il lui tordit alors fortement le poignet et, sous la douleur, l’autre s’executa docilement à le suivre. Le petit homme l’entraina alors dans le fond de l’établissement, sans meme l’avoir encore gratifié d’un regard.
Tout en le maintenant solidement, il commanda au patron du café médusé deux repas et deux bouteilles d’alcool de riz (Sa-Ké). Puis, tirant brutalement son jeune assaillant devant lui pendant que l’autre hurlait sa douleur, il lui déclara tranquillement :
"Mon jeune ami, j’ignore ce qui vous a pris de m’attaquer; aussi je vous invite à manger et à boire avec moi… Ce petit vieillard n’était autre que Morichi UESSHIBA l’un des plus fameux Maitres d’Arts Martiaux du Japon, et le jeune délinquant devait devenir l’un de ses plus brillants élèves, de réputation nationale dans l’Archipel.
Comme le dit l’"Evangile" Chrétien, ce principe revient "à ne pas jeter des perles aux cochons de peur qu’ils ne se retournent et vous dévorent".
Autrement dit, étymologiquement, le mot francais "amour" a le sens suivant : "nous sommes tous des enfants d’une meme Mère Lumière Originelle" (selon le sanskrit) : il convient donc de s’entraider en appréciant la vie d’autrui, mais non de se faire exploiter ou dominer par des gens sans scrupules.
La politesse est l’huile indispensable au bon fonctionnement d’une société "non-sauvage" ;()
Selon les Vieux Maitres d’Arts Martiaux, la "politesse manisfeste la maitrise du mental sur le corps."
Rappelons en francais, le terme "bienséance" qui a le sens de quelqu’un de "bien assis", donc de "bien assis sur lui-meme" mais aussi au centre de son milieu environnant !
Selon Confucius, le courage est une "réaction normale de la peur". Dans l’antiquité japonaise le terme "Yû-Kan"traduisait l’idée d’une force intérieure faisant hardiment face aux dangers et aux souffrances, et éventuellement faisant respecter inconditionnement une certaine justice.
Le véritable courage consiste à faire ce que l’on doit croit juste, envers et contre tous, que cela plaise ou déplaise aux êtres qui nous sont les plus chers, qu’ils continuent à nous aimer ou qu’ils nous délaissent…
"Ko-An": La porte dangereuse
Un maitre recevant un jour de visite d’un ami voulut lui montrer d’une facon originale le niveau atteint dans son Enseignement par trois de ses élèves les plus remarqués. Il posa un vase en équilibre en haut d’une porte coulissante de manière à ce qu’il chute sur la tête du premier visiteur pénétrant dans la salle où il se tenait avec son ami, face à la porte.
Le maitre appela le plus âgé de ses trois élèves. Celui-ci fit légérement coulisser la porte, attrapa le vase à la volée, et le posa doucement à terre. Puis il salua le maitre et le visiteur.
"Voila l’élève qui a atteint un très bon niveau et qui est en passe de prendre ma suite…" dit le maitre.
Le second élève, plus jeune, fut appelé à son tour. Faisant coulisser la porte, il commencait à entrer lorsque le vase bascula. L’attrapant aussi au vol, il le déposa à terre, en sortit sans plus.
Le maitre dit alors à son hôte que "cet élève aurait encore un long chemin à parcourir".
Le troisième, très jeune cette fois, appelé à son tour, fit brusquement irruption dans la salle. Lorsque la porte coulissa, le vase bascula tandis que le jeune garcon dégainait ultra-rapidement son sabre et en un éclair le pourfendait en deux morceaux avant qu’il n’atteigne le sol.
"Voyez, dit le maitre à son ami, ce garcon est encore bien jeune? Il lui manque l’expérience pour acquérir la sagesse…".
sournoiserie, tension, dispute, agression, accident,…. Pressentir à tout moment l’événement pour le dominer. Tranquillité et relachement doivent nous permettre de demeurer malgré tout constammment "en éveil" de manière à faire face n’importe quelle circonstance.
Dès son plus jeune âge, et encore très jeune, un professeur était devenu expert dans le maniement du sabre. Ambitieux, il voulait surtout ête connu de tout l’Empire. A cet effet, il partit en tournée dans toutes les provinces de l’Archipel et, la veille de son départ, fit la connaissance d’un grand maître spirituel (ZEN), à qui il fit part de ses projets. Le maître tenta de le dissuader d’une telle entreprise, attendu que le nombre des experts qui lui étaient supérieurs dans cette profession foisonnait. Il ajouta que lui-même, quoi que réputé dans l’art del a méditation, n’avait que peu d’élèves. Il s’en félicitait d’ailleurs car pour lui, mieux valait être ignoré que de demeurer ignorant enseignant d’autres ignorants…
Cependant, l’autre ne voulut rien savoir, considérant que la "technique supérieure des armes" n’avait rien de commun avec cette pratique "banale" qu’était la méditation. Pour lui, la victoire avec les armes était la seule valable "tout le reste n’étant que verbiage et littérature". Les heures de posture en "illumination intérieure" n’avaient rien de comparable à " un bon sabre savamment manié". Aussi, a-t-il défié quiconque de se mesurer à lui.
Souriant, le vieux maître releva le défi, à la grande hilarité du jeune et agile professeur. Il lui promit que, après sa victoire sur lui, vaincu il lui faciliterait sa randonnée, et se ferait éventuellement le colporteur de sa réputation, voire même de ses bagages. C’est ainsi que dédaigneusement, le jeune expert répliqua "qu’il était navré d’avoir à se commettre avec un "maître méditatif" absolument ignorant de l’Art Martial.
Le maître Zen remit un bâton au jeune expert pendant que lui-même se saisissait simplement d’une simple canne flexible. Maintes fois, agile comme un chat,
le jeune tenta de toucher le maître sans y parvenir une seule fois. Par contre, de son côté, plusieurs fois sentit douleureusement le bambou de son adversaire lui effleurer certains points du corps et le crâne. A un certain moment, le maître le maintint à distance et lui demanda ses impressions : le jeune avoua alors humblement son impuissance et déclara devant témoins "que ce que lui n’avait pas, le Maître le possédait, et qu’il se rendait parfaitement compte que ce qu’il possédait s’avérait inutile".
Le fruit de la Sagesse pratique non intellectuelle sont bien plus durables et plus "nourrissants" pour le mental que ceux que procurent pouvoirs et titres honorifiques. Ils génèrent une personnalité qui respecte les autres mais qui aussi sait se faire respecter quand cela est nécessaire.
Dans le code Bushido, la notion d’honneur impliquait une conscience aigue de la valeur humaine et de la dignité personnelle.
Dernier conseil, gardez vous bien de l’"honneur bon marché" : " Quand une foule de gens dit toutes sortes de calomnies sur toi, ne rends pas le mal pour le mal, mais réfléchis un peu par toi-même : n’as-tu pas fait de même ? As-tu toujours été correct envers les autres ? … Il est sans doute plus facile de maitriser son sabre dans sa gaine que que de maitriser sa langue dans sa bouche …".
A l’instant même il fut promptement tranché en deux d’un coup de sabre pour la simple et ridicule raison qu’au Japon la puce est censée être un parasite ne vivant que dans le poil des animaux. Le Bushi avait interprété l’obligeante remarque comme une insulte, car sans le vouloir cet homme respectueux et amical l’avait comparé à une bête.
"… Déchirée en lambeaux est la chaine de l’habit !"
A peine ces mots étaient-ils prononcés par YOSHIE que le vaincu complétait le couplet :
"… Depuis le temps en a usé les fils à force d’usage"… Alors le vainqueur dont l’arc était tendu pour abattre le vaincu se détendit lentement et YOSHI dit demi tour épargnant le vaincu.
Il faut se réaliser non pas en lisant des livres, ou en écoutant des conférences publiques, non pas en faisant des gestes et en prodiguant des paroles mais dans un vecu de son "monde intérieur", en integrant toutes les difficultés, et en faisant corps avec elles. Au cours de notre existence ici-bas, nous devons connaitre nos limites et ne pas tenter de les dépasser par orgueil ou soif d’honneurs et de pouvoirs. En conséquence, il ne faut jamais s’investir totalement et se reposer sur son savoir ou ses qualités physiques.
Un bûcheron coupait du bois dans une forêt. Il avait entendu parler d’un animal fabuleux du nom de "Illumination Intérieure", recherché par tous les habitants du pays, mais très peu l’avaient aperçu. Debout au lever du jour et couché à la nuit tombée, notre homme se déplaçait constamment dans ses coupes afin de rencontrer cet interessant animal. Il en arriva même à sacrifier ses rares moments de repos pour le chasser, le traquer, et enfin le capturer.
Mais chaque fois, il revenait bredouille. Un jour qu’il abattait un arbre et qu’il ne pensait plus à lui, l’animal tant convoité vint se placer dans les feuillages.
Aussitot, abandonnant sa hache, le bûcheron courut chercher arc et javelot et revint près de l’arbre : l’animal avait disparu, non sans laisser un écho qui lui disait à peu près ceci : "Tu ne m’auras jamais, tout simplement parce que tu mobilises toutes tes forces pour me capturer…". Plusieurs fois le phénomène se répéta, et après des traques dangereuses et interminables, harassantes et épuisantes, le bûcheron décida d’abandonner une telle aventure.
Il retourna à son ouvrage, ne pensa plus à rien, et oublia l’animal en question.
Un beau matin, l’animal surgit, mais lui brisé par tant d’efforts physiques ne bougea pas. Il continua sa coupe. C’est alors que l’animal vint se placer de lui même sous l’arbre branlant et fut écrasé au moment où le bucheron ne s’y attendait pas : il le recueillit dans ses bras.
- Rencontre du 1er type, soit un certain Me NOBUNAGA qui dit à ses élèves : "… Je tuerai le rossignol s’il ne chante pas à mon réveil le matin…"
- Rencontre du 2ieme type, soit un autre du nom de Me HIDEYOSHI qui assure : "… Je forcerai le rossignol à chanter pour moi le matin…"
- Rencontre du 3ième type <;-(), soit enfin Me IYEYASHI dit simplement : "… J’attendrai tranquillement que le rossignol veuille bien ouvrir son bec et me fasse l’honneur de chanter…"
Et Maitre en question de vous interpeller : "Qui a la meilleure conception de la décision juste ?"
Pensez à cette anedocte lorsque vous serez face à l’adversité :
Une jeune femme attaquée un soir dans un couloir désert du métro par deux jeunes voyous qu’elle mit en fuite en prenant position "de garde" type Karaté , alors qu’elle ignorait tout des arts martiaux. Elle se rappela simplement une scène d’un film TV, et tenta l’expérience en poussant un "Ky-Ai" retentissant. Faisant face à ses agresseurs, elle joua le tout pour le tout (l’un deux avait un couteau), en pratiquant une sorte de "Yoga mental", en s’attendant au pire. Les deux voyous se regardèrent, prirent peur, et détalèrent. Rentrée chez elle,.. elle eut réellement peur !
dans les bras qu’exceptionnellement. Il faut toujours aller à sa rencontre".
[ Pr Henri LABORIT ]